mercredi 29 octobre 2008

Cartes, pente, voitures

L'homme de l'art a tranché : la pente, c'est du 8,5%, pas plus. Vous imaginez mon soulagement. J'ai fait part de cette heureuse nouvelle au récipiendaire adéquat, fin du suspense. Temporairement ?
Eh oui, temporairement. Parce que ce matin, voilà t'y pas quoi, enfin qui ? le facteur. Porteur d'une lettre recommandée. Laquelle concerne un autre versant du même dossier, traité par un bureau différent, lequel m'informe que mon projet doit être visé par l'architecte des bâtiments de France (à cause de la proximité immédiate du Vieux St Etienne, bâtiment historique) et qu'il manque dans mon dossier "l'imprimé, notamment paragraphe 5-3 à mettre en cohérence avec la note jointe au dossier". Ahahaha. Ah. Euh. Hum ? Quiconque me traitera de nunuche aura : 1) pas une once de tact et 2) parfaitement raison, parce que j'ai totalement négligé de faire une copie du document envoyé, autre que les 3 copies envoyées je veux dire, que je n'ai donc plus sous les yeux le document en question et qu'il va falloir que je recommence la procédure au début, c'est-à-dire trouver l'original du dossier. Vous me direz, le temps que j'écrive ça ici, j'aurais eu le temps de faire tout ça. Soit. Mais le tact, hum ? vous y pensez au tact ?
Plus gaiement, les nouvelles du front : demain arrivent mes trois banquettes vertes (oui, j'ai changé, au lieu d'une banquette blanche ce seront trois banquettes vertes, on a les coquetteries qu'on peut), mes cinq tables pour mon projet ultra secret que vous allez voir comme ça va être beau et les cinq chaises de rodéo. La cuisine est toute blanche de carrelage, toute brillante d'inox, je ne me suis même pas pincée en montant les établis et MiniLoup ne quitte plus son tournevis même pour dormir, il est d'une efficacité redoutable. Il y a même à nouveau l'eau courante ! La hotte est en place, la cuisinière va bientôt retrouver son nid douillet (j'ai hâte de la retrouver, celle-la, je me sens orpheline sans ma cuisinière), le lave-vaisselle va se glisser sous un plan de travail et le plombier, fort aimablement, va scier les pieds du dernier établi, histoire que j'aie une surface de travail adaptée au pétrissage de pâtes sans monter sur un marchepied. Il a même pensé à la prise près de la cuisinière pour passer les soupes au mixeur à pied, c'est vous dire s'il est fort, ce plombier. Et gastronome, sans doute.
Tout à l'heure en passant devant mon frigo, j'ai remarqué un nouveau magnet, le voici le voilà :
Et oui, c'est lui, c'est le plombier. J'ai hâte de tester sa création grandeur nature. Sans compter les sanitaires, ça va venir, c'est étourdissant ce que ça commence à ressembler à ce dont je rêvais, tout ça.
Côté cabane en bois, je suis quasi tombée à la renverse en rentrant tout à l'heure, tellement c'est beau. Je vous mettrais bien une photo mais je ne sais pas pourquoi, toutes les ampoules de la maison sont en train de claquer ces derniers jours, le stress sans doute... du coup c'est un peu sombre. Promis, ça vient. Mister E., le menuisier, a aussi tracé sur le sol les marques des futurs meubles qu'il est en train de créer, et rien que ça, ça donne envie de s'asseoir dessus - enfin ceux qui sont prévus pour ça, pas le placard de l'entrée. Mister E. aussi a une belle carte de visite, la voici :

Si j'arrive à finir par passer ma commande de jouets en bois, ce qui est sûr c'est que j'ai de quoi les ranger, histoire que les petits viennent les attraper à hauteur de menotte. Je me tâte pour une cuisinière miniature, MiniLoup n'ayant pas l'air emballé ; en même temps, il a sauté de joie quand il a vu le petit aspirateur, alors allez savoir. Et son regard s'est éclairé comme la Tour Eiffel un soir de réveillon quand j'ai parlé d'aller acheter des petites voitures. Je pense qu'il prend très au sérieux son rôle d'assistant en achat de petites voitures. J'envisage de lui faire faire des cartes de visite. "MiniLoup - Expert en petites voitures. Prospective, achat, test."

mardi 28 octobre 2008

Pentoise

J'ai reçu un mail hier matin qui m'a interpelée au niveau des zigomatiques, sauf que c'était purement nerveux. Je vous explique : j'ai passé des heures courbées sur un CERFA destiné aux services de l'urbanisme et de la sécurité, à propos de l'accessibilité du Café Clochette. Il s'agissait notamment de faire des plans avant et après les travaux, de donner des cotes précises de plein de choses et, en gros, d'expliquer comment les gens allaient pouvoir venir chez moi et en ressortir ensuite. Il existe des textes réglementaires très stricts sur ces questions. Pas un seul, soit dit en passant, ne concerne la circulation des poussettes, mais moi je dis ça comme ça en passant. (Ils n'ont donc pas d'enfants nos législateurs ?) Ceci dit, rien de mieux qu'une bonne écharpe pour échapper aux soucis de circulation à poussette en ville, mais ceci n'a rien à voir avec cela, ou si peu.
Donc bref. J'avais fini, le coeur léger et la main lourde, par fourrer tous les documents nécessaires dans une enveloppe que j'avais portée, accompagnée de MiniLoup, à la Poste pour la poster en recommandé à l'attention de Monsieur le Maire de Rennes. MiniLoup aime beaucoup le bureau de poste, notamment pour les petites voitures représentant les fourgons jaunes de la Poste. Une fois le formulaire rempli, la lettre tamponnée et la nouvelle petite voiture jaune de MiniLoup triomphalement brandie, nous étions retournés vers notre sympathique destin. Et voilà-t-y pas qu'hier matin, que reçois-je ? Ceci :
"Madame,
Le pourcentage de la rampe ne semble pas réglementaire, celui-ci ne pouvant excéder (de façon dérogatoire) 8 % sur 2 m et 10 % sur 0,50 m, la norme étant 5 %."
Ah oui en effet. Peut-être ai-je fait une erreur en indiquant 35%. Quelque chose me dit qu'il y a anguille, là. Vu que la rampe d'accès, c'est tout de même assez important, c'est par là que les gens vont quitter le niveau de la rue pour se retrouver, quelque 25 cm plus bas, dans le Café Clochette.
Et voilà que ce soir, au lieu de passer ma commande de jouets en bois sur ce beau catalogue tout corné de partout, je suis allée à la pêche aux informations sur le calcul des pentes. J'ai trouvé un site qui calcule la pente en degrés à partir du pourcentage et j'ai passé mon chemin ; un autre qui indique les subtilités nécessaires pour la navigation aérienne ; et un qui parlait un langage plein de chiffres et de machins, où un petit texte m'a néanmoins attiré l'oeil :
"En termes de ponts et chaussées, la pente d'une route correspond à un sinus : la dénivelée entre deux points géographiques est la différence d'altitude entre ces deux points. La pente d'une route est alors la dénivelée par unité de parcours sur cette route (axe central) et non pas par rapport à l'horizontale. Il s'agit donc du quotient BH/AB = sin ^BAH. On l'exprime généralement par un pourcentage : une pente de 10% (0,1) signifie que vous vous élèverez (en moyenne) de 10 m pour 100 m parcourus. Ce qui donne un angle moyen de pente d'environ 6°. Une pente de 35% sera plus impressionnante : angle de 20°. Une pente de 70% correspond à un angle proche de 45° (sin 45° = 2/2) : à éviter si l'on n'a pas un bon 4x4... La pente d'une rivière ou d'un canal se calcule semblablement."
Ce qui répond (bien plus en détails qu'il ne m'était formellement utile de l'apprendre, mais soit) à ma question : une pente de 10%, c'est 10 m d'élévation pour 100 m parcourus. OK. Alors j'ai saisi mon courage à deux mains et ma petite calculette (qui prenait la poussière depuis que j'ai appris à faire calculer mes tableaux tout seuls), et j'ai posé l'équation suivante : soit une élévation de 25 centimètres sur 2,2 mètres, combien ça fait en pourcentage ? 0,25 fois 100 que divise 2,2, hop la règle de trois, vive les maths du CM1, ça au moins je m'en souviens encore, et nous voici nous voilà avec le résultat : 11,363636363636363636
Ah. On se rapproche, mais c'est pas encore ça. La façon dérogatoire du monsieur-mon-correspondant-des-services-idoines, c'est 8% sur 2 mètres. Flûte, crotte et re-zut. Bon, ben ya pas, va falloir s'adresser à l'expert.
"Allo, Monsieur le Menuisier ? votre rampe, là... (enfin la mienne, mais le mérite vous en revient)... on pourrait en baisser la pente et quand même rentrer dans la maison ? ou c'est encore moi qui ai fait une erreur de calcul ?"
Le suspense est insoutenable.

lundi 27 octobre 2008

Allo allo

Si, si, je suis toujours là. C'est juste qu'entre une expédition à Emmaüs d'où j'ai ramené de délicats petits verres pour mes verrines au citron, le double chantier cuisine/cabane à jouets et la gestion du quotidien, sans compter ma tribu quadripède, la vie est un peu trépidante par ici. Donc je blogue moins. Je n'en reviendrai que plus prête à vous raconter les mille et une anecdotes qui parsèment ces journées.
Pour ne pas vous laisser tout à fait sur votre faim, voici une photo qui vient d'ici, le titre peut se traduire par "Comment ça, ça jure ?" et c'est bête, mais ça me fait rire :

cat
more animals

vendredi 24 octobre 2008

Cafelière

C'est décidé : je serai cafelière. Tenancière c'était pas terrible, commerçante pas assez précis et clochette c'est déjà pris. Donc, cafelière.
La cafelière qui vous parle a trouvé ce matin de quelle couleur peindre ses murs : un beau vert shaker, une couleur très douce. Je me suis simplement rendue dans un magasin de bricolage, j'ai choisi la teinte, montré le numéro au monsieur, lequel a fait le mélange et hoplà, c'était dans la boîte. Le numéro, étonnamment, était 10/18, c'est-à-dire les dimensions d'un livre de poche (d'où le nom de la maison d'édition). Ca n'a strictement aucun intérêt, mais ça m'amuse toujours de retrouver des détails de mon ancienne vie dans ce tournis permanent qu'est la nouvelle. En rentrant, il y avait un doudou accroché à la porte de mon garage, perdu sans doute par un enfant en poussette et qu'une bonne âme avait mis en évidence pour qu'il retrouve plus facilement son légitime propriétaire. Je leur souhaite une prompte réunion, à ces deux-là.
La semaine prochaine sera aussi chaotique que celle-ci, avec des trucs et des machins en tous genres, des meubles livrés, du carrelage jointoyé, une cabane tapissée de bois, de l'enduit sur un mur et la cour à passer au karcher (euh, non, il n'y a plus d'arrivée d'eau). Petit à petit, ça prend forme. J'ai l'impression de rentrer en pays étranger à chaque fois que je mets un pied chez moi. C'est rigolo. Un peu déstabilisant, mais rigolo.
J'attends surtout avec impatience d'avoir une idée globale de ce à quoi ressemblera cet endroit quand tout sera fini... J'ose à peine vous l'avouer, mais je n'en ai qu'une vague idée, alors que ça fait un an que j'y réfléchis.
Bon, je vous laisse, c'est pas tout ça, j'ai encore le monde à changer avant demain matin.

jeudi 23 octobre 2008

Meubles et libellules

Je vous en ai parlé il y a quelques jours et voilà, ça y est, Aux Libellules va ouvrir. C'est un "café bucolique et ludique pour les petits et les grands", ça se situe passage des Carmélites à Rennes, juste à côté de la place Hoche. Karine vous y accueillera. A mon avis, ça va être un bel endroit. Entre le Café Clochette et Aux Libellules, vous aurez l'embarras du choix pour sortir vos petits et grands et passer de bons moments en famille. Pour plus d'infos, vous pouvez aller jeter un oeil sur le blog et sur le site. L'inauguration, c'est samedi prochain, de 14h30 à 19h, j'y serai, c'est sûr !
Sinon quoi de neuf par ici ? J'ai fait l'acquisition tout à l'heure d'une banquette, de chaises et de tables. Vous voulez voir ? déjà un mot sur l'endroit. Multistocks se situe du côté du stade de la route de Lorient, au milieu des entrepôts et magasins professionnels. Pour y aller, il faut se faire tout petit sur la route au milieu des camions. Ma tite voiture n'en menait pas large.
A l'intérieur, c'est... un entrepôt.

Des tables, des chaises, des machines en tout genre pour la restauration. Une rôtissoire à poulets. Des percolateurs de 75 tasses. Des lave-verres en 45 de large. Des robots mélangeurs. Des établis en inox. Et des culs-de-poule gigantesques. Et des gamelles dans toutes les dimensions. Et un cuiseur à riz où je pourrais faire cuire mes trois chats (s'ils continuent à me trotter dessus à 4h du matin). Tiens, puisqu'on parle de ça, vous vous souvenez du petit dessin animé que je vous ai mis en ligne l'autre jour ? J'en connais une que ça fascine complètement.



Revenons à nos moutons. Enfin à mes meubles. J'ai trouvé des chaises comme ça :


Elle a été plus rapide que moi, c'est pour ça qu'elle est floue. J'espère que les autres sont plus calmes, sinon ça va être sportif de faire le ménage, au Café Clochette, au milieu d'un rodéo de chaises.
Voici une des tables. Elle n'est pas très belle, hein ? mais j'ai de grands projets pour elle. J'ai aussi trouvé une banquette, mais à la réflexion j'espère qu'elle n'est pas trop grande, il ne faudrait pas qu'elle empiète trop sur mes (enfin vos) 19 mètres carrés. Tiens, 19, je n'avais pas fait le lien. MiniLoup commence à compter et ça donne ça : un... deux... quat'... sept... 19 ! Je savais bien que c'était éducatif, de le traîner partout avec moi.

mardi 21 octobre 2008

19 novembre

Si tout va bien... le Café Clochette ouvrira ses portes le 19 novembre. C'est un mercredi. Le mercredi sera le premier jour de la semaine au Café Clochette, et ça tombe bien, c'est le jour des enfants.
J'en ai des frissons rien que d'écrire ça, et puis je jette un oeil au calendrier et je manque défaillir : moins d'un mois ! Il a fallu un an pour en arriver là, et dans moins d'un mois, si tout va bien, ce rêve sera devenu réalité ! Incroyable.
Quand je pense à tout ce qui reste à faire, j'ai le tournis. Mais quand je pense à tout ce que j'ai déjà fait aussi, alors... l'un dans l'autre, ça s'équilibre.
J'ai fait la peau, non je veux dire anéanti, non je veux dire terminé de remplir la pile de CERFAs qui restaient ; les déblocages de fonds sont en train de se faire ; le nouveau lave-vaisselle et la hotte sont arrivés. Et la cuisine a changé de tête, c'est rigolo, je croyais pourtant bien la connaître pour la fréquenter assidûment depuis 4 ans, j'ai l'impression de débarquer ailleurs tous les soirs quand je viens voir où ça en est. Le magicien des tuyaux est à l'oeuvre. Silence et admiration.
Et tous les jours, j'emmène MiniLoup prendre une douche ailleurs. Parce que prendre une douche avec l'eau qui tousse, c'est pénible à force. Si, l'eau tousse ici. Parce qu'à force d'ouvrir et de fermer l'arrivée d'eau générale de la maison, ça doit faire des bulles sûrement dans les tuyaux. Ca amuse beaucoup les chats. Rectification : ça amuse beaucoup un tiers des chats, Clochette pour ne pas la nommer, qui n'a pas peur de prendre des gouttes sur le museau et vient reluquer ça de plus près qu'il n'est raisonnable pour un félin, mais qui suis-je pour juger ? Un autre tiers, Ninette, s'en fiche royalement. Et le dernier tiers, Timirrou, trouve ça très grossier cette nouvelle façon qu'ont les tuyaux de parler et, digne gentleman qu'il est, préfère ne pas s'exposer à telle vulgarité.
Bref, les choses suivent leur cours. Je suis toujours sur la piste d'une machine à café, le suspense est à son comble. Je suis également à la recherche de banquettes, chaises et tables et je crois avoir trouvé. Les fournisseurs répondent présent, sauf le fournisseur de thés qui ne m'a pas rappelé, le coquin, mais je n'ai pas dit mon dernier mot, j'y tiens à ce thé-là et je ne suis pas près de lâcher l'affaire.
Si tout va bien... si tout va bien, ça va ouvrir. Quelle chose étrange !
Etrange de se dire que si tout va bien, j'ouvrirai le mercredi pour le déjeuner et fermerai sur l'apéro, le jeudi idem ; que le vendredi, j'ouvrirai pour le déjeuner et fermerai après que le dernier dîneur aura eu son café (qu'il pourra savourer en paix, je ne sautillerai pas autour de lui pour lui demander "il est bon ? il est bon mon café ? c'est ma machine à café qui l'a fait vous savez ? alors, il est bon ?", non, promis, je saurai rester stoïque) ; que le samedi, tout pareil que le vendredi, et que le dimanche, j'accueillerai l'après-midi les familles en manque de lieu sympa pour passer un moment en famille même si le soleil n'est pas de la partie pour aller au parc ou à la mer ou ailleurs. Ce qui, en langage plus synthétique - vous noterez que le remplissage de CERFAs a au moins pour vertu de rendre mon style plus synthétique - nous donne ceci :

mercredi : midi-18h30
jeudi : midi-18h30
vendredi : midi-23h
samedi : midi-23h
dimanche : 14h-18h

Si tout va bien, dès le 19 novembre, qu'on se le dise !

dimanche 19 octobre 2008

Bye bye machine

Non, je n'ai pas l'outrecuidance de souhaiter bon vent à quelqu'un en l'appelant d'une façon aussi cavalière - c'est à ma machine à café que je dis au revoir. Vous vous souvenez de la saga de la machine à café ? elle n'a finalement pas touché au but, car celle qui avait trouvé un port d'attache quelque temps dans ma cuisine a fini par me quitter, emportée par quelqu'un qui veut impressionner quelqu'un d'autre. Elle fera son usage. Mais pour un restaurant, c'était vraiment une trop vieille machine, on n'a pas réussi à s'entendre... Je reprends donc la chasse à la machine à café.
C'est une nouvelle renversante. Je sais. Je vous vois d'ici, tout renversés.
Sinon, quoi de neuf ? je suis sur le point de terminer le remplissage de papiers divers et variés, ouf. Sauf que je n'ai pas sitôt envoyé l'avant-dernier en date qu'on m'envoie des papiers à remplir pour quand les travaux pour lesquels je sollicitais une autorisation seront terminés. Ensuite, j'imagine qu'il y aura un suivi annuel, avec les papiers correspondants. Ouh, que je suis mauvaise langue.
Sinon ? Monsieur le grand-prêtre de la plomberie attaque sa partie du chantier demain. Nous allons fuir et le laisser officier en paix. Le lundi suivant, c'est monsieur le menuisier qui s'y colle. Et moi je vois enfin les choses prendre une tournure tangible et j'en ai des fourmis dans les gambettes, d'impatience.
Sinon ? ben... vu que ma cuisine est sur le point de changer de tête, je n'ai plus de four accessible, alors pour la prochaine recette, il va falloir patienter un peu. Mais promis, ensuite, je reviens, et vous allez voir ce que vous allez goûter.
Ca prend forme, hein ? des fourmis, je vous dis !

samedi 18 octobre 2008

Oucétitontruc

- Bon, c'est très bien tout ça, mais il est où ton café, à la fin ?
Oui. Evidemment. J'ai peut-être négligé de vous donner une information importante. Certes. Suis-je distraite.

Pour me faire pardonner, voici une vidéo rigolote :















Chez moi, c'est la même chose, multiplié par trois. Voire quatre quand ils sont en forme et six quand ils sont survoltés.


Quoi ? Ah oui. C'est vrai.
C'est ici :


37, rue de Dinan.

C'est actuellement encore connu sous le nom de "L'Atelier du Photographe" mais Pierre Gaigneux, qui a pratiqué cet art en cette demeure pendant des années, s'en est allé il y a quatre ans en nous laissant la garde des murs pour aller peindre en paix au bord de la Loire, où je me suis laissé dire qu'il vivait fort heureux.
Bientôt, cette maison sera transformée pour de bon en "Café Clochette" et dès que les services idoines m'auront donné le feu vert, ce sera même indiqué sur la devanture et par une belle enseigne.
Pour venir ici, c'est très simple : depuis la place Sainte-Anne, il suffit de descendre la rue d'Echange jusqu'au carrefour du Vieux Saint-Etienne où se situe le Café Clochette, vous y êtes en 2 minutes.
Pour se garer, il y a le parking de Chézy-Dinan et celui des Lices au bout de la rue, et celui de la place Hoche un peu plus haut. A pied, on est à 10 mn de la mairie, 2 mn de la place Ste Anne, 5 mn de la cathédrale, 4 mn de la place des Lices, 6 mn de la place Hoche et du centre commercial de la Visitation, 20 mn du centre commercial Colombia, 30 mn de la gare… chiffres certifiés par un MiniLoup qui adore faire des ballades sur le dos d'une maman qui trotte, le chronomètre à la main, pour livrer à son lectorat des données belles et fiables.
C'est le quartier des enfants, ici. Déjà, il y a plein d'écoles, pour le très grand plaisir de MiniLoup qui adore contempler les enfants qui jouent dans la cour et voudrait bien franchir la grille, lui aussi. Et puis il y a plein de magasins pour les enfants : des chaussures, de la déco, des vêtements, des jouets et des jeux, du matériel de puériculture... et le manège place Sainte-Anne, bien sûr.

Ah, le manège place Sainte-Anne... pas vrai MiniLoup ? Comment ça, "puisqu'on en parle" ?
Bon, ben... à bientôt alors...

vendredi 17 octobre 2008

Belasie

Il existe à Rennes un magasin fabuleux, du nom de Belasie. Lorsque j'habitais à Paris, en l'ère pré-minilouptique, je fréquentais beaucoup le magasin des frères Tang près de la place d'Italie et les boutiques asiatiques de Belleville. En quittant Paris, j'étais chargée de plusieurs bouteilles de vinaigre de riz et de riz à sushis, de trois bocaux de citron confit et de petites fioles rigolotes au contenu encore inconnu mais hautement savoureux à en croire l'étiquette. Et puis j'ai découvert Belasie, et je me suis sentie très bête. Parce qu'on y trouve tout ça, et des tas d'autres choses encore. Des épices. Des riz de toutes sortes. Des sauces étranges, en boîtes ou en bocaux, ou en sachets. Du pimenté, du piquant, du brûlant. Des fruits magnifiques qui s'avèrent être des légumes immangeables à moins de trois heures de court-bouillon. Du tofu et des saucisses ; de la vaisselle et des cuiseurs à riz ; des samossas et des rouleaux de printemps. J'y vais toujours avec plaisir et j'en ressors avec plein de choses dont je ne sais absolument pas ce que ça va devenir, faute de culture suffisante pour savoir à quoi c'est sensé servir. Mais je m'amuse bien. Exemples.

Ca, ce sont des boîtes de conserve. Là, il y a des olives, de la papaye, de la mangue et d'autres choses au sirop. Il me semble avoir aperçu des graines de lotus ce matin, mais j'ai peut-être rêvé. Il y a aussi du gluten frit ; du stir-fry végétarien ; des clams in brine ; et du thé, plein de thé.


Voilà de la gram flour, c'est-à-dire de la farine de pois chiches. Il paraît qu'en la mélangeant à du yahourt, on peut se faire un masque pour le visage ; quant à moi, c'est plutôt sa destination culinaire qui m'intéresse : de la socca par exemple, ou une terrine de pois chiches, ou encore des blinis de pois chiches. La farine de pois chiches ne contient pas de gluten. Non plus que la farine de plantain pour faire du fufu, la farine de riz gluant ni la farine de maïs.

Mon péché mignon : de la pâte d'arachide avec des petits bouts qui croquent dedans, mélangée à du miel... essayez, ça vaut la peine (et un rendez-vous chez le dentiste). Les Américains font aussi des PB&J sur le même principe : une couche de peanut butter et une couche de confiture ou de gelée, le tout entre deux tranches de pain de mie. Complètement décadent et pas des plus équilibré. Miam. En arrière-plan du pot, sur la photo, il y a une boîte de sauce graine, que je n'ai pas encore testée mais ça ne saurait tarder, j'attends juste des victimes convives volontaires pour l'aventure.


En face, voici les sacs de riz. J'en ai un jour acheté un et le vendeur a très aimablement consenti à le porter jusqu'à ma voiture, avec un MiniLoup ébahi sur les talons. Le dit MiniLoup s'est empressé de déballer le sac, grain par grain, sitôt arrivé à la maison. Enfin pas tout le sac, quand même.


Mon rayon préféré : les épices. Des centaines et des centaines de petits sachets remplis d'épices. Il y a même des petites billes de sucre argenté qui font de très jolis gâteaux d'anniversaire pour les petites filles de 5 ans.


Juste en face, les épices en bocaux ; il y a un curry magnifique, des chutneys divers, du piment sous toutes les formes imaginables et des confitures rigolotes. Plus tout un tas de choses qu'une vie entière ne me suffira pas à découvrir.

Il y a des surgelés en bataille, avec des monceaux de nems et autres samossas, mais ça m'amuse moins parce que c'est déjà tout fait. Par contre, le rayon frais, lui, me titille l'imagination ; j'ai reluqué tout à l'heure des desserts verts et blancs à base de banane, de riz et de lait de coco qui m'avaient l'air tout à fait surprenants.
Il y a aussi les fruits et les légumes frais, le rayon de la vaisselle avec les poissons au fond des bols, les petits verres à saké, les baguettes, le rayon japonais avec les feuilles d'algue et le wasabi dans tous les conditionnements possibles, et le rayon des sucreries, ahhhh le rayon des sucreries. Mais pour tout vous avouer, ce billet n'a été écrit que pour la chute. Parce que ce que je préfère au monde, au magasin Belasie, ce sont les pâtes instantanées, celles qu'on force à rentrer dans un bol en cassant les coins du carré, sur lesquelles on verse le petit sachet de poudre et celui d'huile, et sur lequel on verse de l'eau bouillante avant de couvrir et de tambouriner des doigts en attendant que ce soit prêt. C'est totalement pas gastronomique, mais en général on mange ça quand il n'y a plus rien d'autre dans les placards, alors on a faim. Et parfois, on en retire une satisfaction extra-gustative, comme celle de lire sur le paquet l'intitulé qui suit :

jeudi 16 octobre 2008

Esprit d'escal... boum

Vous voyez ce que c'est, l'esprit d'escalier ? c'est la réplique qui tue, qui aurait cloué le bec de votre interlocuteur, et qui malheureusement ne vous revient que quand vous l'avez quitté et que vous arrivez au bas de l'escalier... Aujourd'hui, j'ai fait montre d'une totale absence de répartie, ce qui n'est pas rare, mais me chiffonne particulièrement. Parce qu'aujourd'hui, non d'un pétard mouillé, c'était un grand bec déplaisant qui me faisait face et que j'aurais aimé attaquer à la cloueuse électrique, doublée d'une cordelette à tableau et, éventuellement, mais cela eût certes frisé la cruauté, d'un petit grelot que j'aurais laissé pendouiller au bout de la cordelette serrée autour de la kératine du dit bec cloué à la cloueuse électrique. Ahhhhhh, ça va déjà mieux, rien que de l'imaginer.
Pourquoi tant de violence ? Déjà, j'avais l'ire chatouilleuse parce que MiniLoup n'était pas là aujourd'hui, qu'il me manquait et que ça me rend grincheuse.
Alors quand l'autre andouille m'a dit "pfff, ça marchera jamais, un café pour les bébés, c'est bien encore un truc de femmes ça !", et bien ça m'a fait tourner les sangs dans le mauvais sens. Sauf que j'en suis restée là à bafouiller sans oser lui rappeler l'histoire pourtant longuette du féminisme, ni l'importance du soutien aux mères, ni même le droit de tout être humain à avoir des loisirs dignes de ce nom.
Alors que ce que j'aurais dû dire, mais ça ne m'est venu que ce soir, c'était, bien sûr, vous l'aviez trouvé tout seuls :
"Toi-même, eh patate !"
Et paf.

mercredi 15 octobre 2008

Mes chats chantent

Vous avez bien lu : mes chats chantent. Ils chantent quand ils voient un oiseau. Ils se mettent plus exactement à faire un bruit bizarre en montrant les dents. Ca tient du
cr cr cr
du
xs xs xs
et du
ouah ouah ouah
Je n'ai pas encore réussi à déterminer si c'était pour faire peur aux oiseaux, pour les attirer ou pour une toute autre raison. Je continue mon enquête et je vous tiens au courant.

Sinon, rien à voir : je viens de recevoir mon extrait K. Lalalalala.
Ben ya pas de raison qu'ils soient seuls à chanter.
La la la lèèèèaire, la la lala.

lundi 13 octobre 2008

Kafka d'école

Dimanche soir. Conversation.
- Oh, mais t'es toujours là, toi ?
- Ben oui, comme tu vois. Je n'ai pas bougé.
- Et tu ne t'ennuies pas, là comme ça, tout seul ?
- Non, ça va. Les chats viennent me renifler de temps en temps, il arrive que l'un ou l'autre se couche sur moi, ça me tient chaud.
- Ah oui, heureusement, parce qu'on ne peut pas dire que je sois très présente ces derniers temps...
- Oh, je ne te reproche rien, je comprends. Je ne suis pas fascinant, je le sais bien.
- Si, si. En un sens. Ne serait-ce que cette insistance, cette présence discrète mais lancinante...
- On me l'a déjà dit. Enfin pas à moi, mais à plusieurs de mes frères. C'est dans notre nature. On sort de l'imprimerie, déjà désolés de nous imposer. Mais c'est notre destin. Tu vas voir, un de ces jours toi aussi tu vas y arriver, tu vas prendre ton stylo et ce sera réglé en un rien de temps.
- Tu parles ! C'est pas tellement toi qui m'embêtes, tout bien considéré. C'est tout ce qu'il faut pour te tenir compagnie. Et un certificat de truc, et un papier de bidule, et une photocopie en trois exemplaires, et un croquis à l'échelle avec les cotes dans les trois dimensions, et un courrier en trois points, et un cachet faisant foi... Et puis c'est pas comme si j'arrivais à me débarrasser définitivement de vous autres : même si je t'expédie, il en reste des tas derrière ! Et quand je dis des tas...
- Oui, je sais. Chuis désolé.
- Mouais. Admettons. Bon allez, courage, dans la semaine je m'y mets.
Il est plutôt gentil ce CERFA quand on le connaît un peu. C'était bête de ma part de le haïr à ce point sans même chercher à savoir qui il était.
Allez, dans la semaine je m'y mets.

dimanche 12 octobre 2008

Inquiétudes

J'ai toujours des insomnies. Mais je ne peux pas me plaindre, il y a de la variété. Il n'y a pas si longtemps, je m'inquiétais de trouver un prêt bancaire. Puis de l'assurance pour ce prêt. Puis du début des travaux. Puis de la machine à café. Puis de la couleur des murs et de la taille des fourchettes. Le tout entremêlé de cauchemars sous une pluie de CERFAs version confetti. Dernièrement, c'est d'imaginer le quotidien du Café Clochette qui m'inquiète au point d'ôter le sommeil de ma couche et le rose sous mes yeux, lesquels tournent, d'après T., à la mirette façon maquillage de maman panda.
Ce qui m'inquiète ? Deux choses. Banales à première vue par rapport aux soucis précédent, mais on ne choisit pas ses hantises, hein.
Et d'une, je ne suis pas physionomiste pour un sou. Car j'ai une mémoire, non pas photographique, mais scripturale : c'est-à-dire que je ne retiens bien que ce que j'ai vu écrit. Alors une combinaison visage/nom réussie, pour mon faible ciboulot, tient à la condition d'avoir vu écrit le nom de la personne qui se trouve en face de moi. C'est un peu caricatural, mais je n'ai été convaincue du prénom de mon fils que quand je l'ai vu écrit sur le faire-part... Alors je me vois mal proposer des badges à l'entrée du café, juste pour avoir la correction d'appeler par son nom une maman qui vient pour la deuxième fois ou un tout petit loup qui vient me demander un gâteau... Je ferai des efforts. Si vous me voyez le nez tout froncé et le sourcil en bataille, ne cherchez pas, c'est que je fais le tour de la base de données à trous-trous qui me sert de cerveau.
Et de deux, je n'aime rien tant que d'accueillir des gens chez moi, de leur offrir le thé et des petits gâteaux. Le mot qui pose problème ici, c'est offrir. Vu que maintenant, pour vivre, il va bien falloir que je vende ce qu'il me faisait si plaisir d'offrir jusqu'ici. Je ne suis pas sûre d'avoir le gène de la commercitude, voyez-vous. Le commerçage m'est étranger. Vendre des trucs, j'ai jamais fait. C'est un des seuls petits boulots d'été que je n'ai jamais pratiqués, avec la tonte de pelouse et le baby-sitting de koala. Ah oui, c'est très rare, le baby-sitting de koala, pour une raison très simple : en général, il est inutile de monter la garde auprès d'un koala vu qu'il dort environ 22 heures sur 24.
Où en étais-je ? ah oui, vendre des trucs à des gens que j'ai du mal à reconnaître d'une fois sur l'autre. Je me demande si je suis taillée pour le rôle, tout à coup. C'est quand même un peu la base du commerce, du moins je me le suis laissé dire. Il y a autre chose qui me titille l'inquiétude : est-ce que les gens vont vraiment venir chez moi, pour de vrai ? est-ce que je ne vais pas me retrouver toute seule au milieu de mes 19 mètres carrés de surface de restauration, avec tous les jouets dans la cabane à jouets, avec des montagnes de petits gâteaux en attente de dévoration, avec des jouets en bois et des livres d'occasion en stock en attente de petites mains ravies qui repartiront avec, avec une bibliothèque entière dédiée à la petite enfance et avec un MiniLoup tout piteux de ne pas voir arriver les copains prévus ?
Inquiétude, inquiétude, est-ce que j'ai une gueule d'inquiétude ?
Ouaip.

samedi 11 octobre 2008

Logo, le retour


Voici le logo, une fois passé par les mains expertes de Florette. Moi j'aime beaucoup, je le trouve d'une grande élégance ce petit chat.
Je vous rappelle qu'à l'origine, c'était ça :



C'est sûr, ça change tout ! Et vous, qu'en pensez-vous ?

Encornets à la tomate

Ce samedi j'ai trouvé sur le marché de beaux encornets que je me suis hâtée d'envoyer rejoindre quelques tomates, laurier, thym et ail au fond de mon petit panier. Comme j'ai dans mon frigo une bouteille de bon vin blanc entamée, j'ai tout ce qu'il faut pour faire des...

Encornets à la tomate

Préparer une sauce tomate avec de belles tomates, de l'ail écrasé, du thym et une feuille de laurier. On peut ajouter de l'oignon mais je préfère sans. Faire réduire tranquillement, puis ajouter une bonne rasade de bon vin blanc plutôt sec, une pincée de sucre, du sel, du poivre blanc, laisser prendre un ou deux bouillons puis baisser le feu.
Si les encornets sont petits, les laisser tels quels mais penser à enlever la "plume" translucide à l'intérieur. S'ils sont vraiment gros, les tailler en rondelles de 1 cm d'épaisseur environ. Ajouter à la préparation précédente, couvrir à moitié.
Ensuite vous avez deux options : soit laisser cuire le moins possible, juste le temps que les encornets blanchissent, soit le plus longtemps possible, le temps qu'ils aient le temps de redevenir tendre. Entre les deux, c'est caoutchouteux. Quant à moi je les laisse mijoter tranquillement à tout petit feu pendant que je pars m'occuper d'autre chose et jusqu'à ce que je me souvienne que j'ai un truc sur le feu, toujours couvercle en travers pour laisser évaporer le jus et ne garder qu'une sauce un peu épaisse.
Servir avec du riz blanc au citron (un riz tout à fait ordinaire que vous aurez fait cuire avec un quartier de citron, peau comprise).

jeudi 9 octobre 2008

La com'

- Faut réseauter, ma grande, faut réseauter !
- Tu veux dire que je dois en parler aux amis ?
- Mais nooooon ! réseauter, quoi !
Cette conversation se tenait lors d'un dîner, entre un spécialiste de la communication (pas moi) et une non-spécialiste (moi).
- Et puis il va te falloir une image positive.
- Un logo, c'est ça ?
- Mais noooooon ! l'image de l'entreprise, c'est essentiel quand même, enfin. Enfin là avec des mômes ça devrait le faire, tu as tout l'aspect petit, mignon, peluches, pastel, tu penches un peu par là et c'est bon. Et ton code couleur ?
- Je l'ai eu du premier coup.
- Ca va, te fout pas de moi tu veux ? c'est super important, là.
- Ah ?
- Et tes flyers, t'as un plan flyers ?
- Je dois avoir, oui, il me semble que le papa de MiniLoup est un fréquent flyer, si je lui demande gentiment peut-être qu'il m'en filera un peu... Ben quoi, qu'est-ce que j'ai dit ? Naaaan, allez, je plaisante, te vexe pas quoi !
C'est bizarre, je n'arrive pas à avoir une conversation sérieuse sur le sujet de la com' du Café Clochette. C'est comme si mes interlocuteurs commençaient par me prendre de haut avant de se rendre compte de l'inutilité de leurs efforts explicatifs. Alors que pourtant si, j'ai tout bien compris.
Ces derniers mois, j'ai rencontré plein de gens et on a communiqué à donf (quoi, on dit pas comme ça dans la com' ?). Je ne parle pas des gens qui, parfois, voire souvent, se contentent de tendre la main pour recevoir un CERFA et ne voient même pas MiniLoup sous le rebord de leur bureau. Ni des commerciaux qui ont eu vent du projet et m'appellent en masse pour tenter de me vendre leur marchandise, comme il est de bonne guerre qu'ils le fassent, mais c'est un peu lassant quand même. Non, je parle de gens qui font des choses que j'aime et qui ont des idées en bataille et de l'enthousiasme à revendre, même si les temps sont durs. Les aurais-je rencontrés sans le Café Clochette ? peut-être, mais rien n'est moins sûr.
J'ai discuté avec une jeune graphiste qui travailla longtemps pour Ouest France de ses idées pour le logo, et nous avons fini par parler de tout un tas d'autres choses en prenant le thé pendant que MiniLoup musait sur son joli prénom.
Dernièrement, j'ai invité pour le thé une artiste dont j'aime les créations. Il se trouve qu'elle a une petite fille à peine plus jeune que MiniLoup alors forcément... on a discuté enfants, et autres choses. Et puis j'aime bien aller lui dire bonjour le samedi après-midi, place Sainte-Anne, où elle tient un stand sur le marché artisanal. Elle va créer, bientôt, une enseigne en bois peint pour le Café Clochette, avec un petit chat et un personnage rigolo qui vous plairont, j'en suis sûre.
J'ai rencontré une collègue qui va faire sensiblement la même chose que moi, pas bien loin de chez moi, et on a décidé de le faire de concert plutôt qu'en chiens de faïence : je vous en reparle bientôt, ça va s'appeler Aux Libellules et ça promet d'être très chouette.
Alors c'est vrai que c'est pas de la vraie com', c'est juste de la communication avec des gens qui ont croisé le destin du Café Clochette. On se parle, quoi... C'est pas un plan com'. Mais c'est plus fort que moi. J'ai toujours préféré aux plans com' les plans sur la comète.

[Avec un petit clin d'oeil à Marie Ppn...]

mercredi 8 octobre 2008

Monsieur B, assureur

Le spectacle d'un grand monsieur sérieux aux cheveux poivre et sel qui rigole parce que les moustaches d'un petit chat de deux kilos tout mouillé lui chatouillent une oreille est un spectacle à ne surtout pas manquer. J'ai eu la chance d'y assister ce matin, Clochette ayant décidé de déployer un grand numéro de charme à l'occasion de la visite de Monsieur B, assureur de son état. Elle a fini, conquise, par s'endormir sur ses genoux. Si c'est pas une preuve d'amitié féline, je ne m'y connais pas. Monsieur B est donc, par tous les critères admis par la population tigrounesque locale, un homme sympathique.
Monsieur B a une particularité qui m'a fait dresser l'oreille : il pratique l'élision. L'élision, c'est quand, par exemple, je dis à MiniLoup "mange ton assiette, après tu pourras aller faire un chantier". Mon fils a de bonnes dents, mais il ne s'attaque jamais à la porcelaine, il se contente de manger le contenu de son assiette. (Du moins si le contenu lui convient, ce qui est un autre sujet de discussion.) Tout ça parce qu'il a compris le concept de l'élision.
L'élision, c'est donc se passer d'un mot dans le discours courant. Et Monsieur B, comme je disais, sans doute par une déformation professionnelle bien compréhensible, aime à pratiquer l'élision. Nous discutions des mérites comparés de deux polices d'assurance, l'une contenant une option "vol à main armée" et l'autre non. (Et oui, quand on ouvre un commerce il faut penser à TOUT.) Et le voilà qui me dit, très sérieux "moi, le vol à main armée je pense que ça ne vous concerne pas. Par contre, le vol tout court, je suis pour." J'ai contenu le chatouillis de mes zigomatiques et la discussion s'est poursuivie aimablement. "Et l'incendie ?" "Ah oui, l'incendie aussi je suis pour. Et les tags, aussi. Et je suis vraiment pour le bris de vitrine."
[Si ça vous intéresse, il semblerait que dans la grande famille des figures de style, celle-ci rentre dans la catégorie des métonymies et plus précisément des synecdoques. Ou alors il s'agit d'une catachrèse. Je m'y perds un peu.]
Enfin entre le sympathique Monsieur B, Clochette, MiniLoup et moi, la conversation n'a pas tari et nous nous sommes séparés en très bons termes.
MiniLoup et moi avons ensuite été rendre une petite visite à la Chambre de Commerce. Mes premières visites avaient été mitigées ; celle-ci s'annonçait bien, puisqu'il s'agissait simplement de déposer une enveloppe contenant des papiers en triple exemplaire, un extrait de naissance, un bail locatif, un chèque et diverses autres pièces dont l'énumération me fatigue parce qu'elle me rappelle les nombreuses heures passées à les rassembler. En voyant MiniLoup, la dame au guichet du CFE de la CCI (traduction : le centre de formalités des entreprises de la chambre de commerce et d'industrie) a sourcillé et ses sourcils n'ont cessé de gigoter au milieu de son front pendant la demi-heure qui a suivi. Si ses yeux avaient été des lasers, mon fils serait plein de trous. Alors qu'il s'est contenté de faire couler de l'eau dans un gobelet, de façon répétée et largement commentée, certes. Et de faire rouler ses deux pelleteuses préférées sur les murs, pour chercher le meilleur emplacement pour un chantier sans doute. Et de tester la moquette par des sprints dignes d'une panthère aux pattes légères. Et de demander à haute voix "pourquoi elle a du bleu sur les yeux la dame, maman ?" Un modèle de petit garçon, je vous dis. Au terme d'un examen rapide du contenu de mon enveloppe ("Je vous amène un dossier pour l'immatriculation d'une petite entreprise." "Oui. Sortez-le de là que je le voie." Puis, avec un regard de travers vers le loupinet "Vous auriez dû le poster, plutôt."), il m'a été affirmé que l'INSEE serait mise au courant de mon outrecuidance ma démarche dans la journée, et que mon extrait Kbis m'arriverait sous 3 à 4 jours. Il me semblait bien, à moi la non-spécialiste, qu'une entreprise individuelle recevait plutôt un "extrait K" alors que le "Kbis" est réservé aux sociétés, mais je n'allais pas argumenter, ça non alors.
Tout à l'heure, alors que je venais de m'endormir pour la sieste auprès de MiniLoup après une matinée riche en événements, le téléphone fit une chose épouvantable. Il sonna. M'appelant à mon devoir et hors de mon sommeil [ça c'est un zeugme, ou à peu près]. Soit. C'était la dame de l'accueil du CFE.
- Allooooo ? Madaaame ? Votre dossier doit être rejeté. La date ne convient pas.
- (Moi, épouvantée.) Mais quelle date ?
- La date de début d'activité. Vous avez pourtant bien dû voir sur le site que les dossiers doivent être traités sous un mois. Donc si vous mettez la date de début d'activité dans plus d'un mois, on doit rejeter votre dossier. C'est les textes de loi ça madame, nous on n'y peut rien.
- Euh non je n'ai pas vu... j'ai pourtant tout épluché.
- Tutttt tutt tutt, c'est pourtant bien marqué.
- Mais où ?
- Ah je sais pas, moi je n'ai jamais regardé.
- ...
- Bon alors qu'est-ce qu'on fait ?
- On peut changer la date ?
- Pffff...
- Si je mets "premier novembre", ça irait non ?
- ... Oui.
- Alors je mets "premier novembre".
- Ouh là attendez, c'est pas si simple. Il faut me confirmer ça par écrit.
J'ai confirmé. Par écrit. A la réflexion c'est amusant ce dépassement de date à l'envers. Et moi qui avais peur de m'y prendre trop tard. M'enfin je confirme : les acteurs institutionnels autour de la création d'entreprise, du moins ceux que j'ai croisés, auraient quelques leçons à prendre d'un Monsieur B, par exemple, côté amabilité. Ou alors ce n'est pas avec mon fils que je devrais courir les administrations. C'est avec mon chat.
Ces mésaventures ne se sont pas arrêtées là. Car pendant que je vous écrivais ce début de billet, voilà t'y pas que... oui, le téléphone re-sonna.
- Allooooo. Madaaaame ? Votre dossier est encore incomplet. Oui, oui, j'ai eu votre mail, mais c'est autre chose. La pièce remplie par votre conjoint, là, c'est pas la bonne et il la faut en deux exemplaires.
- Mais c'est la pièce que j'ai téléchargée sur votre site !
- Oui je sais bien. Moi j'y suis pour rien, mais c'est pas la bonne pièce. Bon, je veux bien vous arranger, je vous l'envoie, il me la faut en deux exemplaires.
- D'accord, merc...
- Attendez ! vous mentionnez aussi être toujours traductrice ? mais vous dépendez de l'Urssaf alors ?
- Non, c'est un statut à part, je suis auteur, je ne dépends pas de l'Urssaf.
- Mais vous avez un numéro de Siret ?
- Oui.
- Donc vous dépendez forcément de l'Urssaf.
- Ben non.
- Ben si.
- Non, le statut d'auteur est distinct ; je comprends que vous ne le connaissiez pas, nous ne sommes pas nombreux, mais je vous assure que c'est différent.
- (Pleine de doutes). Mouais, alors c'est quoi votre numéro de Siret ?
- Euh, je ne le connais pas par coeur et je suis un peu occupée, là... vous pouvez le trouver sous mon nom sur le site de l'INSEE, non ?
- Oui je comprends, mais moi j'y suis pour rien, hein. Déjà qu'il faut que je recommence tout votre dossier... Et l'enseigne, c'est à quelle enseigne ?
- Ben... Café Clochette.
- Ah oui, ben vous avez dû manquer la case dans le fichier, hein, parce que c'est pas indiqué, là. Bon, je le rajoute... de tout façon il est pas complet, votre dossier.
- Ah, ça c'est vraiment chic de votre part.
- (Imperturbable). Bon, alors je vous envoie l'attestation manquante...
- Quelle attestation manquante ?
- Ben celle à votre conjoint, elle est manquante.
- Ah oui, celle qui n'est pas dans la liste...
- Vous avez utilisé la liste nationale, c'est ça ? c'est encore un coup du réseau accueil, ça ! ils disent à tout le monde d'utiliser la liste nationale. Mais nous, voyez-vous, à Rennes, on a notre propre liste, alors vous devez fournir une attestation pour votre conjoint, signée en deux exemplaires.
- ...
- Bon, alors je vous envoie l'attestation manquante à me retourner remplie et signée en deux exemplaires, et confirmez-moi par écrit que vous voulez une enseigne, et trouvez-moi votre numéro de Siret.
- Je vois... Je n'aurai pas mon extrait Kbis dans 4 jours, hein ?
- Ah je sais pas, moi j'y suis pour rien hein, déjà que je dois ressaisir tout votre dossier...
Conclusion ? Pas de conclusion. Elle m'a rappelée trois fois, la dame. A chaque fois j'étais plus revêche et elle plus aimable. Curieux, non ?
Enfin la morale de l'histoire, c'est que quand on crée son entreprise, non seulement on ne dort pas beaucoup la nuit avec les insomnies, mais en plus on peut se brosser la journée pour faire la sieste. Heureusement que les mini loups... tiens le téléphone sonne.
- Allooooo ? Madaaaame ? Bon, j'ai parlé avec ma responsable, alors finalement tout va bien, on va traiter votre dossier comme ça.
- ???
- Oui, oui, vous inquiétez de rien, au revoir madame.
Qu'est-ce que je disais déjà ? ah oui, les mini-l... Téléphone.
- Alloooo ? Madaaame ? Oui, c'est encore Madame P. de la CCI, je vous rappelle parce que je vois que vous embauchez un salarié pour le 15 novembre. Vous êtes sûre ?
- Euh... oui ; enfin j'ai peu de certitudes cet après-midi voyez-vous, mais là quand même, oui.
- Non parce que si on met premier novembre pour le début d'activité, ça va pas faire bizarre ?
- Euh... Mettons que je ne servirai pas encore de cafés au premier novembre (de toutes façons j'ai des soucis avec ma machine à café, mais ça vous vous en fichez), mais que dès le 15 novembre, oui, en tout cas il y aura un salarié, oui. Je crois.
- Ah je vois. Bon d'accord. C'est sûr, hein, vous êtes sûre ?
- Oui, oui.
- Ah bon d'accord. Alors je ne vous embête plus. Au revoir madame.
Allez, je renonce à conclure. MAIS JE FERME MON TELEPHONE.

mardi 7 octobre 2008

Bonnes étapes et ti

Deux étapes importantes ont été franchies aujourd'hui : j'ai signé les papiers du prêt bancaire auprès de la dame dont la voix sourit ; et j'ai rédigé un chèque d'un montant de 71,52 euros pour le Greffe de Rennes. La première s'est démenée pour que ce dossier soit bouclé et je lui en sais un immense gré. Le second m'est totalement inconnu, mais il va recevoir le montant exact de l'immatriculation du Café Clochette au registre du commerce, donc il m'est sympathique également.
Voilà. Deux bonnes choses de faites. Hop.

Les hommes du feu

Pour ouvrir un Etablissement Recevant du Public (ERP pour les intimes), il faut en passer par les services de la ville : urbanisme et sécurité sont au centre des préoccupations quotidiennes de tout un tas de gens, vous n'imaginez même pas. La pointe de l'iceberg - si j'ose m'exprimer ainsi - vu qu'on peut difficilement les rater quand ils passent, ce sont les pompiers. La sécurité, c'est leur raison d'être, et donc un ERP aura forcément affaire, à un moment ou à un autre, aux pompiers.
C'est donc hier que je me suis résignée à traîner un MiniLoup pas coopératif du tout à la caserne St-Georges. Nan c'est pas vrai ; je m'y suis rendue le pas guilleret, précédée d'un MiniLoup qui est, je vous le rappelle, dans sa phase camions et engins divers. On y était en un clin d'oeil, à la caserne.
Je suis une faible femme. Si. J'avoue. Je ne résiste pas au cliché. Ces grands types athlétiques, quand même... Celui de l'accueil avait en plus le cheveu blond, l'oeil bleu et la fossette sympathique, et quand j'ai cessé de bafouiller il m'a orientée très aimablement "au fond de la cour, à gauche, premier étage", vers le service Sécurité. J'ai eu le temps de noter que les bâtiments sont magnifiques pendant que MiniLoup notait les tailles respectives des camions en présence, arrêtant sa préférence sur un camion rouge et argenté, une échelle sur le dos, qui attendait sagement sous un arbre. Tout était calme et je n'étais pas très crédible en disant "attention, dans une caserne il peut y avoir des camions qui partent à n'importe quel moment, reste près de moi", mais je n'en ai pas démordu. Les mamans ont de ces crises d'autorité parfois. Mais c'est comme ça : quand il sera grand, il pourra courir à toute vitesse dans une caserne de pompiers si ça lui chante, mais à 2 ans et demi, non. Ca lui ira bien le casque. Et les bottes, quand il fera un peu plus que du 23. Je lui tricoterai des mitaines pour l'hiver, pour ne pas qu'il ait froid aux mains en descendant le poteau en métal. Les jeunes filles elles aiment bien les grands gars en mitaines, il aura un succès fou... Hein ? quoi ? je m'étais assoupie je crois. Désolée.
C'est un sergent au sourire ravageur qui nous a reçus, MiniLoup et moi. Et qui m'a expliqué que la surface dévolue aux places assises en restauration ne devait pas excéder 19 mètres carrés, faute de quoi il faudrait que j'agrandisse la porte d'entrée. Humph ? agrandir la porte d'entrée ? Pour ceux qui connaissent ma maison, je vous vois déjà sourire, pour les autres je m'explique : la porte d'entrée de ma maison donne sur un sas séparé de la rue par des grilles en métal ouvragé. A gauche de la porte, le mur de la maison (environ 2 mètres d'épaisseur a priori), à droite, la vitrine. Ce qui signifie que pour agrandir la porte, il faut casser la vitrine. Aaaargh. Je pense que je vais me débrouiller pour que la surface dévolue à la restauration ne dépasse pas 19 mètres carrés. Si vous êtes serrés, ma foi vous n'aurez qu'à aller vous plaindre aux pompiers.
Le sergent a dit ensuite "Mais de toute façon, votre dossier va nous être transmis par les services de la mairie en même temps que la notice de sécurité." J'ai dû avoir l'air hébété. Il a cru que je me désolais d'être venue pour rien. Comme quoi on peut être pompier et distrait, parce que rien que l'air ravi de MiniLoup justifiait entièrement le déplacement et qu'on pouvait difficilement manquer le "Maman c'est un pompier, c'est un pompier hein maman, il est où le casque du pompier maman, maman tu crois qu'il a un camion le pompier ?" J'ai vite rectifié le tir en demandant "quelle notice ?", tout en commençant à turbiner du ciboulot. "Attendez, ça me dit quelque chose... Ah oui. Ca. Maintenant que vous le dites, sergent, c'est un truc qui a dû se perdre dans une pile sur mon bureau, votre notice, là. (Gros, très gros soupir)."
Il ressort donc de tout ça qu'il me reste une demi-douzaine de pièces à rassembler et un nouveau document à remplir, qui s'intitule "Notice descriptive de sécurité", qui est destiné aux ERP et que "le présent document dont toutes les rubriques sont à renseigner doit être joint OBLIGATOIREMENT à tout projet concernant les Etablissements Recevant du Public (Art. R 123-27)". Je le sais, parce que je l'ai sous les yeux pendant que je vous écris, ce fameux document. Le sergent me l'a donné. Merci sergent. Et dire que je vous trouvais sympa.
Enfin je ne peux rien refuser à votre sourire ravageur. Vous l'aurez, votre notice de sécurité. Une fois que je l'aurai remplie, relue, accompagnée des pièces indispensables, paraphée et signée en trois exemplaires pour la mairie et trois pour l'urbanisme, plus une pour la beauté du geste, ne soyons pas pingre, puis que la mairie l'aura reçue, paraphée, triée, classée, rangée, copiée, mise sous pli et envoyée, peut-être par pigeon voyageur.
Avec un peu de chance, j'ouvrirai pour Pâques. Mais je ne peux pas me plaindre. MiniLoup et moi, on aura au moins visité la caserne des pompiers.

lundi 6 octobre 2008

Gâteau bananes chocolat

Voici donc la recette du gâteau bananes chocolat, venant comme les autres, et comme les autres un peu adaptée, du recueil Pâtisserie facile des éditions Marabout.

Gâteau bananes chocolat

175 g beurre mou
175 g sucre en poudre
3 oeufs battus
250 g farine
2 cc bicarbonate de soude ou levure chimique bio
2 bananes

Fouetter le beurre et le sucre. Incorporer les oeufs, la farine et la levure (au robot il suffit de tout mettre d'un coup ; par contre à la main, il vaut mieux incorporer un peu d'oeuf et un peu de farine alternativement). Ajouter les bananes écrasées, bien mélanger.
Verser dans un moule sur du papier sulfurisé. Cuire 25-30 mn à 180°C. Pendant que le gâteau refroidit un peu, préparer le glaçage.

Pour le glaçage : 50 g beurre, 25 g cacao en poudre, 250 g sucre glace

Faire ramollir le beurre dans une casserole, ajouter le cacao puis le sucre glace. Bien mélanger, ajouter une ou deux cuillères d'eau pour faire un glaçage épais. Etaler à la spatule sur le gâteau encore chaud (c'est plus facile). Laisser refroidir entièrement.

Démouler puis couper.
D'aucuns, qui y ont goûté, me disent que c'est bon. Moi je sais pas, je n'y ai pas g... -- pourquoi vous riez ? on me croit jamais, moi. Pfff.

dimanche 5 octobre 2008

Vive l'hiver !

Parce que l'hiver, on met le chauffage. Et que le chauffage, ça chauffe. Si.
La preuve.


video


Bon allez j'arrête, on va finir par croire que je n'ai que ça à faire. Ah si, quand même, la conclusion, sinon vous n'allez pas dormir, je le sens bien :



Et 10 mn plus tard :

samedi 4 octobre 2008

Gâtabricot au chocolat blanc

Cette recette rentre dans la catégorie des ratages réussis, c'est-à-dire que le résultat obtenu est entièrement différent du résultat escompté et néanmoins très bon. J'essayais de faire un genre de "blondies" adaptés d'une recette toujours tirée de Pâtisserie facile (comme ici) et je me suis retrouvée avec ce gâteau-là, que voici que voilà. Avantage non négligeable, il est sans gluten. Mon loup a pu se régaler, d'ailleurs il s'en lèche encore les babines (les miettes d'abricot, ça colle).

Gâtabricot au chocolat blanc

300 g chocolat blanc
125 g beurre doux
3 oeufs
160 g sucre en poudre
1 sachet de sucre vanillé (le premier de la pile, c'est mieux)
180 g farine sans gluten (la mienne combine maïs, fécule de pomme de terre, riz et soja)
2 cuillères à café bicarbonate de soude
125 g abricots secs

Faire fondre à feu très doux la moitié du chocolat blanc avec le beurre. Pendant ce temps, faire mousser au fouet (électrique, c'est moins fatigant) les oeufs, le sucre et le sucre vanillé jusqu'à ce qu'ils aient doublé de volume. Incorporer le chocolat et le beurre fondus, puis la farine et le bicarbonate. Concasser le reste du chocolat, couper les abricots en tout petits morceaux, verser la moitié de chaque dans la pâte, mélanger.
Verser la pâte dans un moule carré ou rectangulaire pas trop grand et recouvert de papier sulfurisé. Couvrir du mélange chocolat/abricots qui reste. Faire cuire à 180°C jusqu'à ce qu'une lame ressorte sèche (40 mn pour moi, à surveiller).

J'ai aussi fait des "Barres bananes chocolat" dont la recette est tirée du même recueil, mais je vous en parlerai une autre fois.

vendredi 3 octobre 2008

D'un bond

J'ai haï environ 90% de mon temps de scolarité, et comme elle a duré assez longtemps, ça fait un certain nombre d'années assez lugubres. Il y eut de belles exceptions cependant. Il y eut, par exemple, les années passées en compagnie de Madame FR, qui était prof de français et d'histoire-géo de son état. C'est peut-être de là que date mon fourmillement dans les doigts dès qu'il s'agit de rédiger un truc (à l'exception peut-être des petites cases intitulées "renseignements complémentaires" dans les CERFAs). Madame FR, elle avait des histoires extraordinaires à nous raconter. Je vous en raconte une à mon tour parce que vous allez voir, ça peut avoir à voir avec ma situation actuelle.
C'est l'histoire d'un type qui participe à un concours de nouvelles. Il s'agit de compléter le début d'un texte qui ressemble à ça :

Adelphonse était prisonnier du prince Crapouilloche. Il était enfermé dans un cul de basse-fosse au fin fond du château perdu dans des montagnes inaccessibles. Ses mains étaient prises dans des anneaux d'acier, ses pieds attachés à des cordes plongées dans deux cages où des rats n'avaient qu'à la ronger pour se rapprocher de lui millimètre par millimètre. Il avait une ceinture de cuir fermée par une serrure à combinaison autour de la taille. Sur sa tête, un sac de jute plein de puces empoisonnées. Il pouvait sentir sur son cou l'haleine fétide d'un fauve prêt à déchirer la mince couverture dans laquelle il avait été amené, tout gigotant, dans la cellule. Sous ses pieds, une grille et sous la grille, des bruits inquiétants lui indiquaient qu'il devait se trouver une demi-douzaine de crocodiles probablement affamés. Adelphonse avait rendez-vous dans moins d'une demi-heure à 100 km de là pour récupérer son héritage volé avant le douzième coup de minuit.

Le gagnant du concours, nous avait dit Madame FR, avait répondu en une phrase. Celle-ci :
"D'un bond, il se libéra."
J'y repense souvent en ce moment.
Si vous m'entendez marmonner au retour d'une expédition administrative "d'un bond, je me libérerai", vous saurez dorénavant à quoi je fais référence.

mercredi 1 octobre 2008

Et pourtant, elle marche

J'ai eu une grosse frayeur ce matin. Et finalement, comme souvent, j'en suis quitte pour me sentir très bête. Si, si, vraiment. Je vous raconte.
Si vous passez régulièrement, vous devez savoir que je faisais une légère fixation sur ma machine à café. Pour le dire gentiment - car j'aime parfois à être gentille avec moi-même, ça rend la cohabitation plus facile - j'étais donc quelque peu obnubilée par l'image idéale de la machine à café qui allait prendre place un jour, très bientôt, dans ma cuisine. Et voilà que le week-end dernier, j'ai acquis une machine d'occasion. Et voilà que je l'ai attendue. Pas longtemps. Et oui : et voilà, elle est arrivée. Ce matin. Par la poste et par une journée pluvieuse, mais elle était bien emballée. Film des événements et commentaires de ma pomme.

Voici donc la bête, bien emballée comme je disais. La brigade du niffage, représentée par Miss Clochette, s'est présentée pour faire son boulot.

Aussitôt suivie par MiniLoup, qui n'est jamais en reste quand il s'agit d'ouvrir des paquets. Oui, c'est un serre-tête.
C'est très utile et même efficace, un serre-tête, la preuve.
Ces deux-là m'ont donc dépiauté mon paquet en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "croquettes". Ils sont particulièrement efficaces. Il faut dire qu'au tarif où je les paye... Ah ben oui, je les paye, qu'est-ce que vous croyez ? Ils se sont constitués en syndicat et futés comme ils sont, ils ont fait indexer les clopinettes (la monnaie locale) sur le cours du pétrole. Donc j'en suis sévèrement de ma poche, mais ça vaut la peine. Parce que j'ai tout le spectacle qui va avec l'accomplissement des tâches les plus ordinaires.

Voici la boîte débarrassée de son emballage papier. Les plus observateurs d'entre vous auront remarqué qu'il ne s'agit pas du tout d'une boîte de machine à café. Mais peu importe le flacon tant qu'on a la caféine, n'est-ce pas ?

La pucinette prend un instant de repos.

Rectification : elle supervise les opérations.

Puis elle va faire la chasse au petit bout de mousse égaré.

La voici ! la voilà ! regardez ! la voilà ! ma machine à café !

Le monsieur qui me l'a vendue m'a très aimablement fait un schéma accompagnant ses explications pour la mise en marche de l'engin. J'ai soigneusement lu, et décidé là tout de suite maintenant de me faire couler un bon café.

Enfin dès que tous les accessoires auraient été libérés de leur emballage, ce qui pouvait prendre un certain temps étant donné la passion de MiniLoup pour les trucs à bulles.

Mais j'ai fini par réunir toutes les pièces nécessaires (ce qui n'est pas le cas pour le reste de mes dossiers en cours, où les CERFAs dûment remplis attendent toujours une bonne demi-douzaine des indispensables pièces attenantes), mettre chacune à sa place - à l'exception du bac de récupération d'eau malheureusement cassé dans le transport - et même poser une tasse à l'endroit idoine. J'ai ensuite fait tourner le moulin à café, puis récupéré du café en grains dans le frigo avant de recommencer l'opération qui s'est avérée beaucoup plus efficace, récupéré le café moulu qui sentait bon le café fraîchement moulu, et...

... et la machine est retournée tristement à son obscurité première parce que je n'ai pas réussi à me faire couler la moindre goutte de café. Voyons... "insérer le porte-filtre, tourner pour bloquer puis appuyer sur le bouton et décaler le manche du porte-filtre pour laisser couler l'eau". Hum. Très très bête je me suis sentie, comme je vous le disais. Rien. Pas une gouttelette. Mea culpa (en phonétique).
J'ai envoyé un message très embêté au monsieur en lui disant que ses explications ne me parlaient pas. Il m'a répondu tout de suite et très aimablement en ces termes : "pour faire un café, il suffit de tourner la queue du porte filtre un petit peu dans le sens contraire où vous vissez celui-ci. Cela permet l'écoulement de l'eau."
Ah. Hum.
Ben oui. Elle a coulé.
Mea culpa.
Z'inquiétez pas, je vais m'entraîner. Mais je vais aller faire provision de déca en grains d'abord, parce qu'avec les doigts qui tremblent et les paupières qui tressautent, ça va pas le faire pour vous raconter la suite.

Voiture à cheval

Dans une rue du centre piétonnier, en levant un peu le nez, on peut lire ça :


(La photo est un peu petite, mais ça dit "Entrée interdite aux autos et aux voitures attelées".)
Comme d'hab', un assortiment de petits gâteaux pour celui ou celle qui trouvera le nom de la rue et le numéro.

Et la réponse à la question précédente, c'était "l'université de Rennes 2".
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