mercredi 11 novembre 2009

Vacances et chat perdu

Toute l'équipe du Café Clochette est en vacances jusqu'à mercredi prochain...

Je vais en profiter pour chercher mon chat. Timirrou a disparu depuis hier soir, mardi. Il est probablement quelque part dans le quartier, mais ce grand timide et grand stressé ne se laisse pas facilement approcher. J'espère que tout ça se terminera bien...
Si vous le voyez, appelez-moi, vous pouvez me joindre au 02 99 35 80 89.


A bientôt

lundi 9 novembre 2009

Qu'est-ce qu'être Français ?

Autrement dit, qu'est-ce que c'est, ce que l'on a, quand on est Français ?

Est-ce... une histoire commune, qui nous distingue des autres (ceux qui ne seraient jamais entrés dans l'Histoire, comme qui dirait, par exemple...) ?
Est-ce... un patrimoine commun que les autres n'ont pas ?
Est-ce... une langue commune, avec son histoire et ses évolutions, différente de celle des voisins ?
Est-ce... un bout de territoire aux frontières duquel les autres doivent s'arrêter faute d'être comme nous ?
Est-ce... une histoire d'argent, tout le monde cotisant au même pot commun (et se jugeant mutuellement à l'aune de leur cotisation respective) et tant pis pour les autres ?
Est-ce... un ensemble de rituels et d'habitudes héritées des anciens, transmises et distordues, et auxquelles on tient par sentimentalisme, par habitude, ou parce que ça nous fait des racines ?
Est-ce... un ensemble de symboles, de frontons, de dictons et de héros ?
Est-ce... ce que nous mangeons et ce que nous buvons et nos façons de le faire ?
Est-ce... une culture, des films, des mots, des images, des mouvements ou des sons ?
Est-ce... ce qui nous distingue de ce qui n'est pas nous ?


Ou est-ce... un droit universel ?

Le droit à ces choses que nous avons déjà.
Le droit à un système de santé qui permette à tous de vivre le mieux possible.
Le droit de disposer de quoi boire à notre soif, manger à notre faim.
Le droit de partager notre humanité pour lutter contre la solitude.
Le droit à être logé dignement.
Le droit à une éducation pour tous, afin que chacun consacre à l'intelligence toutes les chances qu'elle peut avoir.
Le droit à un Etat qui fonctionne, où les pouvoirs s'équilibrent, où tous peuvent participer.
Le droit à la liberté de croire et de s'exprimer, la liberté de créer et d'inventer, la liberté de rencontrer et d'apprendre, la liberté de défendre ses convictions et de refuser l'inacceptable.
Le droit à la volonté de faire en sorte que chacun profite au même titre de ces droits dits de l'homme, qui sont aussi de la femme et de l'enfant, juste par la grâce de leur commune humanité.
Le droit à un idéal d'humanité.
Le droit à l'idée qu'à l'aune de tout ça, du coup, personne d'entre nous ne pourrait se dire tout à fait Français...


En contrepartie d'un droit, il y a des devoirs.
Devoir de participer à la maison commune. Celle qui brûle ou qui ne brûlera pas ; celle qui se contruit chaque jour, à tous les niveaux de décision et même chez ceux qui ne croient pas avoir voix au chapitre ; celle que construisent nos enfants à la minute où il apparaissent sur cette terre ; celle qui se tricote dans les liens qu'on entretient chaque jour les uns avec les autres.
Devoir d'espoir. Ne pas se résoudre à baisser les bras. Toujours croire qu'on peut arriver à mieux.
Devoir de respect pour ce qui existe mais plus encore pour ce qui doit devenir.
Devoir d'aider ceux qui n'ont pas encore nos droits à les acquérir peu à peu.


Etre Français, à mon avis, ce n'est pas ce que l'on a... c'est un chemin vers ce que l'on espère devenir.

samedi 7 novembre 2009

Et pourtant elle marche



26 novembre 2010 : le Café Clochette a un an !
*

La petite entreprise qui ne payait pas de mine et sur qui il fallait avoir la confiance chevillée au corps pour parier il y a un an existe toujours, après de nombreuses péripéties dont les lecteurs de ce blog ont pu vivre quelques développements en temps réel. Aujourd'hui, à un an, elle marche ! ça tremblote encore un peu, on s'accroche toujours aux murs et aux tables, mais on a quitté l'étape du quatre pattes... Et très bientôt, n'en doutons pas, elle me laissera même dormir la nuit !
Avec la nouvelle devanture, la végétalisation de la façade et l'enseigne, elle s'est faite jolie pour célébrer dignement ce moment inoubliable : un an déjà !
Le jeudi 26 novembre, jour de son anniversaire, le Café Clochette sera ouvert à tous ceux qui ont cru à l'aventure, qui le pinceau ou le tournevis à la main, qui par ses compétences diverses et variées, à ceux qui depuis un an font vivre ce lieu en y animant des rencontres ou en venant, tout simplement, y passer un moment. Vous serez les bienvenus à partir de 18h30 autour d'un buffet de petits gâteaux et de petites bulles.
Fêtons ça dignement !



* Une lectrice attentive me fait remarquer qu'en 2010, le Café Clochette aura... deux ans. Hum. Ca en dit beaucoup sur quelque chose, mais là tout de suite je n'arrive pas à mettre le doigt sur quoi ! A part que mon intellect est structuré comme un filet de pêche ces derniers jours, peut-être... Bravo Milène pour cet oeil de lynx !

vendredi 6 novembre 2009

Lacantatrice chauve

Le saviez-vous ?
L'inconscient est structuré comme une baballe.*







* © PAG

jeudi 5 novembre 2009

Intérimmédiatterissage forcé

- Allo, ici l'agence d'intérim Machin, je me demandais...
- Oui ? bonjour.
- Euh, oui, bonjour, alors je me demandais...
- Vous êtes une agence d'intérim ? vous placez des gens dans des restaurants ? vous connaissez bien le milieu, alors ?
- Ah oui très bien, d'ailleurs, je me demandais...
- Est-ce que vous auriez l'heure, je vous prie ?
- Euh... il est onze heures trente-deux. Est-ce que...
- Dites-moi, que fait-on dans un restaurant à 11h32, à votre avis ?
- Euh...
- Je vais vous le dire. A 11h32, on est en train d'envisager l'exil au fin fond de sa couette en se demandant pourquoi on a eu l'idée saugrenue de jouer à avoir un restaurant, on touille la sauce qui attache en égouttant la salade, on écrit la carte des petits pour la mettre à jour, on compte les serviettes et on met les verres, de préférence pas dépareillés. Parfois, on coupe aussi le pain, on remplit les carafes et on sort les assiettes. Il arrive également qu'on mette à chauffer ce qui doit être servi chaud et qu'on aligne les bacs de ce qui doit être servi froid, après avoir nettoyé le plan de travail de fond en comble. Une fois de temps en temps, on décroche le téléphone pour prendre une réservation. Mais jamais, au grand jamais, on ne discute avec une agence d'intérim spécialisée dans la restauration et qui est supposée savoir qu'à 11h32, on a autre chose à faire que discuter avec elle. Jamais. Vous voyez où je veux en venir ?
- Euh... Je vous dérange, c'est ça ?
- Pas exactement. Comment dire ? Vous m'enquiquinez, voilà. Bonjour chez vous.
- Euh... à quelle heure je peux vous rappeler ?

La ténacité, c'est une grande qualité.
Mais pas à 11h32.
Enfin... 11h42, maintenant.

mercredi 4 novembre 2009

Godot en vacances

Je vous ai déjà dit que j'avais fait du théâtre ? Ah, je vous en bouche un coin, là ! J'étais même tellement douée qu'on m'avait confié le rôle-titre dans une célèbre pièce de Samuel Beckett. Enfin ce qui aurait dû être le début de la gloire a lamentablement sombré dans une absurde obscurité, allez savoir pourquoi.
Je ne sais pas trop pourquoi je vous raconte tout ça, en guise d'introduction à l'annonce d'une semaine de vacances de votre cafelière, la semaine prochaine. J'ai tranché : l'oisiveté est mère de tout repos. Alors c'est décidé, je me repose ! La semaine du 9 au 15 novembre, le Café Clochette sera fermé. Il rouvrira le mercredi 17. Je serai à nouveau absente du 20 au 22 mais une surprise vous attend : le Café Clochette sera ouvert malgré tout et vous allez voir ce que vous allez voir ! je regrette presque de ne pas être là, pour voir ça moi aussi. Ensuite le 26 novembre, nous fêterons dignement le premier anniversaire du Café Clochette, eh oui, mais je vous en reparle bientôt.
Mais avant tout ça, cette semaine il y a une soirée qui promet d'être passionnante. Jeudi 5 novembre à 20h30 : soirée débat organisée par l'association Communiquer avec bienveillance, sur le thème "Comment mettre en pratique la communication bienveillante ?". Renseignements auprès de Bérangère (06 80 81 58 97), http://blog.bienveillance.org/.
Mais là je vous laisse, je compte partir en vacances avec panache, sur des plats mitonnés avec amour toute cette semaine. Aujourd'hui, c'est rougail saucisse, parmentier de canard confit et moelleux aux céréales. Et les desserts, ah les desserts...

mardi 3 novembre 2009

Dinard de vivre à la bretonne


Hier, nos pas nous ont conduits à Dinard, poussés sans doute par une bonne étoile. Nous y fîmes une rencontre des plus belles sur les rochers, avec une petite fille qui attrapait des crevettes grises avec son épuisette jaune et ses parents. Vous savez, une de ces rencontres où vous avez l'impression que votre bonne étoile a tout fait pour vous pousser par là ce jour-là ? Et quand tout le monde s'est séparé, c'est le coeur joyeux que MiniLoup et moi sommes allés nous restaurer à l'aide de moules-frites (l'autre grand classique de nos sorties à la mer, avec la galette jambon-oeuf) et nous balader dans la ville et sur le sable avant de rentrer sous la pluie. Ah que nos escapades sont jolies !
(Vous remarquerez sur une ou deux photos une des spécificités de la mer bretonne : elle penche. Ca m'a toujours étonnée.)



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