mardi 7 octobre 2008
Bonnes étapes et ti
Les hommes du feu
C'est donc hier que je me suis résignée à traîner un MiniLoup pas coopératif du tout à la caserne St-Georges. Nan c'est pas vrai ; je m'y suis rendue le pas guilleret, précédée d'un MiniLoup qui est, je vous le rappelle, dans sa phase camions et engins divers. On y était en un clin d'oeil, à la caserne.
Je suis une faible femme. Si. J'avoue. Je ne résiste pas au cliché. Ces grands types athlétiques, quand même... Celui de l'accueil avait en plus le cheveu blond, l'oeil bleu et la fossette sympathique, et quand j'ai cessé de bafouiller il m'a orientée très aimablement "au fond de la cour, à gauche, premier étage", vers le service Sécurité. J'ai eu le temps de noter que les bâtiments sont magnifiques pendant que MiniLoup notait les tailles respectives des camions en présence, arrêtant sa préférence sur un camion rouge et argenté, une échelle sur le dos, qui attendait sagement sous un arbre. Tout était calme et je n'étais pas très crédible en disant "attention, dans une caserne il peut y avoir des camions qui partent à n'importe quel moment, reste près de moi", mais je n'en ai pas démordu. Les mamans ont de ces crises d'autorité parfois. Mais c'est comme ça : quand il sera grand, il pourra courir à toute vitesse dans une caserne de pompiers si ça lui chante, mais à 2 ans et demi, non. Ca lui ira bien le casque. Et les bottes, quand il fera un peu plus que du 23. Je lui tricoterai des mitaines pour l'hiver, pour ne pas qu'il ait froid aux mains en descendant le poteau en métal. Les jeunes filles elles aiment bien les grands gars en mitaines, il aura un succès fou... Hein ? quoi ? je m'étais assoupie je crois. Désolée.
C'est un sergent au sourire ravageur qui nous a reçus, MiniLoup et moi. Et qui m'a expliqué que la surface dévolue aux places assises en restauration ne devait pas excéder 19 mètres carrés, faute de quoi il faudrait que j'agrandisse la porte d'entrée. Humph ? agrandir la porte d'entrée ? Pour ceux qui connaissent ma maison, je vous vois déjà sourire, pour les autres je m'explique : la porte d'entrée de ma maison donne sur un sas séparé de la rue par des grilles en métal ouvragé. A gauche de la porte, le mur de la maison (environ 2 mètres d'épaisseur a priori), à droite, la vitrine. Ce qui signifie que pour agrandir la porte, il faut casser la vitrine. Aaaargh. Je pense que je vais me débrouiller pour que la surface dévolue à la restauration ne dépasse pas 19 mètres carrés. Si vous êtes serrés, ma foi vous n'aurez qu'à aller vous plaindre aux pompiers.
Le sergent a dit ensuite "Mais de toute façon, votre dossier va nous être transmis par les services de la mairie en même temps que la notice de sécurité." J'ai dû avoir l'air hébété. Il a cru que je me désolais d'être venue pour rien. Comme quoi on peut être pompier et distrait, parce que rien que l'air ravi de MiniLoup justifiait entièrement le déplacement et qu'on pouvait difficilement manquer le "Maman c'est un pompier, c'est un pompier hein maman, il est où le casque du pompier maman, maman tu crois qu'il a un camion le pompier ?" J'ai vite rectifié le tir en demandant "quelle notice ?", tout en commençant à turbiner du ciboulot. "Attendez, ça me dit quelque chose... Ah oui. Ca. Maintenant que vous le dites, sergent, c'est un truc qui a dû se perdre dans une pile sur mon bureau, votre notice, là. (Gros, très gros soupir)."
Il ressort donc de tout ça qu'il me reste une demi-douzaine de pièces à rassembler et un nouveau document à remplir, qui s'intitule "Notice descriptive de sécurité", qui est destiné aux ERP et que "le présent document dont toutes les rubriques sont à renseigner doit être joint OBLIGATOIREMENT à tout projet concernant les Etablissements Recevant du Public (Art. R 123-27)". Je le sais, parce que je l'ai sous les yeux pendant que je vous écris, ce fameux document. Le sergent me l'a donné. Merci sergent. Et dire que je vous trouvais sympa.
Enfin je ne peux rien refuser à votre sourire ravageur. Vous l'aurez, votre notice de sécurité. Une fois que je l'aurai remplie, relue, accompagnée des pièces indispensables, paraphée et signée en trois exemplaires pour la mairie et trois pour l'urbanisme, plus une pour la beauté du geste, ne soyons pas pingre, puis que la mairie l'aura reçue, paraphée, triée, classée, rangée, copiée, mise sous pli et envoyée, peut-être par pigeon voyageur.
Avec un peu de chance, j'ouvrirai pour Pâques. Mais je ne peux pas me plaindre. MiniLoup et moi, on aura au moins visité la caserne des pompiers.
lundi 6 octobre 2008
Gâteau bananes chocolat
Gâteau bananes chocolat
175 g beurre mou
175 g sucre en poudre
3 oeufs battus
250 g farine
2 cc bicarbonate de soude ou levure chimique bio
2 bananes
Fouetter le beurre et le sucre. Incorporer les oeufs, la farine et la levure (au robot il suffit de tout mettre d'un coup ; par contre à la main, il vaut mieux incorporer un peu d'oeuf et un peu de farine alternativement). Ajouter les bananes écrasées, bien mélanger.
Verser dans un moule sur du papier sulfurisé. Cuire 25-30 mn à 180°C. Pendant que le gâteau refroidit un peu, préparer le glaçage.
Pour le glaçage : 50 g beurre, 25 g cacao en poudre, 250 g sucre glace
Faire ramollir le beurre dans une casserole, ajouter le cacao puis le sucre glace. Bien mélanger, ajouter une ou deux cuillères d'eau pour faire un glaçage épais. Etaler à la spatule sur le gâteau encore chaud (c'est plus facile). Laisser refroidir entièrement.
Démouler puis couper.
D'aucuns, qui y ont goûté, me disent que c'est bon. Moi je sais pas, je n'y ai pas g... -- pourquoi vous riez ? on me croit jamais, moi. Pfff.
dimanche 5 octobre 2008
Vive l'hiver !
La preuve.
Bon allez j'arrête, on va finir par croire que je n'ai que ça à faire. Ah si, quand même, la conclusion, sinon vous n'allez pas dormir, je le sens bien :
Et 10 mn plus tard :
samedi 4 octobre 2008
Gâtabricot au chocolat blanc
Gâtabricot au chocolat blanc
300 g chocolat blanc
125 g beurre doux
3 oeufs
160 g sucre en poudre
1 sachet de sucre vanillé (le premier de la pile, c'est mieux)
180 g farine sans gluten (la mienne combine maïs, fécule de pomme de terre, riz et soja)
2 cuillères à café bicarbonate de soude
125 g abricots secs
Faire fondre à feu très doux la moitié du chocolat blanc avec le beurre. Pendant ce temps, faire mousser au fouet (électrique, c'est moins fatigant) les oeufs, le sucre et le sucre vanillé jusqu'à ce qu'ils aient doublé de volume. Incorporer le chocolat et le beurre fondus, puis la farine et le bicarbonate. Concasser le reste du chocolat, couper les abricots en tout petits morceaux, verser la moitié de chaque dans la pâte, mélanger.
Verser la pâte dans un moule carré ou rectangulaire pas trop grand et recouvert de papier sulfurisé. Couvrir du mélange chocolat/abricots qui reste. Faire cuire à 180°C jusqu'à ce qu'une lame ressorte sèche (40 mn pour moi, à surveiller).
J'ai aussi fait des "Barres bananes chocolat" dont la recette est tirée du même recueil, mais je vous en parlerai une autre fois.
vendredi 3 octobre 2008
D'un bond
C'est l'histoire d'un type qui participe à un concours de nouvelles. Il s'agit de compléter le début d'un texte qui ressemble à ça :
"D'un bond, il se libéra."
J'y repense souvent en ce moment.
Si vous m'entendez marmonner au retour d'une expédition administrative "d'un bond, je me libérerai", vous saurez dorénavant à quoi je fais référence.
mercredi 1 octobre 2008
Et pourtant, elle marche
Si vous passez régulièrement, vous devez savoir que je faisais une légère fixation sur ma machine à café. Pour le dire gentiment - car j'aime parfois à être gentille avec moi-même, ça rend la cohabitation plus facile - j'étais donc quelque peu obnubilée par l'image idéale de la machine à café qui allait prendre place un jour, très bientôt, dans ma cuisine. Et voilà que le week-end dernier, j'ai acquis une machine d'occasion. Et voilà que je l'ai attendue. Pas longtemps. Et oui : et voilà, elle est arrivée. Ce matin. Par la poste et par une journée pluvieuse, mais elle était bien emballée. Film des événements et commentaires de ma pomme.
Voici donc la bête, bien emballée comme je disais. La brigade du niffage, représentée par Miss Clochette, s'est présentée pour faire son boulot.
Ces deux-là m'ont donc dépiauté mon paquet en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "croquettes". Ils sont particulièrement efficaces. Il faut dire qu'au tarif où je les paye... Ah ben oui, je les paye, qu'est-ce que vous croyez ? Ils se sont constitués en syndicat et futés comme ils sont, ils ont fait indexer les clopinettes (la monnaie locale) sur le cours du pétrole. Donc j'en suis sévèrement de ma poche, mais ça vaut la peine. Parce que j'ai tout le spectacle qui va avec l'accomplissement des tâches les plus ordinaires.
Voiture à cheval
(La photo est un peu petite, mais ça dit "Entrée interdite aux autos et aux voitures attelées".)
Comme d'hab', un assortiment de petits gâteaux pour celui ou celle qui trouvera le nom de la rue et le numéro.
Et la réponse à la question précédente, c'était "l'université de Rennes 2".
mardi 30 septembre 2008
Ateliers d'écriture
De temps en temps, j'aime assez me laisser rattraper par la passion des mots écrits, même dans cette histoire de salon de thé/restaurant/coin jeu/petite cour/home sweet home de machine à café et autres électroménageries/prétexte à CERFAS en bataille, inutile de rayer la mention inutile, il n'y en a pas. Il me vient donc un titillement d'envie d'espoir, celui de proposer des ateliers d'écriture à taille de petits. Comment ça peut marcher, ça ? Mettons autour d'une table quelques enfants qui savent un peu parler, quelques parents qui savent un peu écrire, de quoi faire des dessins, collages et autres gommettes et voyons ce qui peut se passer : les petits racontent une histoire, les grands l'écrivent, les petits l'illustrent, les grands la cousent pour en faire un petit livre. C'est pas beau ça ? Avec toutes les variations possibles et imaginables bien sûr ; on peut même imaginer que ça parte dans tous les sens, avec des histoires fantastiques écrites en collaboration avec le chat. Ou des dessins-collages de graines. Ou un petit théâtre pour jouer ce qui vient de s'écrire.
Bon, cette idée n'est pas parfaitement au point. Mais c'est ça qui me plaît. Du moment qu'il y a un petit fil à dérouler au départ, on peut aller très loin dans l'imagination, qu'on ait 4 ans ou 32 ou 67. Des dragons... et des fées... et des chats... et des princes... et des écoles en pâte à papier...
Si on rajoute à ça un goûter et des traces de chocolat sur le papier... Il y a de quoi faire des chefs-d'oeuvre. Non ?
lundi 29 septembre 2008
Crrrroustillants aux amandes
Crrrroustillants aux amandes
1 blanc d'oeuf
50 g sucre glace
un sachet d'amandes effilées
Mélanger le blanc d'oeuf et le sucre glace (50 g c'est en théorie, moi je fais au pif et c'est très bien aussi) avec un petit fouet, juste pour blanchir un chouia, pas pour monter en neige. D'ailleurs si vous êtes pressés, contentez-vous de mélanger sommairement, ça ira très bien aussi. Ajouter les amandes, mélanger délicatement pour ne pas les casser. Enfin si vous voulez les casser, ça peut se faire aussi.
Poser de petits tas (ou gros, au choix) sur la plaque du four couverte de papier sulfurisé, enfourner à 180°C et surveiller : il faut sortir la plaque au moment où les gâteaux sont dorés, pas plus. Là, je vous recommande de suivre la recette, mais c'est vous qui voyez.
Si vous avez l'âme aventureuse et/ou gourmande, vous pouvez faire un genre de florentins en faisant fondre un peu de bon chocolat et en le badigeonnant au pinceau sur le côté plat des gâteaux. Ou pas. C'est comme vous voulez.
dimanche 28 septembre 2008
LA machine
La voici la voilà... J'ai fait l'acquisition d'une machine à café d'occasion qui réunit les qualités que je recherchais. Seul problème, elle a l'air assez ancienne et ne serait plus acceptée par les services de réparation de la marque. Donc on va voir. Pourquoi au futur ? parce qu'elle n'est pas encore arrivée. Je vais être sur des charbons ardents toutes les matinées qui viennent, et le facteur des colis risque de se lasser assez vite de la trublionne sautillante qui va le guetter tous les matins. Tant pis, j'assume. J'ai trouvé ma machine à café ! Youhou !
samedi 27 septembre 2008
In minot veritas
Mon adorable loupinet a le don - quel enfant ne l'a pas - d'évoquer la réalité de telle façon qu'elle apparaisse à la fois nécessaire et saugrenue. Vous pouvez être sûr que toute phrase qui commence par "Maman, pourquoi le monsieur..." va obliger à des contorsions de langage pour expliquer tel ou tel trait vestimentaire, cheveu abondant ou bouton sur le nez au jeune curieux sans blesser l'objet de sa curiosité. Tout parent le sait, et s'habitue peu à peu, au fil des années, à ces obligations sociales et éducatives mêlées. Là où ça se corse, c'est quand le minuscule s'arrête à un détail qui vous avait toujours échappé et avait toutes les chances de continuer à vous échapper n'eut été le regard acéré du filou brindacier.
"Maman, t'as vu... les étoiles elles ont des yeux, elles regardent dans les trous du ciel."
"Oui, je vois mon fils."
"Pourquoi ?"
"..."
Parfois, c'est moins poétique, quoique tout aussi instructif pour la pauvre maman éreintée qui ne comprend rien à la réalité qui nous entoure, mais heureusement MiniLoup est serviable et aime à expliquer les choses, juste après les avoir décortiquées. Et vous noterez qu'il est très impressionné par les travaux entrepris dans notre maison.
"Maman, pourquoi les tractopelles elles ont une pelle ? et pourquoi elle est devant ? et pourquoi moi j'en ai pas ? je voudrais bien un tractopelle."
"Tiens, pour quoi faire ?"
"Ben maman, tu as pas vu ? il faut faire un trou dans le salon."
"Un trou ? pour quoi faire ?"
"Pour utiliser le tractopelle."
"Ah bon ?"
"Oui. Et puis comme ça, ça utilise la pelle, parce que tu as vu ? les tractopelles elles ont une pelle."
Que l'adulte qui n'a jamais rêvé de fracasser son salon à coups de pelle de tractopelle lui jette le premier gravillon. Il le mettra soigneusement dans le camion benne. Avec la pelle du tractopelle.
jeudi 25 septembre 2008
Des rides à l'oreille
mercredi 24 septembre 2008
Et vla ti pas...
... ksa r'commence...
Voici la réponse à une demande d'information de ma part (ça m'apprendra à vouloir m'informer, certes, mais c'est o-bli-gé de s'informer) :
Bonjour,
Comme suite à votre demande, je vous prie de trouver les éléments demandés :
- Un formulaire de déclaration préalable et sa notice explicative :
13409pa.pdf
2_formulaire_de_declaration_prealable_cle2a6e37-1.pdf
Ce document avec les pièces demandées est à remettre à la Direction de l'urbanisme, service Droit des Sols, 71 rue Dupont des Loges - 35031 RENNES CEDEX.
- Une notice de sécurité, la réglementation en matière de sécurité incendie et d'accessibilité aux personnes handicapées :
- Notice sécurité DAJD ERP 5ème cat.pdf
- typepepopxpu.pdf
- mobilier acces.pdf
- Accessibilité1.pdf
- Accessibilité2.pdf
- Accessibilité3.pdf
- Envoi de documents exploitant pour AT 3.doc
Les éléments en sécurité et en accessibilité seront à transmettre au service DAJD-ERP, 12 rue de Viarmes, 35031 RENNES CEDEX.
Toutefois, l'ensemble du dossier peut être envoyé au service DAU-DS.
Cordialement
Bon. Ben si vous me cherchez, vous savez où me trouver. Je gratte.
[Merci à tous ceux qui m'ont envoyé des messages de réconfort ici ou sur mon adresse perso, suite au billet d'hier matin. Comme disent nos amis anglosaxons : "it means a lot to me". Pour de vrai. La preuve, aujourd'hui ça va mieux. Enfin ça allait mieux jusqu'à ce message ! Non, sérieusement, ça va. Allez hop. Au boulot.]
mardi 23 septembre 2008
Marre
dimanche 21 septembre 2008
Carré ? ou rond ?
Anneaux croustillants au fenouil
Anneaux croustillants au fenouil
375 g farine
55 g sucre en poudre
1, 5 cuillerée à café de levure chimique bio
1 à 2 cuillerées à soupe de grains de fenouil
1 cuillerée à café de gros sel gris
80 ml martini (ou alcool équivalent)
125 ml huile d'olive
1 jaune d'oeuf
Mélanger les ingrédients secs : farine, sucre, levure, grains de fenouil, gros sel. Fouetter le martini, l'huile d'olive et 80 ml d'eau et incorporer le tout au mélange de farine. Bien mélanger. Pétrir rapidement puis partager la pâte en 12 boulettes que l'on transforme en boudins, fermés en anneaux. Poser sur une plaque couverte de papier sulfurisé (il faut 2 plaques en tout). Mélanger le jaune d'oeuf avec un peu d'eau et dorer les anneaux au pinceau.
Cuire à 180°C pendant 20 minutes, puis réduire à 150°C pendant encore 15 à 20 minutes. Mettre à refroidir sur une grille.
Ces anneaux se conservent très bien. Peu sucrés, on peut les servir en accompagnement d'une soupe, d'une salade ou de fromage, ou alors à l'apéro.
A recommander aux mamans allaitantes : l'alcool disparaît à la cuisson et le fenouil est galactogène !
samedi 20 septembre 2008
Douanes, ô douanes
Comme hier.
Que les deux pattes gauches du minuscule canidé supposé touchent ensemble le sol de la chambre du petit féroce, et la journée s'annonce orageuse.
Ce fut le cas hier, donc.
C'est en traînant la jambe que mon fiston a bien voulu, tout maugréant, m'accompagner chez les douaniers, une expédition qui s'annonçait pourtant sous les meilleurs auspices puisqu'il faisait un temps radieux, et quel meilleur temps que radieux pour rendre visite à des gens notoirement casaniers (vu que quand même, ils sont chargés de surveiller les frontières et donc de n'en pas bouger beaucoup), donc aimant la chaleur du soleil comme le lézard son mur tiède ? Comment ça, je raconte encore n'importe quoi ?
Bref. Hier.
Le bureau des douanes est coincé entre un hotel de petite catégorie et un entrepôt destiné au matériel d'équipement des routiers (je crois, j'étais occupée à chanter à tue-tête pour amuser MiniLoup et je n'ai pas fait autant attention que je l'aurais dû aux détails à vous destinés). Sur la porte principale, une inscription sommaire tirée sur une imprimante incertaine : "Pour les débits de boissons, la porte au store bleu. A gauche". Je bifurquai. Toujours suivie d'un mammifère mal léché. Optai pour une des portes pourvues d'un store, d'une couleur aussi proche du bleu que le permettait une longue exposition à un soleil apparemment multi-centenaire. Entrai. Ressortis saisir le loup aigri et le conduire vers le bureau convoité. Saluai l'aimable fonctionnaire des douanes assis de l'autre côté. Et eus l'oeil aussitôt attiré par quelques dossiers mal dissimilés par une porte coulissante apparemment coincée.
"Bières : réclamations"
"Autres : réclamations"
"Bouilleurs de cru : réclamation"
Vous commencez peut-être à me connaître, je gamberge facilement sur les moindres détails et je m'apprêtais à me livrer à l'exercice habituel du remplissage de CERFA en amadouant un loupinet avec une chansonnette (ce qui est voué à l'échec mais deux ans et demi d'échec ne m'ont pas encore dissuadée d'essayer - rapport sans doute au fait que je ne m'entends pas chanter et que les fausses notes n'ont par conséquent pas le temps d'atteindre mon cerveau ; alors que celui de MiniLoup, si), tout en musant sur les raisons probables de la présence en ces lieux de dossiers aussi évidemment importants que "Bières : réclamations", "Autres : réclamations" et surtout "Bouilleurs de cru : réclamation". Pourquoi diantre au singulier pour les bouilleurs de cru ? D'ailleurs je ne savais même pas qu'il restait des bouilleurs de cru dans le département.
Je fus brutalement tirée de cette rêverie par 1) le hurlement du loupinounet excédé par la chansonnette et 2) l'extrême surprise de voir l'aimable foncionnaire se saisir lui-même d'un épais cahier de CERFA reliés, d'un stylo et d'une règle, tester le stylo sur un bloc prévu à cet effet, le saisir fermement et remplir lui-même le document. Avec une écriture digne d'un instituteur de la Troisième. En repassant trois fois sur les petites croix et en barrant à la règle, soigneusement, les mentions barrées. MiniLoup, saisi sans doute de mon saisissement, se tut. Un doux silence s'installa, à peine troublé par le chuintement du stylo sur le papier carbone.
Ce fut un moment d'une grande beauté.
Le reste n'a plus tellement d'importance. J'aurai vécu, une fois dans ma vie de créatrice d'entreprise, ce repos béni et j'aspirerai toujours à le retrouver. Et c'est pas demain la veille, j'vous jure. En tout cas, j'en ai oublié les Bières, les Autres et les Bouilleurs de cru. Allons, il faut savoir céder sur certaines choses pour atteindre au nirvana, non ?
D'un point de vue bêtement pratique, il ressort de tout ceci que j'ai le droit désormais de vendre des boissons du groupe 1 et 2, soit des boissons sans alcool (eaux minérales, jus de fruits non fermentés, limonade, infusions, lait, café, thé, chocolat, boissons faiblement alcoolisées [richesse alcoolique ne dépassant pas un degré] et par tolérance : bières sans alcool ou désalcoolisées) et des boissons fermentées non distillées (vins, cidres, poirés, hydromels, bières, vins doux naturels soumis au régime fiscal des vins, crème de cassis, jus de fruits ou légumes fermentés comportant de 1 à 3 degrés d'alcool). Vous remarquerez que dans la deuxième liste figure de la crème de cassis. Et seulement de cassis. Les crèmes de fraises, mirabelles et autres rutabagas ne peuvent pas entrer dans la composition de kirs vendus au Café Clochette. Sachez donc que ce ne sera pas de la mauvaise volonté de ma part, seulement un souci de respect des réglementations en vigueur.
MiniLoup s'est endormi sur le chemin du retour et s'est réveillé tout frais, tout dispos, tout rose et on est repartis à la chasse à la machine à café. J'ai une piste. En attendant de conclure l'expédition aux sources des machines à café où un Stanley, à n'en pas douter, m'accueillera un jour avec un "Docteur Clochette, je présume" avant de m'indiquer enfin le sentier conduisant à LA machine que je cherche depuis si longtemps, je n'ai qu'un conseil : si vous avez un petit ronchon à la maison, créez votre entreprise et débrouillez-vous pour avoir affaire au service des douanes. C'est radical. Un peu extrême peut-être, mais radical.
jeudi 18 septembre 2008
Tête de litote
Autre exemple : "Créer une entreprise prend un certain temps."
Oxymore : L’oxymore est une alliance de termes de sens contraire, dont le rapprochement est inattendu. Exemple chez Corneille : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles » (Le Cid, acte IV, scène 3).
Autre exemple : "La tendre âpreté d'un vin du terroir."
Ou : "Remplir des paperasses en vue de l'ouverture d'une entreprise est d'une extraordinaire banalité et d'un ennui revigorant."
Prétérition : C’est lorsqu’on affirme passer sous silence une chose dont on parle néanmoins.
Exemple : "Vous expliquer pourquoi j'ai choisi de vous parler d'autre chose que de l'ouverture du Café Clochette dans ce billet (vu que parfois, ça me court un peu sur le haricot cette histoire, parce que ça prend tout mon temps et que parfois, juste parfois, j'aimerais bien faire autre chose, encore qu'autre chose me prendrait du temps aussi, certes, je vois que vous êtes toujours aussi perspicaces de votre côté de l'écran) prendrait trop de temps."
mercredi 17 septembre 2008
Leckerli
La recette (très légèrement adaptée) vient de là, Pâtisseries maison de Florence Edelmann, chez Marabout :
Leckerli180 g amandes entières
75 g écorces d'agrumes confites en petits morceaux
450 g farine
1/2 sachet levure chimique bio
2 cuillerées à café de cannelle
450 g miel
180 g sucre
Glaçage : 110 g sucre glace, une cuillerée à soupe de jus de citron, 2 cuillerées à soupe d'eau.
Faire fondre le miel et le sucre à feu doux. Hors du feu, y ajouter les amandes grossièrement hachées au couteau et les écorces confites. Verser le tout dans le mélange farine + cannelle, pétrir. Mettre une feuille de papier sulfurisé sur la plaque du four, y étaler la pâte sur 1 cm environ, s'arranger pour lui donner une forme à peu près carrée.
Faire cuire à 170°C pendant 20 mn. Sortir du four et étaler le glaçage, couper des petits (ou gros) carrés. Mettre à refroidir sur une grille.
lundi 15 septembre 2008
Commerçante
Ca alors ! ça y est, je suis commerçante ! Enfin non, pas tout à fait, il reste une bonne demi-douzaine de pièces à réunir pour en arriver là, mais on se rapproche. En tout cas, quand j'étais petite, j'ai voulu être fermière-infirmière, institutrice, cueilleuse de fraises, écrivain pour les poulains et Heidi, mais commerçante, jamais. Pour moi une commerçante, c'était une permanente rouge avec des doigts boudinés qui me faisait très peur quand il fallait aller chercher le pain.
dimanche 14 septembre 2008
Boulettes de viande fâchée
Dans un grand saladier, un bol ou n'importe lequel de vos récipients favoris, balancez brutalement de la viande hachée (viande blanche de préférence : veau, porc ou poulet ; enfin moi ce que j'en dis). Vengez-vous un peu dessus à grands coups de fourchette. Ensuite, prenez des chips de maïs, trois ou quatre que vous séparez sans vergogne de leurs compagnes restées à gémir dans le sac, et brisez-les menu. Pendant que vous y êtes, écrabouillez des anchois avec, puis vlan, dans le mélange. Battre violemment un oeuf en omelette, le balancer rageusement dans la préparation précédente puis pétrir avec fureur. Si vous retrouvez dans vos placards des petits herbes fines (thym, origan, sauge), jetez-les dedans, sans casser le bol quand même. Au cas où vous vous êtes vraiment levés des pattes gauches, vous pouvez toujours ajouter du Tabasco. Mettre en boule les nerfs, je veux dire le mélange bien mélangé, faire des petits boulettes quoi (bon, vous comprenez rien aujourd'hui ou quoi ?), les faire revenir par la peau du cou dans une poêle sur toutes les faces (ben quoi, depuis quand les boulettes ont pas de faces ? zut), puis fourrer la poêle et son contenu au four jusqu'à ce que le tout soit cuit. Allez zou.
Voilà. Si spa bon et si zêtes pas contents, spareil, mais z'avez qu'à dire que c'est ma recette.
Et c'est tout. Sgroumph. Avec un riz chauffé. A blanc.
samedi 13 septembre 2008
Le passé, l'avenir
Ce qui me frappe, ce sont les très nombreuses heures passées devant mon ordinateur. Que ce soit pour mettre en forme le projet écrit, pour contacter les multiples acteurs qui accompagnent les futurs créateurs d'entreprise, pour entretenir une correspondance avec les artisans, les experts, les banquiers, les fournisseurs et les fans, pour pêcher des informations, pour mettre en forme des tableaux, pour trouver des recettes, du matériel et des idées variées... pour tout cela, l'ordinateur est à la fois un sauveur et un bouffeur de temps. Du coup, outre la solitude du goûteur de fond, seul dans sa cuisine face à ses fourneaux d'où émergent des trucs qu'il faut goûter (par pur devoir professionnel bien sûr) (et après on se demande pourquoi je n'ai toujours pas perdu mes kilos de grossesse) (enfin ça me rend confortable, on se console comme on peut), j'ai goûté aussi à la solitude de la virtualité. Une solitude toute peuplée de personnes étranges et attachantes. Des cuisinières émérites dont le blog pétille, des auteurs sans doute rigoureux et carrés de sites institutionnels rigoureux et carrés, des crayonneurs de génie qui me font rire et qui n'ont aucune idée de créer leur entreprise, heureux humains, des curieux qui dégottent, testent et jugent des appareils électroménagers bizarres, des amateurs qui créent un truc juste pour s'amuser et finissent par se prendre au jeu... des tas et des tas de gens qui font et défont la Toile tous les jours. Mais tout cela, bien sûr, reste au bout du mulot, de l'autre côté de l'écran, par-delà le clavier.
N'eût été la présence de MiniLoup et des chats, certains jours j'eusse été en passe de devenir une ermite tout à fait convaincante. Heureusement, la réalité a une façon bien à elle de vous revenir à la figure avec des clins d'oeil appuyés et force ironies du destin.
Parmi les rencontres dont je ne vous ai pas encore parlé, il y eut la CAF. Un titre alternatif à ce billet aurait pu être "quand la CAF cloche", parce qu'elle a cloché dans les grandes largeurs, ou pour le dire autrement, notre relation ne fut pas des plus lisses. Pour tout un tas de raisons, je pouvais semblait-il postuler à une exonération de charges sur la première année d'existence de l'entreprise, mais il fallait pour cela en passer par les fourches caudales de la CAF. De quoi vous faire tourner chèvre. Vous faire tourner en lait concentrique. Enfin bref. Premier rendez-vous : MiniLoup hurle qu'il veut voir les poisssssssonnnnnnns ! et refuse de rester près de moi, la conversation est pour le moins hachée et rapide. Je remplis un dossier entre deux sprints et repars échevelée. Premier courrier : "Madame, nous avons bien noté votre situation, merci de remplir le formulaire joint afin de nous informer sur votre situation." J'ai rempli. Et renvoyé, bien sûr. Deuxième courrier : "Madame, nous avons bien reçu votre formulaire de situation, merci de nous retourner le formulaire joint afin de nous faire part de votre changement de situation." Deuxième rendez-vous : "oui, je vois bien que votre situation n'a pas changé, ne tenez pas compte de ce courrier, c'est l'ordinateur qui l'envoie". Troisième courrier : "Madame, nous n'avons toujours pas reçu votre formulaire de changement de situation, sachez que cela vous expose à voir votre situation changer." Troisième rendez-vous : "et qu'est-ce que vous demandez déjà ? vous êtes sûre que vous y avez droit ? qui vous a dit ça ? ah je vois, d'accord, n'en tenez pas compte." Quatrième courrier : "Madame, nous avons noté que votre prestation était versée indûment, veuillez vous rendre au guichet afin de clarifier votre situation." Quatrième rendez-vous : "Madame, pourquoi n'avez-vous pas tenu compte du courrier précédent ? je veux dire pas le dernier, mais celui d'avant ? ah ? bon, je vois, n'en tenez pas compte alors. Mais là il va falloir refaire un dossier."
MiniLoup a beaucoup contemplé les poissons, j'ai beaucoup sprinté, et pour finir la situation "suit son cours". Je suis en passe de renoncer, vaincue par l'épuisement.
Il y eut aussi, bien sûr, les fournisseurs. Ce fut beaucoup plus sympathique. Chez Terra Libra, le commerce équitable de proximité, j'ai pu déguster un succulent thé avec des petits chocolats, MiniLoup a pu tester en live les jeux en bois du commerce équitable et la charmante hôtesse qui nous a reçus a dégoté une adresse de sage-femme de choc. J'ai fait provision de quinoa, de café zapatiste, de citrons confits, de chocolat à pâtisser et à tomber par terre et d'huile d'olive de Palestine que je ne vous dis que ça. Ce fut un excellent moment auquel je repense souvent au fin fond de ma cuisine (où je teste, donc, etc., voir plus haut). Le fournisseur de vins, c'est un jeune homme qui n'a jamais été pris en faute sur l'accord vin-mets, il a une base de données dans la tête et sait tout accorder avec tout, même si on lui demande un vin blanc pour aller avec un curry relevé. Le seul problème, dans cette magnifique cave où pétille au temps frais un feu roboratif (si, roboratif : sachez que chez moi c'est une qualité la roboration ; et que chez moi, roboration c'est un mot qui existe ; juste chez moi, certes. Bref.), le seul problème disais-je avant d'être fort impoliment interrompue par moi-même (de qui est cette citation ?), le seul problème c'est le saucisson. Impossible de rentrer dans - et a fortiori de sortir de - cette cave sans se pâmer d'envie de se couper une petite rondelle du saucisson qui, juste là sur le comptoir, semble n'attendre que ça, d'attraper un petit verre qui traîne et de s'installer pour l'apéro. Im-po-ssible. C'est une preuve de ma très grande force d'âme que jusqu'à présent j'ai toujours réussi à résister à cet appel du saucisson, mais jusqu'à quand, la question reste en suspens.
Sinon, pour revenir au présent, tout récemment je me suis fait remonter les bretelles par Mister C. Une des nombreuses subtilités de la création d'entreprise, c'est le choix d'une structure, d'un statut fiscal et de tout un tas d'options dont le commun des mortels n'a qu'une vague idée, moi comprise. Enfin un peu moins maintenant, mais l'histoire a prouvé que pas tellement moins. Je m'apprêtais à indiquer le 15 septembre comme date de clôture de l'exercice comptable. Je vois parmi vous sursauter violemment tous ceux qui ont une petite (ou grande, mais là c'est la bosse au plafond) culture comptable. Jamais, au grand jamais, il ne faut indiquer un milieu de mois pour clore l'exercice comptable. La raison exacte m'en échappe pour tout vous avouer, mais j'ai révisé ma copie sans moufter, vous pensez bien. J'ai mis le 31 septembre à la place. Hihi.
vendredi 12 septembre 2008
Le logo
Miroir
Suite du parcours, avec cette phrase de Montaigne qui accueille le public d'une grande institution rennaise, saurez-vous la retrouver ?
jeudi 11 septembre 2008
Boulettes de fruits secs
Boulettes de fruits secs
Passer au cône broyeur de l'Oscar, en alternant, des fruits secs (dattes, figues, raisins secs, pruneaux, abricots), des noix, noisettes, amandes, pignons (etc), des graines (courge, sésame, etc) et des écorces d'agrumes confites mais pas trop sèches. Former des petites boulettes à la main ou trouver des petits lutins qui vont le faire pour vous.
Le fin du fin, c'est de mettre au milieu de la boulette un truc qui croque sous la dent et qui surprend, comme une amande ou une noisette entière, ou alors un petit morceau d'écorce confite... laissez libre cours à votre imagination. Une personne de ma connaissance, des plus aimables et des plus créatives, ajoute des pépites de chocolat au mélange pour ses gars et ça leur plaît beaucoup, paraît-il.
Et le fin du fin du fin, c'est de rouler le tout dans de l'amande hachée ou des graines de sésame légèrement toastées.
mercredi 10 septembre 2008
Looooooong cercle
mardi 9 septembre 2008
La Leche League
LLL, donc, c'est une association au service des mères qui allaitent. Elle se présente ainsi :
On connaît bien maintenant les avantages de l’allaitement pour la santé de l’enfant (moins de maladies infectieuses, moins d’obésité...), la santé de la mère (diminution du risque de cancer du sein, entre autres), la relation mère/enfant, l’augmentation de la confiance des femmes en leurs capacités.
Pourtant, malgré une nette amélioration ces dix dernières années, la France se traîne toujours en queue de peloton en ce qui concerne les taux d’allaitement. Alors qu’en Suède ou en Norvège, 99 % des bébés sont allaités à la naissance, ils ne sont que 64 % en France, et ce chiffre baisse très vite dès les premières semaines.
Les raisons de ce retard sont multiples : historiques (importance du phénomène de mise en nourrice), idéologiques (contrairement au féminisme des pays du Nord, le féminisme français assimile encore trop souvent la maternité et donc l’allaitement à un esclavage), éducatives (manque de formation des professionnels de santé : deux heures sur le sujet pendant les sept années d’études médicales générales).
C’est ce qui explique que beaucoup de femmes qui souhaitaient allaiter (73 % d’après les sondages) échouent très rapidement dans leur projet, dès les premiers jours après l’accouchement.
Et c’est ce qui justifie l’existence d’une association comme La Leche League qui, par un soutien de mère à mère, vise à aider toutes les femmes souhaitant allaiter, en leur transmettant l’art, le savoir-faire de l’allaitement.
LLL est une organisation internationale qui a fêté ses 50 ans en 2006, et est aujourd’hui présente dans près de 70 pays. Elle travaille en collaboration avec l’Unicef et l’Organisation Mondiale de la Santé.
En France, elle existe depuis 1979 et compte actuellement 170 antennes locales sur le territoire. Ses animatrices sont des mères bénévoles qui ont elles-mêmes une grande expérience personnelle de l’allaitement et ont reçu une formation tant sur le plan technique que relationnel. Elles organisent des réunions mensuelles où chacune peut venir, pendant la grossesse et plus tard avec son bébé, rencontrer d’autres mères qui allaitent, poser les questions qui la préoccupent, et trouver ce soutien moral qui manque si cruellement aux jeunes mères dans nos sociétés.
Les animatrices sont également disponibles au téléphone, pour des questions très variées (comment continuer l’allaitement après ma reprise de travail ? puis-je prendre ce médicament en allaitant ? mon bébé réclame très souvent, est-ce que j’ai assez de lait ? etc., etc.).
Je ne fais pas partie de La Leche League. En fait, je n'ai même jamais réussi à aller à une seule réunion... Mais je suis heureuse d'annoncer que les réunions "bambins" de la région rennaise vont se tenir chez moi, au Café Clochette, à partir du 18 septembre. Pour information ou pour poser vos questions, vous pouvez appeler Eileen au 02 99 04 78 36.
dimanche 7 septembre 2008
"On y va"
samedi 6 septembre 2008
Poulet aux olives et au citron
Poulet aux olives et au citron
Mettre dans une cocotte un poulet coupé en morceaux, faire dorer à l'huile d'olive puis ajouter une cuillère de curcuma, une cuillère de paprika, une gousse d'ail écrasée. Quand tout est bien mélangé, ajouter des olives vertes, encore une ou deux gousses d'ail mais cette fois coupées en petits bâtonnets, des petits morceaux d'écorce de citrons confits au sel, un jus de citron et un petit verre d'eau, du poivre, très peu de sel. Donner un bon bouillon puis couvrir et laisser à feu doux jusqu'à ce que la viande se détache des os (une bonne heure).
Servir avec des pommes de terre vapeur ou cuites à l'étouffée dans un léger bouillon et légèrement glacées à l'huile d'olive.
vendredi 5 septembre 2008
Evariste and Co
Dans les magasins, pendant que MiniLoup cavale dans les allées, je rêvasse devant les machines à pain et les percolateurs. Pas tant devant les fers à repasser. Mais tout ce qui touche à la cuisine, ça me fait rêver, c'est comme ça. Le jour où j'ai découvert qu'il y avait une machine pour faire des frites avec une seule cuillerée d'huile, j'ai failli défaillir. Presque. Enfin pas vraiment, mais j'ai été très intéressée. Allez, mettons fascinée et n'en parlons plus.
Non non, on n'en parle plus. Parce que cette machine, elle n'est pas dans ma cuisine (d'ailleurs si j'en crois le grand-prêtre de la plomberie elle risque de ne jamais y être rapport à la place trop petite ou je ne sais quelle subtilité du même genre) et qu'aujourd'hui, j'avais l'intention de vous présenter une galerie de personnages qui habitent déjà (car malgré ce qu'en dit ce monsieur, je ne perds pas espoir qu'un jour j'arrive à caser cette machine-là) dans ma cuisine. Elle est compliquée cette phrase non ? Mais je suis sûre que vous arrivez à me suivre. Surtout si comme moi vous appréciez l'art machino-culinaire.
Donc aujourd'hui, hop : Prosper, Oscar, Evariste et Cie.
Commençons par Oscar. Le voici dans toute sa splendeur (ne tenez pas compte du casse-noix, c'est le dernier passe-temps de MiniLoup qui le trimballe partout) :
Prosper ! arrête de faire l'andouille et ôte cette pomme, non, encore une fois, Guillaume Tell ne viendra pas, il habite en Suisse ! Vous ne vous en doutiez peut-être pas, mais quand MiniLoup n'est pas là et que je m'ennuie, il arrive que je parle à mon électro-ménager. Je suis sûrement un peu piquée, certes oui. Et moi qui croyais avoir réussi à vous le cacher jusqu'ici.
Voyons... Oscar, Prosper, ah oui, il y a aussi Le Frigo. Il n'a pas encore de nom. MiniLoup sèche sur ce coup-là et moi je me suis habituée à l'appeler comme ça, je crains qu'il ne demeure Le Frigo ad vitam froidecanaram. Il est très utile comme support à recettes et machins divers et variés, y compris un aimant en forme de vache à tête de loup et corps de grenouille. Si, ça existe. Il y a encore Melody, la cuisinière de choc, la vraie, la pure, la dure, à qui rien ne résiste, ni sabayon ni cooky à la confiture de lait. Je plaisante, je n'ai jamais fait de sabayon.
Enfin, et nous aurons fait le tour des stars, voici Evariste. Avec sa gueule de soucoupe des cieux, il n'a pas son pareil pour aspirer les sols. En pleine action :
Je me demande qui de MiniLoup ou des chats s'amuse le plus lorsque je mets Evariste au travail. Encore qu'une petite étincelle dans le voyant de contrôle du dit Evariste me suggère que c'est peut-être lui qui rigole le plus. Je n'en jurerais pas, mais on ne sait jamais. Au Café Clochette, non seulement les objets sont animés, mais en plus ils ont une âme.
jeudi 4 septembre 2008
Héhéhé
Héhéhé. Farpaitement.
mercredi 3 septembre 2008
Snoopy est un plagiaire
Le truc voyez-vous, c'est que Snoopy est un abominable plagiaire. Parce que cette phrase, elle n'est pas de lui. Elle est de Edward George Bulwer-Lytton, un auteur victorien qu'on dit aujourd'hui mineur mais qui connut à l'époque un grand succès. C'était aussi un homme politique ; preuve s'il en est besoin que les hommes politiques peuvent très bien écrire. Ils peuvent très bien le faire ; quant à le faire très bien, c'est une autre question. Car si on se souvient aujourd'hui de Sir Bulwer-Lytton, paix à son âme, c'est beaucoup plus pour se moquer de lui que pour louer ses oeuvres. Oh, il eut certes de beaux élans d'inspiration, comme celui qui lui fit écrire "the pen is mightier than the sword" (la plume triomphe plus sûrement que l'épée). Il signa aussi un roman très dérangeant, Eugene Aram (1831), basé sur la vie d'un personnage réel. Mais il eut aussi des moments moins inspirés. Comme pour l'incipit (la phrase d'ouverture) de son roman Paul Clifford publié en 1830. Je cite.
It was a dark and stormy night; the rain fell in torrents--except at occasional intervals, when it was checked by a violent gust of wind which swept up the streets (for it is in London that our scene lies), rattling along the housetops, and fiercely agitating the scanty flame of the lamps that struggled against the darkness.
On pourrait le traduire ainsi :
C'était une nuit obscure et orageuse ; la pluie tombait à torrent - sauf durant de brefs instants où elle était mise en échec par une violente bourrasque qui balayait les rues (car la scène se situe à Londres), faisait trembler les toitures et s'agiter violemment la faible flamme des lampes qui luttait contre l'obscurité.
Ce n'est pas du léger. En fait, cette phrase en est venue à représenter pour les anglo-saxons une forme de style littéraire des plus pesants, emberlificoté et pompeux. Il existe même un prix littéraire qui récompense chaque année le pire du pire en matière d'incipits ridicules ; ça s'appelle le Prix Bulwer-Lytton, c'est organisé par un professeur de San Jose State University, la compétition y est rude et c'est hilarant. Que les auteurs me pardonnent si je ne respecte pas leur prose dans ma traduction, je mets pourtant tout mon art à en rendre la profondeur abyssale. Cette année, c'est un certain Garrison Spik qui a gagné, avec la phrase suivante :
Theirs was a New York love, a checkered taxi ride burning rubber, and like the city their passion was open 24/7, steam rising from their bodies like slick streets exhaling warm, moist, white breath through manhole covers stamped "Forged by DeLaney Bros., Piscataway, N.J."
Soit quelque chose dans le genre (j'ai hésité entre "blafard" et "laiteux") :
Leur amour était un amour new-yorkais, une ballade en taxi jaune dans l'odeur des pneus martyrisés sur l'asphalte, et, comme la ville, leur passion était ouverte 24h sur 24, 7 jours sur 7, la vapeur émanant de leurs corps comme de rues mouillées qui exhalent un souffle chaud, humide et blafard par des bouches d'égoût où l'on peut lire imprimé dans l'acier "Forged by DeLaney Bros., Piscataway, N.J.".
Mon préféré, c'est le gagnant de l'année précédente, Jim Gleeson de Madison dans le Wisconsin.
Gerald began--but was interrupted by a piercing whistle which cost him ten percent of his hearing permanently, as it did everyone else in a ten-mile radius of the eruption, not that it mattered much because for them "permanently" meant the next ten minutes or so until buried by searing lava or suffocated by choking ash--to pee.
En français, ça donne quelque chose comme ça :
Gerald commença - et fut interrompu par un sifflement suraigu qui lui coûta dix pour cent de sa capacité auditive à vie, comme à tous les autres êtres humains à quinze kilomètres à la ronde autour de l'éruption, encore que cela n'eut pas eu tellement d'importance car pour eux, "à vie" ne signifiait plus que les quelque dix minutes qui suivraient, jusqu'à ce qu'ils soient submergés par la lave en fusion ou suffoqués par des cendres étouffantes - à pisser.
mardi 2 septembre 2008
Tartelettes au Caranut
Tartelettes au Caranut
Pour la pâte :
225 g farine
30 g sucre glace
1 pincée de sel
75 g beurre
75 g margarine
1 oeuf
1 cuillerée à soupe de vinaigre blanc
3 cuillerées à soupe d'eau très froide
Mélanger la farine, le sucre glace et le sel, incorporer rapidement le beurre et la margarine du bout des doigts. Battre l'oeuf avec le vinaigre et l'eau, ajouter au mélange précédent, former une boule que l'on pétrit rapidement. Mettre au frais.
Pendant ce temps, préparer le Caranut.
Pour le Caranut (voir par ici et ici) :
250 g beurre salé
100 g chocolat noir
12 carambars
la moitié d'un sachet de poudre de noisettes
une boîte de lait concentré sucré
Faire fondre le beurre, le chocolat et les carambars. Ajouter la poudre de noisettes. Hors du feu, ajouter petit à petit le lait concentré. Réserver un tiers dans un bol, mettre le reste en pots qu'on conservera au réfrigérateur.
Dans le bol donc, ajouter le reste du sachet de poudre de noisette et un oeuf, bien mélanger.
Il ne reste plus qu'à cuire le tout. Foncer des moules à tartelettes ou à muffins avec des ronds de pâte. Faire cuire une quinzaine de minutes à 180°C, puis ajouter le mélange au Caranut et terminer la cuisson, 5 minutes devraient suffire, il ne faut pas laisser durcir, juste laisser prendre l'appareil.
Savourer. Et tomber par terre. Sinon je rembourse les carambars.
Edit du 7 janvier 2009 :
Plus simple et encore meilleur, il suffit de mettre du Caranut dans les fonds de tartelette à la sortie du four, plus de laisser fondre doucement dans le four éteint. Ensuite, on décore avec un petit morceau d'écorce confite. Et je rembourse toujours les carambars si ça vous plaît pas...
dimanche 31 août 2008
Armoire publique
Ne mettre dans cette armoire que les objets dont les clients sont avisés ou laisser un message sur le répondeur. Ceci ne concerne que les petits objets.
Celui ou celle qui retrouve l'emplacement stratégique de ce texte magnifique gagne ma dernière création pâtissière. Pour les autres pas de panique, la recette suit.
mardi 26 août 2008
Le docoteur des chats
Vivre dans un environnement hautement félinisé comme le mien a ses avantages (spectacle permanent, absence de rongeurs, pieds au chaud la nuit) et ses inconvénients (spectacle permanent, pieds attaqués la nuit). Et puis c'est une grande responsabilité. Il faut assurer le vivre et le couvert à ces petits filous, et je vous passe les exigences en matière de menu, si si je vous les passe, c'est mieux.
En ce moment, je les prépare en douceur, tous mes minets, à ne plus mettre une patte au rez-de-chaussée, dans ce qui sera l'espace réservé au salon de thé. C'est un peu dur de la comprenette, un chat, parfois. L'un dans l'autre, ça se passe pourtant plutôt bien, d'autant que MiniLoup a vite compris la manoeuvre et se hâte d'aller sautiller en poussant des cris suraigus au bas de l'escalier dès qu'une oreille velue fait mine de s'approcher. L'oreille est rarement suivie d'autre chose. On entend un crissement de griffes sur les marches puis plus rien. A part MiniLoup qui trouve ça tellement rigolo qu'il en remet une bonne couche, pour aider, parce qu'il sait bien qu'il participe à une grande oeuvre d'éducation féline. C'est un peu bruyant, mais on s'amuse bien dans cette maison.
Puisqu'on parle de félinité, il faut absolument que je vous fasse part du vocabulaire nécessaire à la survie en milieu félin, on ne sait jamais, ça peut vous servir un jour. Et puis vous pourrez toujours utiliser vos connaissances nouvellement acquises pour frimer lors de votre prochain dîner en ville et vous me bénirez in petto, je vous en saurai gré.
Il y a d'abord le taux de félinité, qu'on définit comme le nombre de félins au mètre carré ; plus il est haut, plus on a de chances de trébucher sur un matou quand on se lève le matin, quand on ouvre le frigo ou quand on croit être seul le matin dans la salle de bain et qu'on avance le pied distraitement vers une savate posée sur le tapis devant la baignoire. Attention, ne pas confondre taux de pot-de-glutinité et taux de félinité ; certains félins ne sont pas nombreux, ils sont juste collants. Dans ce cas, on introduira le concept de coefficient de foisonnement, s'il est non négligeable c'est que l'un au moins de la tribu griffue a tendance à fourrer sa truffe froide dans votre cou à la moindre prétention d'immobilité de votre part. La densité féline est la donnée la plus importante à prendre en compte, donc, dans un environnement comme le mien.
Un autre concept utile à connaître, c'est le taux de lapin. Il fut un temps où le papa de MiniLoup travaillait avec des gens qui fourmillaient d'idées baroques. Géniales, mais... oui, baroques. L'une de ces respectables personnes créa un jour le taux de lapin. "Tu vois, quand une cliente a prévu de commander, que nous on compte dessus et qu'elle ne commande pas, c'est comme si elle nous posait un lapin. Alors le taux de lapin, c'est le nombre de clientes qui ne commandent pas rapporté au nombre de clientes global." [Celui ou celle qui devine la profession du papa de MiniLoup gagne un assortiment de petits gatos.]
Donc, le taux de lapin adapté à l'engeance féline, c'est quand on a prévu qu'un chat serait là et qu'il est ailleurs. Quand on a épluché des crevettes, que d'habitude ça les rend fous à des kilomètres à la ronde et que là, pas la queue d'un. Quand on a changé la litière et que d'habitude, ils se précipitent pour l'inaugurer et que là, rien. Quand on a malencontreusement laissé une chaussette sous l'étendoir et que d'habitude, elle se retrouve à Perpette-les-Oisillons et que là, non, elle n'a pas bougé. Une seule et unique explication à un taux de lapin anormalement élevé : l'intervention de MiniLoup. Laquelle intervention implique souvent une porte de placard, un panier retourné ou une boîte-à-chat subrepticement refermée.
Quand je parle de boîte à chat, vous voyez à quoi je fais allusion ? C'est un truc dans le genre :
En règle générale (en tout cas depuis que Lady Clochette-la-Pucinette a cessé d'être d'humeur taquine sur mon lit à partir de 10h du soir jusqu'à environ 3h du matin, et sauf sieste intempestive de Timirou trop fatigué pour aller plus loin), elle ne sert qu'au transport jusque chez le docoteur des chats. Il y a le docoteur des gens, et le docoteur des chats. Le docoteur des gens laisse le matou lambda parfaitement indifférent, même le docoteur qui vient à la maison vérifier l'état de fonctionnement du bébé tout neuf (enfin lors de son arrivée ; quand le docoteur en question repart la robe imprégnée de pipi de tout petit bébé, là les narines félines frissonnent un chouia). Le docoteur des chats... Le docoteur des chats, c'est une autre histoire.On ne le fréquente pourtant pas si souvent et d'une année sur l'autre, on se dit qu'ils ont eu le temps d'oublier. Grave erreur. Une semaine avant le rendez-vous, alors qu'on pense à tout autre chose, ils ont pourtant l'air d'avoir la puce à l'oreille. Comme le docoteur leur administrera, en même temps que du vermifuge (et oui) un anti-puce, on ne s'en inquiète pas plus que ça et on continue à faire mine de ne pas y penser. Tout en étant vaguement inquiet de la tournure possible des événements. Et le jour J, paf. Quand je dis paf, vous pouvez imaginer tout ce que vous voulez, vous serez en dessous de la réalité. Bieeeeeeen en dessous.
Ils sont pourtant trois, maintenant, il leur faut donc trois planques pour se rendre invisibles et on a l'impression de connaître toutes leurs cachettes. Que nenni. Ils ont passé l'année à en dégoter trois de plus que l'année dernière, précisément pour cette éventualité. On passe donc des heures à les chercher, puis on se décide à être fourbe et on décortique des crevettes. Si tout va bien, que MiniLoup ne les a pas capturés plus ou moins par inadvertance, en principe le taux de lapin est égal à zéro et les minous se pointent. Si tout va bien. Mettons que tout va bien et passons à l'étape suivante : la capture.
Ahahahahaha (rire sardonique et épouvanté, parce que la prochaine visite approche à grandes enjambées de papattes poilues : J - 332 ; heureusement, la route est longue et la pente est faible).
La capture, donc. Il s'agit d'attraper des échantillons de la population féline jusqu'à ce que la dite population soit réduite à zéro dans la maison et se monte à trois dans les paniers. Sur le papier, c'est facile. Sur le lino, c'est dur. Parce que ça dérape le lino, ça glisse, ça permet à ces filochards de se carapatter plus facilement, même quand on les plaque au sol. Pour les coincer dans un coin, il faut être plusieurs, et même plusieurs nombreux. Avec toujours la possibilité de se faire escalader à toutes griffes et d'attraper du vide. On nous dit dans les livres de profiter de l'élément de surprise et de ne pas tergiverser ; il faut faire vite, en gros. Vite ! comme ils y vont dans les livres. Moi, si j'étais (ce qu'à Dieu ne plaise) l'entraîneur des athlètes pour les prochains Jeux Olympiques, j'instaurerais le régime croquettes/eau claire, je suis persuadée qu'il n'y a pas mieux pour tailler à n'importe quel mammifère une pointe de vitesse supersonique. Enfin mettons qu'un chat ait été enfin capturé par la peau du cou, qu'il renonce temporairement à gigoter pour tenter de s'échapper, et qu'on s'approche précautionneusement de la cage. Qu'on a coincée dans un coin, sur une table, pour limiter les possibilités de fuite. On pousse le chat en direction de la porte qu'on a pris soin d'ouvrir avant (oui, il arrive qu'on oublie, là il n'y a plus qu'à tout recommencer). Et là, je vous prie de bien vouloir faire passer votre imagination en mode Tex Avery. Visualisez un chat appuyé de toutes ses pattes sur les côtés de l'ouverture. Vous poussez, il pousse, rien ne rentre. Vous le faites pivoter d'un quart de tour, rebelotte. Vous feintez en faisant semblant de vous éloigner un peu pour observer un détail de la tapisserie, vous revenez mine de rien vers la table, hop direction la boîte, hop les pattes toutes droites, hop loupé. Trois comme ça. Il y en a trois à faire entrer.
Bon, mettons pour faire court qu'on a réussi à faire entrer les trois, chacun dans sa boîte [indicemment, penser à ne jamais prendre de rendez-vous chez le docoteur des chats avant 16h, histoire d'arriver à tout faire en s'y mettant après le petit déjeuner]. On installe les boîtes à côté de MiniLoup dans la voiture, un MiniLoup fasciné par toute la procédure et qui en reste coi, ce qui en soi est une nouveauté mais ce jour-là on n'a pas le temps de s'en ébahir. Donc les boîtes, hop, dans la voiture. Les chats ont horreur de la voiture. Tout le long du trajet, ils font une compétition de feulements stridents, de hurlements et de cris gutturaux, sans compter les griffes affolées contre les portes des boîtes. On arrive. Sourds. On se gare. Plus un bruit. On sort. Silence. On attrape les boîtes. Ils ont tellement diminué de volume là-dedans qu'on pourrait les mettre tous les trois dans la même. Mais on n'essaie pas, ah non. On se contente de faire les gens tout à fait blasés à l'idée d'emmener leurs animaux de compagnie chez le docoteur des chats et on rentre, les jambes tremblantes mais l'air déterminé. Ou le contraire, on ne sait plus, la fatigue aidant.
Une fois arrivés dans le bureau du docoteur, ils ressemblent, individuellement, à ça (cette photo vient d'un site très rigolo dont vous trouverez l'adresse à droite, juste là) :
On serre la main du gentil docoteur de chat chauve. Docoteur chauve. De chats. C'est sa spécialité. Les chats. Bref. Il est vraiment très gentil. Et lui aussi, tiens oui comme Mister C., il a l'oeil qui pétille. Peut-être parce que l'expérience aidant, il imagine dans sa tête à lui le périple qui a précédé notre entrée dans son bureau. Peut-être qu'il est juste pétillant de l'oeil de nature. Que son oeil pétille naturellement, quoi. (Rien que d'imaginer ce calvaire m'épuise, j'ai un peu du mal avec mes phrases, là.)
MiniLoup explore tout minutieusement. Il trouve les boules de coton, escalade la table, on lui montre qu'elle le pèse automatiquement, son esprit intègre ce fait hautement intéressant dont il pourra reparler lors du dîner, puis il s'assoit sur une chaise et attend la suite du pestacle.
La suite du pestacle est décevante, tout compte fait, après une si belle et foisonnante introduction. Chaque matou est posé, complètement prostré, sur la table, subit le pesage, se fait alcool-sur-une-boule-de-cotonniser le cou puis hop, en un tour de main la piqure est faite et il retourne tout seul dans sa boîte, comme s'il n'avait fait que ça toute sa vie. Une seule fois, Timirou a eu des velléités de fuite, mais il s'est empêtré dans les fils de l'ordinateur et a dû attendre qu'on le démêle pour sortir de là ; depuis, il se tient à carreau. Il faut dire que le docoteur le tient à l'oeil. Et un vétérinaire qui vous tient à l'oeil, tous ceux qui ont suivi mes aventures jusqu'ici le savent, c'est quelqu'un qu'on ne caresse pas à rebrousse-poil.
La journée se termine en général très calmement. Le taux de lapin monte en flèche et ne redescend, lentement, que le lendemain matin. MiniLoup fait part de son expérience en matière d'attrapage/transport/pesage de chats à tous ceux qui veulent bien l'écouter. Et le reste de la population humaine de la maison respire enfin, malgré l'inquiétude qui commence à pointer : J-364.
Ah oui, dernière nouvelle. Sidonie est partie. Je n'ai plus d'araignée au plafond. Bon vent, Sidonie. Tu me manques déjà.
dimanche 24 août 2008
Biscuits raisins cumin
200 g farine
1 cuillerée à café de bicarbonate de soude (ou de levure chimique bio)
75 g sucre
1 grosse cuillerée à café de graines de cumin écrasées
un zeste de citron
75 g beurre salé
50 g raisins secs
1 oeuf
1 à 2 cuillerées à soupe de lait (ou de lait végétal)
un peu de cassonade
Mélanger la farine, le sucre, le bicarbonate et les graines de cumin écrasées, ajouter le zeste, puis incorporer le beurre du bout des doigts le plus rapidement possible, comme pour une pâte à tarte.
Ajouter les raisins, puis l'oeuf battu en omelette et juste assez de lait pour faire une pâte. En faire un boudin que l'on roule dans du film alimentaire avant de le mettre au congélateur pour qu'il durcisse et soit facile à couper au couteau.
Découper des tranches, les poser sur du papier sulfurisé sur la plaque du four, les saupoudrer de cassonade et mettre à four chaud (180°C) pendant une petite dizaine de minutes. Ils doivent être un peu dorés autour et légèrement gonflés. Mettre à refroidir sur une grille puis conserver dans une boîte hermétique.