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lundi 20 juin 2011

Granularithé

Le docoteur des chats, l'autre jour, a prescrit à Timirrou des granules d'homéopathie. Perplexité sans fin de la cafelière félino-pourvue : comment administrer des granules à un chat ? Surtout s'il s'agit d'un chat du Café Clochette, habitué à voir les petits tubes bleus perchés tout en haut du vaisselier derrière le comptoir en cas de chute accidentelle d'un tout-petit dans le coin jeu - des tubes fort convoités par toute la population féline locale puisqu'on peut, d'un coup de patte, les envoyer valser joyeusement dans un recoin sombre où la cafelière, espèrent-ils en se gaussant, ne les retrouvera jamais. C'est sans compter, mes chatons, sur le déménagement qui nous pend au nez et qui va me faire explorer dans les moindres détails ces fameux recoins laissés à l'abandon ces dernières années. Je pense me trouver bientôt à la tête d'un trésor de tubes de granules, de sachets de sucre, de baballes en mousse et de diverses vis et autres boutons.
Bref. Donner des granules à un chat, c'est finalement comme donner des granules à un bébé : soit on lui fait suçoter, soit on les fait fondre dans un peu d'eau. Je vois mal mon Timirrou suçoter des granules simplement si je lui demande, il serait plutôt du genre à se débattre comme si ça vie en dépendait dès que j'essaie de lui faire avaler un truc même minuscule, même supposé "appétant" (la bonne blague). Quand à lui faire boire un peu d'eau, que voulez-vous, c'est un chat. Il ne boira qu'exactement quand il l'aura décidé, et donc selon toute probabilité en plein milieu de la nuit, ce qui m'obligerait à lutter contre le sommeil pour lui tendre une coupelle quand il commencerait à bailler de la façon si caractéristique qui précède un étirement en règle et un lapage délicat d'eau fraîche ; quand à laisser la gamelle d'eau en accès libre avec les granules subrepticement fondues dedans, ça signifie que les deux autres choupinettes velues vont s'y abreuver aussi. Je suis tout à fait perplexe.
Encore que ça n'est rien par rapport à la perplexité qui m'a saisie ce matin, au magasin des voitures. Je m'y connais encore moins en voiture qu'en psychologie féline. Un vendeur compatissant m'a repêchée au rayon des bidons d'huile (je crois que c'était de l'huile) où je m'étais égarée pour m'envoyer me perdre au rayon des autocollants en forme de lézards, alors que je cherchais un réhausseur pour MiniLoup. J'ai fini par laisser tomber et je suis allée faire une provision de citrons confits à Bélasie.
Car cette semaine, je m'amuse à refaire les mêmes plats que la toute première semaine d'ouverture du Café Clochette : bricks au thon, lasagnes chèvres-épinards, poulet au citron confit. Je me tâte pour refaire un chili con carne. Pour les desserts, ce sera brownie, cheesecake à la framboise, gâteau banane-chocolat. Sûrement panna cotta. Peut-être blondie aux abricots et chocolat blanc. Pourquoi ces précisions ? Parce que c'est la dernière semaine où vous pourrez venir goûter tout ça. Et où moi je pourrai cuisiner toutes ces succulences. Demain matin, j'irai pour la dernière fois faire les courses dans le magasin gigantesque où il fait très froid.
C'est la semaine des dernières fois. J'ai le museau humide et froid. Ce n'est pas chez moi un signe de bonne santé, juste de grande nostalgie. Mais ça va être une belle semaine, je le sens.

samedi 7 août 2010

Hep !


- Hep, serveur ! dites-moi, on est les seuls clients, là ? oui ? euh... c'est bon ce que vous faites à manger, au moins ? Ah, c'est juste que c'est l'été ? ah bon, si vous le dites... Bon, vous me mettrez une assiette de croquettes ? Comment ça "non" ? et après vous vous étonnez de ne pas avoir de clients ! forcément ! non mais des fois ! "non", qu'elle dit !

Ce soir, après le service, le Café Clochette met la clé sous la porte pour deux semaines. Nous vous retrouverons le mercredi 25 août dès midi.
Bonnes vacances à tous !

mercredi 30 décembre 2009

Dialogues d'un promeneur solitaire


- Tu dis ? quelqu'un sur une table ? naaaaan !
- Il y a un genre de proverbe, en anglais, qui dit que "ceux qui savent faire le font ; ceux qui ne savent pas faire l'enseignent, et ceux qui ne savent pas enseigner écrivent". Ninette, ma grande, tu n'as plus qu'à te choisir une carrière.

vendredi 6 novembre 2009

Lacantatrice chauve

Le saviez-vous ?
L'inconscient est structuré comme une baballe.*







* © PAG

samedi 3 octobre 2009

Déballage


Alors ? j'attends. Où sont les ciseaux ? Je vais pas prendre mes griffes, quand même.

mardi 22 septembre 2009

Pauvre Timirrou

Il y a un peu plus d'un an, je vous narrais nos aventures estivales à base de transferts de chats dans des boîtes jusque chez le docoteur des chats. Cette année, c'est un Timirrou tout marri qui s'est retrouvé, juste lui tout seul, dans une boîte chez le docoteur. Il était pas ravi. Il a gémi tout le chemin, perdu ses poils sur la table d'examen et gémi tout le chemin du retour.
L'histoire des poils perdus a beaucoup intéressé MiniLoup : "mais le dentiste, il les a recollés les poils ?"

samedi 25 juillet 2009

Télé à chats

Emportée par l'enthousiasme d'une solitude temporaire de maman sans loup - enthousiasme tempéré par une tristesse diffuse certes, mais ne barguignons pas ; que voulez-vous, l'état parental est forcément lié à une certaine ambivalence, c'est comme ça - emportée disais-je par l'entousiasme, j'ai rebranché la télé. Ah oui c'est sûr, ce n'est pas enthousiasmant comme procédé ni même comme idée mais on fait ce qu'on peut. Deux de mes trois monstres à quatre pattes, tapis dans l'ombre, attendaient leur heure, j'en ai eu la preuve quand j'ai dû bagarrer ferme pour tirer le fil de dessous le canapé, sans m'apercevoir que de l'autre côté, ils étaient deux, donc, à s'arc-bouter pour ne pas laisser échapper leur proie. Dix-douze minutes de combat inégal et la solution s'imposa : pousser la télé contre le canapé pour ne pas avoir à tirer sur ce satané fil. Du coup, j'ai dû m'asseoir par terre, mais ça permet de lutter contre l'arthrose qui me guette, surtout que dans deux jours je franchis un seuil supplémentaire dans le compte des années (en d'autres termes, je me fais vieille, heureusement que de bonnes âmes ont accepté de me tenir compagnie en cette épreuve). Bon alors j'étais là par terre tranquille avec mon verre sous la main et une assiette pleine de salades (destinées par leur action non-grossissante à m'aider à soulager mes articulations bientôt souffrantes, donc) quand la pluie s'est mise à tomber. Chose banale à première vue, sauf dans une maison pleine de fenêtres et de chats. Le temps d'aller fermer les fenêtres et de revenir, la moitié de ma salade avait disparu (voir ici, clic) et le contenu de mon verre noyait doucement les miettes perdues entre les lattes du parquet. C'est comme ça que j'ai loupé le début d'Urgences.
Ca faisait trois ans que j'avais décroché. J'ai eu un peu de mal, une fois les dégâts ambiants réparés et mon assiette re-remplie, à suivre le déroulement de l'intrigue. L'intrigue secondaire, je veux dire, entre les personnages récurrents. Je ne savais plus du tout qui était le petit ami de qui. C'est qu'ils sont nombreux, en plus. J'ai plus ou moins laissé tomber l'espoir de comprendre le fin mot de tout ça. Il restait donc les intrigues médicales. Pfiou. C'est pourtant une cafelière habituée à manipuler la viande fraîche qui vous le dit, j'en ai encore le coeur qui bat. Enfin qui bat fort, enfin vraiment fort quoi, la chamade comme qui dirait - les docs, là, ils avaient l'air de penser qu'un coeur qui bat c'est normal, en tout cas ils ont mis un point d'honneur à faire repartir tous ceux qui leur tombaient sous la main. Soit j'ai pris un coup de vieux - enfin ça oui d'accord c'est acquis - soit le sevrage de télé m'a rendue particulièrement sensible au pathos télévisuel, mais les longs regards vers les cieux où se lisaient toute la douleur humaine m'ont presque fait verser des larmes et les péripéties médicales m'ont fait me cacher les yeux dès qu'il y avait une goutte de sang. Pfiou.
Pendant ce temps, les terreurs velues s'étaient approchées et ont fini nichées contre moi, comme si elles n'avaient jamais entendu le mot "bêtise", et elles n'ont même pas frissonné de la truffe quand je me suis caché les yeux derrière leurs oreilles qui traînaient entre la télé et moi et que j'ai essuyé mes yeux sur leur pelage. Quand les trois épisodes ont été terminés, j'étais toute courbaturée, le plancher était baigné de mes larmes, les chats étaient humides et mon verre était vide, mais les félins se sont levés, ont fait le gros dos, se sont étirés et sont allés croquer quelques croquettes pour supplémenter la salade.
Demain soir, c'est sûr, je fais de la broderie. Et pas devant la télé. Remarquez, rien que l'idée de devoir me battre pour le fil me fatigue.

mercredi 22 juillet 2009

Sucre en poudre d'escampette

Plus de sucre pour le café. Voilà une de ces péripéties qui ne peuvent arriver qu'au Café Clochette, car elle est due à une pitrerie féline.
Samedi : tiens, il va falloir racheter du sucre pour le café.
Dimanche : mais où passent les dosettes de sucre, à la fin ?
Lundi : Clochette, avec quoi tu joues, là ? oh ben c'est malin tu as mis ton truc sous le buffet.
Mardi : mais qu'est-ce qui fait scrouitch scrouitch sous les pieds là par terre ? mais c'est du sucre ? Clocheeeeeetttttte ! Ramène ta fraise et ton museau par ici, siltoplé, j'ai un truc à te dire ! (Scritch scritch scritch.) Mais pourquoi il bouge, ce carton ? Mais... elle est pas dedans quand même ?
Inutile de dire que si bien sûr, elle était dedans, en train de percer du bout de la griffe, consciencieusement, tous les petits sachets de sucre de canne bio et équitable qui restaient. Il n'en survécut que douze. Ceux qui étaient sous le buffet sont méconnaissables et hors d'état de sucrer quoi que ce soit.
Désormais, au Café Clochette, on sucre le café à la cassonnade. Qui coule d'un sucrier en verre inaccessible aux pattes curieuses. Et pis c'est tout.

samedi 18 juillet 2009

Café & Clochette

- Comment il s'appelle, ton chat, Madame ?
- C'est une fille et elle s'appelle Clochette.
- Et l'autre, là, il s'appelle Café ?

Ce qu'il y a de bien chez les enfants, c'est leur esprit logique.

jeudi 9 juillet 2009

Pattes fraîches

Pour faire des lasagnes...
D'abord, sortir le chat du plat.


funny pictures of cats with captions

see more Lolcats and funny pictures

dimanche 31 mai 2009

Chic, signes, etc.

C'est une période critique pour le Café Clochette. Les quelques semaines qui viennent feront basculer l'avenir d'un côté ou de l'autre... mais en attendant, on continue. Enfin si vous aviez l'intention de venir depuis longtemps, on sera encore plus contents de vous accueillir dès maintenant !
En cette période de beau soleil, on apprécie tout particulièrement la fraîcheur de la maison. Avec des murs épais comme le bottin mondial, il ne fait jamais plus de 20° à l'intérieur. Quand en plus un petit vent arrive par la porte-fenêtre ouverte, on y est presque aussi bien qu'à la plage, les mouettes en moins. Demain, M. viendra en toute amitié donner un coup de main pour enfin s'occuper de la terrasse intérieure et je vous mettrai des photos dès que j'en aurai. Si ça se trouve, on pourra déjeuner voire dîner dehors dès la fin de semaine prochaine. Il ne me reste plus qu'à trouver ma fameuse guirlande lumineuse. Et quelques tables, tiens. Et une chaise ou deux peut-être.
Tiens, je suis tombée sur ce site (clic) l'autre jour, si c'est pas chic ! La photo, c'est celle de Clochette quand elle ne faisait encore qu'un demi-kilo et que son câlin favori, couchée sur mon cou, ne risquait pas encore de m'occire par étouffement et par surprise au milieu de la nuit. Il ne me reste plus qu'à peaufiner mes recettes pour être digne de faire comme si j'étais un restaurant. Ah mais je suis un restaurant. Tonnerre de Brest. Je ne m'y suis toujours pas faite. J'ai plusieurs recettes à vous faire partager, notamment du livre de Martha Stewart dont je vous parlais récemment. Les sablés au citron et ceux aux noix et fromage frais sont particulièrement réussis.
Côté animations, Manou vous propose d'organiser un dernier atelier avant les vacances, un matin du mois de juin. Un atelier de découverte de la langue des signes pour les bébés, c'est un bon moment passé ensemble à chanter et signer des comptines et à apprendre quelques signes de base ("encore", "gâteau" et "bon" sont mes préférés, allez savoir pourquoi). A la rentrée, les cycles d'apprentissage reprendront de plus belle. Vous pouvez contacter Manou directement pour en savoir plus ou vous inscrire à son adresse : vallee.me @ free.fr.
Jeudi prochain, il y a un atelier de portage le matin pour apprendre à porter son bébé en écharpe, même dans le dos, sans mourir de frayeur et pour le plus grand plaisir du bébé comme de la personne qui le porte. C'est avec Morgane de l'association Tribu Koala, vous pouvez la contacter directement.
Vendredi 12 juin, à 10h, un atelier de découverte du massage bébé est organisé par Roselyne de Bulle d'Air, vous pouvez vous inscrire auprès d'elle.
Le 13, samedi matin, nouvelle permanence de l'association Maman Blues que je suis particulièrement heureuse d'accueillir.
Le jeudi 18 dès 9h30, dernière réunion "régulière" de l'année pour le groupe bambins de La Leche League. Il y aura aussi des réunions pendant l'été, soit au Café Clochette soit dans un parc de Rennes, vous pouvez consulter le site de LLL pour plus d'infos.
Enfin, si vous pensez venir un dimanche, n'hésitez pas à vérifier ici que c'est bien ouvert. Vu le temps, je n'exclus pas de manquer à tous mes devoirs de cafelière pour aller les voir, les mouettes...

mercredi 27 mai 2009

Batman

Encore une chouette photo de ce site :

funny pictures of cats with captions


Traduction à la louche :
"Faites que ce soit Batman."

samedi 9 mai 2009

Triste ?




Merci à F. pour cette pensée !

jeudi 30 avril 2009

Un chat dans l'évier


C'est les services vétérinaires qui seraient contents s'ils voyaient ça, tiens...
Ben t'as l'air malin mon Mirou ! Tu cherchais quelque chose ?



Aujourd'hui, dans la même veine, Clochette a joué avec un monsieur - en tout bien tout honneur. Elle essayait d'attraper sa main à travers la vitre de la devanture. Elle ne lui a même pas demandé son numéro, la crapulette. Il faut dire qu'elle prend très au sérieux son rôle de proue du navire-animal.

C'est qu'elle a plutôt belle allure, non ?


Toute autre chose : demain le Café Clochette est fermé, nous allons nous balader. Dans le monde extérieur.
Samedi par contre vous pouvez venir déjeuner dès midi ; vous pouvez réserver le matin à partir de 9h30, je serai sur le pont. Ensuite il y aura tous les petits gâteaux pour le goûter l'après-midi, et des cuisses de canard confites avec des patates au four pour le dîner. Tout un programme, quand même.

PS. L'enseigne ? elle est encore plus belle en vrai. Vous pourrez la zieuter ce week-end, elle n'est pas encore sur la façade mais elle est arrivée au Café Clochette en moustaches et en os. Enfin en bois.

dimanche 5 avril 2009

Un fennec

Si nous partageons, fidèle lecteur, un destin de cohabitant avec un ou des félins miniatures (Felis silvestris catus), tu sauras à quoi je fais référence si je parle de "quart d'heure de folie". Je te vois frémir et je frémis de concert.
Ici, on appelle ça "faire un fennec", à cause du mouvement des oreilles vers l'arrière du crâne qui fait ressembler un matou ordinaire à un adorable petit fennec des sables (Vulpes zerda). Au regard un peu fou.
Zoup, un chat atterrit toutes pattes raidies sur le sol de la cuisine. Il vient de Dieu sait où, probablement du plafond. Un centième de seconde lui suffit à se réceptionner, faire un tête-à-queue et repartir à toute berzingue par-dessus le frigo pour retourner vite fait marcher au plafond, puis redescendre le long du mur en renversant le vase de fleurs qu'on avait exilé sur le haut du buffet pour le mettre à l'abri. A l'abri des chats, je veux dire. Oui, je sais.
En bas l'attend un deuxième félin qui prend le relais de la course infernale tandis que le premier, pantelant, vous transperce d'un regard noir qui vous mettrait les pétoches quelque chose de bien si vous ne saviez que la seule fois où ils n'ont pas eu de croquettes de la journée, c'était pour des raisons indépendantes de votre volonté. Eux ne le savent pas. Et vous tremblez.
Le passage de relais n'a duré qu'un quart de seconde et la course infernale s'est poursuivie à l'étage, après une escalade au bout de la griffe le long du tapis de sisal installé sur le muret du rez-de-chaussée (c'est indescriptible : si vous voulez comprendre il va bien falloir que vous veniez voir de vos propres mirettes). Vous vous êtes tourné, tranquille, vers votre casserole où mijote une petite sauce de votre composition en vous disant que le temps qu'ils redescendent, vous avez bien le temps de finir votre roux. Erreur ? erreur. La casserole zoooooouuuuf le long de la plaque et vous vous retrouvez la cuillère en l'air, sans rien comprendre à ce qui vient de se passer. Sauf qu'il y a de la sauce blanche partout et qu'il se pourrait bien qu'il n'y ait pas de croustade aux champignons au menu de midi. Une boule de poils hérissés qui suivait de près la casserole a atterri sur la hotte d'où elle vous observe, soudain re-transformée en un adorable petit chat délicat et soigneux de sa personne. Vu qu'il est en train de lécher soigneusement les maculats de sauce blanche qui lui empoissent la fourrure.
Vous, qui connaissez la chanson, attendez le troisième acte. Que voici. Une tornade rousse et blanche déboule en courant à l'horizontale sur le mur du fond et n'évite que de justesse un MiniLoup ébahi. Elle semble effectuer un vol plané durant lequel le temps suspend son vol, mais pas le chat qui le termine - le vol - toutes griffes sorties sur le torchon qui pendouille devant le four. Et s'affaisse sur le sol, suivi du matou qui piaille, saute tout droit sur ses petites pattes costaudes et repart à la vitesse du son. Fin de l'interlude. Pour cette fois. Vous comptez vos plaies et bosses et vous trouvez que vous avez eu de la chance encore pour cette fois. Et courez ouvrir une boîte de thon à l'huile pour faire des bricks à la place des croustades.
J'allais dire que rien ne peut plus vous étonner dans cette maison. Mais vous savez que se croire à l'abri des surprises vous expose à être surpris, alors vous vous étonnez de grand coeur de ce que ces trois fripouilles vous obligent à vivre sur vos orteils, comme disent leurs copains anglophones, et vous décidez de mieux vous préparer dorénavant à la minute de folie féline quotidienne. Voeu pieux et sans lendemain, renouvelé chaque jour. La vie au Café Clochette, c'est la certitude de ne jamais s'ennuyer.

mercredi 25 mars 2009

Chats pitres

La semaine a joliment commencé avec un atelier de Signe Avec Moi lundi en compagnie de Manou. On a appris à signer le bateau, le bain, la couche et plein d'autres choses très utiles. D'ailleurs demain jeudi, il y a un autre atelier de découverte de Signe Avec Moi à 10 heures, toujours avec Manou, qu'on se le dise. MiniLoup a bien aimé le signe pour les chats avec les doigts qui font les moustaches. Il faut dire qu'on est un peu environnés. D'ailleurs mes trois loustics me font des mines en ce moment.


"Il pensait que le bonheur mérité par l'excellence de son âme tardait à venir". (Timirrou est un plagiat par incarnation).

En matière de sieste, Ninette s'enroule plutôt vers la droite...


... et Clochette vers la gauche. Je n'y vois aucune préférence politique, plutôt l'exploitation maximale des moellesses de la couette à petites fleurs.



Celui-là n'est pas à moi. Il se balade quelque part dans le centre ville, l'avez-vous déjà croisé ?



Mais kestufé encore dehors ? ah, tu ramènes des croquettes ? ah, ça va alors.



Clochette a pour préférence les hauteurs en matière de sieste stratégique. Histoire de surveiller la serpillère et de noter ses habitudes pour faire des plans précis et revenir à l'attaque préparée, entraînée et sûre de son fait.


Dis... les nouvelles croquettes light, là... bof.



samedi 21 mars 2009

La bataille

Clochette a une ennemie intime en la chevelue personne de la serpillère. Pour être exacte, il s'agit d'un balai à franges. Entre ces deux-là, c'est une lutte à mort et je ne dois qu'à une extrême vigilance de tous les instants qu'il n'y ait pas encore de victime à déplorer. Les affrontements ne durent qu'un instant mais on y sent concentré tout le pathos de Waterloo, Gettysburg et de la bataille de la Bicoque.
Démonstration, image par image.
Tapi dans l'ombre, le félin guette. La cafelière, inconsciente du danger, s'avance en sifflotant, manche à balai en main. Les franges effleurent le lino en laissant une trace humide. Ca sent le vinaigre blanc et le bicarbonate. Le danger rôde. C'est l'heure des fauves.
Une frange plus longue que les autres passe auprès de l'animal assoiffé de sang, c'est la provocation de trop. Un bond, un saut. Zwooof. Il faut un regard acéré pour voir ce qui se passe. La choupinette emportée par son élan glisse sur le sol mouillé, dérape, sort les griffes, plonge le museau en avant. Furieuse de se rendre ridicule devant un ennemi impassible, elle se remet en selle en une demi-seconde et repart à l'assaut. Toutes griffes dehors, elle plonge sur la provocatrice. Que la cafelière vient de déplacer pour aller chercher une tache rebelle sous la table numéro trois. Bing, remuseau par terre. Feulement de rage, crissements, miaulement, glapissement, bond énorme, pouf, en plein sur sa proie cette fois. La cafelière agacée secoue son instrument, auquel s'aggripe l'animal. C'est froid, c'est mouillé, c'est insupportable. Ca mouille les coussinets. C'est atroce, c'est ignoble. Mais il en va de son honneur. Elle ne lâchera ce machin qu'une fois occis bel et bien. Ca s'empêtre dans les griffes, ça commence à mouiller le pelage, on commence à se dire que ce n'était peut-être pas l'idée du siècle. Jeune et féline peut-être, mais pas sotte, la futée féline finit par s'y faire : il va falloir lâcher sa proie pour retourner dans l'ombre. Mais impossible. A force de se débattre, à force que la cafelière là-haut à l'autre bout du manche secoue le tout pour essayer de dissocier son instrument de travail de son animal de compagnie, tout s'est mélangé. Une seconde d'intense panique. Puis la bestiole tire très fort sur ses pattes, son col, son dos, déloge une frange, puis deux, puis dix, de la tête du balai, finit par choir avec un "bump" sur le sol encore mouillé et s'enfuit en traînant derrière elle des dizaines de franges mouillées qui lui font comme une petite cape.
On ne reverra les franges que plusieurs heures plus tard, victimes apparemment d'une vengeance en règle dont je vous passe la description tant elle est cruelle, et la pucinette qu'à la nuit tombée, quand le ménage est terminé et le sol sec.
Elle s'en revient, prudente.
Et s'attaque au dernier balon de baudruche rescapé de l'anniversaire de MiniLoup.

dimanche 1 février 2009

Avec une paille

Vivre au Café Clochette, c'est un peu comme une plongée permanente dans la belle-famille ; vous savez, la première fois que vous êtes présenté/e à la famille de votre cher/ère et tendre et qu'on vous présente tout le monde ?
"Alors voilà le cousin Gaston, et la tante Jeanne, et voilà tata Léonie, et encore mon beau-tonton, et son premier fils, et la copine du fils, et le fils de la copine du fils qui s'appelle Jules. Et voilà grand-maman Julienne et son chat Jean-Charles et le jouet du chat qui s'appelle Bidule. Etc, etc." C'est un tourbillon permanent de nouveaux visages et de nouveaux noms. Je vous en avais touché deux noms, je veux dire deux mots, j'ai des difficultés à retenir le nom des gens quand je n'ai pas vu ce nom écrit. Et bien à ma grande surprise, je ne m'en tire pas trop mal finalement. Certes, il m'est arrivé de saluer la boulangère dans la rue en lui parlant de son fils et de comprendre à son air surpris que non, ce n'est pas la maman du petit garçon venu deux jours plus tôt et que si mon visage m'est si familier, c'est que je la vois tous les jours dans sa boulangerie. Mais ça pourrait être pire. Et puis quand les gens sont venus deux, trois fois, je finis par relier dans mon petit crâne leur visage et leur nom, et ça roule tout seul. Encore des efforts à faire mais finalement ça va !
J'ai passé une bonne partie de la journée d'avant-hier à distribuer des pailles. C'est curieux, d'habitude les enfants boivent leur jus de fruit en quatrième vitesse avant de foncer jouer, hier par contre ils avaient envie de prendre leur temps pour boire et pour le faire dans les formes. Avec une paille. "Je peux avoir un jus de fruit ? et moi aussi ! avec une paille ! moi aussi !", et tous les autres d'arriver avec leur verre "moi aussi, moi aussi une paille !". Même ceux qui ne s'étaient pas croisé dans la journée, c'est comme s'ils s'étaient donné le mot. Au déjeuner, au goûter, au dîner. Comme une traînée d'envie de paille qui se serait abattue sur la ville. Vous avez remarqué ça de votre côté ou c'était juste une mini tornade sur le Café Clochette ?
En ce moment, il se joue un jeu de cape-chat dans les commentaires du blog et ça me fait beaucoup rire. Allez donc y jeter un oeil si vous n'avez pas l'habitude de le faire, il y a des gens de grand talent par ici...
Une petite contrariété ? des zaffreux ont bousillé la boîte à lettres, laissée pour morte, complètement défigurée, dans la nuit de jeudi à vendredi. Ils ont également déglingué le support à plantes de Histoire de thés, le restaurant-salon de thé de mon amie Cécile juste à côté et arrosé la devanture des Pieds dans le plat, chez Hélène, avec du coca. Voilà qui est très intelligent. Fripouilles, tiens.
En parlant de petites fripouilles, voici la version maison.

Cette jeune demoiselle nous fait des mines.
Elle vit aussi de grandes aventures, voyez plutôt :

En cuisine aussi, il s'en passe, des choses :

mercredi 21 janvier 2009

La main à la papatte

Ce qu'il y a de bien avec Mister C., c'est qu'il est imperturbable. J'ai beau faire des bêtises grosses comme le Capitole, ses sourcils ont beau gigoter au beau milieu de son front, il reste d'un calme olympien et d'une gentillesse à toute épreuve.
- Ah, vous avez adhéré au CE TPE ? Et à la DUCS [vous savez bien, c'est le machin auquel adhère Alain, le papa footeux malchanceux] ? En même temps ?
Et Mister C. de m'expliquer que ce sont deux dispositifs administratifs qui permettent de faire la même chose, c'est-à-dire déclarer des trucs et en payer d'autres, mais que si je fais deux fois la même chose, à savoir déclarer et payer des trucs, ça fait une fois de trop. Certes. De plus, étant donné les noeuds administratifs dans lesquels j'ai tendance à m'empêtrer - des années d'analyse ne m'ayant pas encore sauvée de moi-même en ce domaine-, il vaut peut-être mieux éviter de prévisibles imbroglios, pour ne pas dire quiproquos. Il va donc falloir écrire à un des deux organismes pour lui annoncer avec toute la douceur nécessaire que finalement non, on ne va pas faire un bout de chemin ensemble. Rupture déchirante à n'en pas douter.
Pour le reste, il semble que je n'aie pas trop égaré mes chiffres dans des colonnes improbables, tout a l'air à sa place ou à peu près. Il manque une ventilation ou deux, il y a quelques trous dans la logique, mais dans l'ensemble ça se tient. Ouf. Mister C. a aimablement discuté avec un MiniLoup qui attendait avec impatience de récupérer son ordinateur pour regarder Médjéri mais qui a su lui aussi conserver son calme face aux chiffres. Ce qui n'empêche pas que ce matin, je me sois trouvée toute bête quand il s'est agi de calculer un salaire net à partir d'un salaire brut, mais on n'a pas construit Rome en une nuit ni mon esprit mathématique en l'espace d'une virgule. Mister C. a de beaux jours devant lui en tant qu'expert-comptable du Café Clochette. Je suis en train de collectionner les fières chandelles que je lui devrai...
Une annonce pendant que j'y pense et que je vous tiens (par la barbichette) : le samedi 31 janvier, de 14h à 16h, il y aura ici une rencontre sur la maison de naissance que des courageux s'attachent à promouvoir à Rennes. Voir ici pour de plus amples informations.
Et puis... et puis aujourd'hui a été une journée extraordinaire au Café Clochette. En début d'après-midi, pendant que MiniLoup dormait du sommeil du juste loupinet dans le lit des bébés, un peu plié pour tenir mais ça tient, voilà qu'une joyeuse bande de journaliste, journalistes en herbe et techniciens image et son ont débarqué ici. Pourquoi est-ce que pour quoi faire, me direz-vous et vous aurez raison. Pour faire un reportage, je vous ferai dire. Et oui, un reportage. J'avais mis ma jolie robe, forcément. Donc vous pourrez la voir aussi sans même vous déplacer, quand ça passera, sur France 3, début février, mais je vous redirai ça. En tout cas, la magie du Café Clochette a fonctionné aujourd'hui encore. Les gens se sont causés - certains un peu intimidés par la lumière inhabituelle et n'osant pas trop croquer dans leur mantecaos... Merci à tous pour ce beau moment qui a tant impressionné MiniLoup que depuis il joue à la caméra avec un tube en carton. Et des gens sont passés aujourd'hui qu'il m'a fait particulièrement plaisir de voir, pendant et après cet épisode télévisuel at home.
Je termine avec l'évocation de l'épisode hebdomadaire de la pattucure de Clochette. Quand on est une jeune lady renifleuse de bébés (elle adore venir voir ceux qu'elle ne connaît pas encore et leur chatouiller le nez avec ses moustaches ; ceux qu'elle connaît, elle les laisse parfois les lui tirer, les moustaches, enfin pas très longtemps quand même, après elle grimpe sur l'aquarium pour dominer la situation hors de portée des menottes), on se doit d'avoir les patounes impeccables et le bout des griffes un peu limé. Ce qui me renvoit périodiquement à un épisode digne de la visite au docoteur des chats, mais plus court heureusement. Attraper la bestiole, la coincer dans une serviette éponge en lui parlant doucement, lui couper en trois temps deux mouvements le bout des griffes, reposer l'animal par terre et ne pas fondre en larmes devant son regard profondément blessé. Ne pas rire non plus quand elle se regarde le bout des pattes d'un air incrédule avant de se diriger vers le tapis en sisal où l'attend un long travail d'affûtage. Pourquoi je vous raconte tout ça, ma foi je ne sais même plus. Je crois bien qu'il y avait une raison. Ah oui. Le titre. Ca m'arrive de trouver un chouette titre et de devoir caser dans le texte l'histoire qui correspond. Dont acte. Et voilà. Hop.

vendredi 16 janvier 2009

Fatal cake

Gâteau de tata Viviane : encore une victime

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