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jeudi 30 juin 2011

Les fantômes ne sont plus ce qu'ils étaient

- Bon, les enfants, au lieu de lancer des peluches sur les chats, vous ne voudriez pas me rendre service ?
- Mouais. C'est quoi que tu veux ?
- Et bien voilà. Il y a un fantôme dans cette maison.
- (Les copains) : Un fantôoooome ? naaaaan !
- Si, si, un fantôme.
- (MiniLoup, blasé) : Maaah naaan, ya pas de fantôme...
- (La maman) : Si, si, ya un fantôme. Il s'appelle Alphonse et il est très gentil, mais il a une habitude très agaçante : en ce moment, toutes les nuits à quatre heures du matin, il me réveille. Vous ne voudriez pas aller lui parler gentiment et lui demander d'arrêter ?
- (Les copains, impressionnés) : Oui, d'accord...
- (MiniLoup, ultra-blasé) : Maah naaan, attendez, ma maman elle raconte tout le temps des blagues.
- (Les copains, incertains) : Ah, t'es sûr ? ya pas un fantôme, c'est une blague ?
- (MiniLoup) : Ben ouais, elle a même essayé de me faire croire qu'il faut prendre un bain tous les jours, alors !
- (Les copains, convaincus) : Ah ouais, alors c'est une blague !

Ya plus de jeunesse, si vous m'en croyez.

mercredi 22 juin 2011

Hop

- Ma maman elle va mettre des sous dans l'ordinateur !
- Pfff, n'import' quoi, t'as un ordinateur dans ta voiture, toi ?
- Ben nan, pas dans la voiture, dans l'ordinateur ! devant la voiture, quoi ! Mais elle va reviendre dans pas longtemps.
La conversation suit son petit bonhomme de chemin et les bribes s'en perdent à l'entrée de la cuisine quand la cafelière y retourne. En cuisine, c'est la pagaille des grands jours. Mais une pagaille étonnamment mesurée. On voit qu'une tornade est passée mais une tornade polie, soucieuse de ne faire que les dégâts strictement nécessaires. Les assiettes sont empilées au petit bonheur à côté de l'évier, mais les couverts sont bien tous dans le même sens, par exemple.
Trève de racontages, j'abandonne mes piles chancelantes une minute aux mains expertes de Aude qui leur fait un sort rapido pour venir vous parler de la suite des événements.
Demain vendredi, il doit rester une table ou deux le midi, et deux ou trois le soir et nous peaufinons le menu à l'heure où je vous parle. Le samedi, attention, le Café Clochette n'ouvrira ses portes que pour le goûter, parce que le matin, la cafelière ira verser sa petite larme de joie en contemplant son fils-crocodile danser la ronde avec d'autres animaux ("moi, chuis d'Océanie !") au spectacle de la fête de l'école et que le midi, elle mangera une galette-saucisse comme tout le monde en une si belle occasion. Le soir, tout est complet au Café Clochette... alors je ne vais pas retourner le couteau dans la plaie pour vous dire ce que vous allez manquer, les heureux convives vous le raconteront plus tard s'ils ont envie.
Et puis dimanche, ce sera la braderie du Café Clochette. Nous mettrons en vente ce qui nous reste de stock de thés, de jouets en bois, de livres de cuisine, matériel divers, ainsi que le mobilier du Café : tables, chaises, table à langer, etc.
Enfin, il est possible que le jour de la Grande Braderie rennaise, le 29, le Café Clochette entrouvre à nouveau ses portes, mais pour proposer la braderie de la cafelière, cette fois : au détour des cartons, vous trouverez des vêtements, des livres, des disques, de la vaisselle, de la déco diverse et variée, des guirlandes de Noël, des tas de trucs et de machins... une braderie, quoi... on laisse le passé derrière et hop, en avant.

vendredi 17 juin 2011

Bergère à la coque et blancs moutons

- Maman, maman ! (arrive en courant, le cheveu humide)
- Oui ?
- Maman, tu sais pourquoi les oeufs des grenouilles y sont mouillés ? Hi hi hi.
- Euh... parce qu'ils habitent dans l'eau ?
- Nan ! devine encore !
- Parce que leur maman elle les arrose avec un petit arrosoir ?
- Mais naaan !
- Alors je sais pas.
- Les oeufs y sont mouillés paske y pleut des mouillettes ! Hi hi hi !

lundi 13 juin 2011

T'as pas dix sous ?

Dissoudre une activité commerciale, c'est la même chose que la créer, l'espérance en moins et la tristesse en plus. Les mêmes questions : par quoi on commence ? à qui on s'adresse ? quelles bureaucraties se mettre à hanter ? à qui faire confiance pour avoir des réponses fiables ? dans quel ordre faire les choses ? quel est l'urgentissime, l'urgent et le simplement "à faire" ?
Mister C., que rien ne déroute : "oh mais ne vous en faites pas, au moins ça ne coûte rien de vous faire radier du greffe !" C'est effectivement une différence avec l'immatriculation. Toujours optimiste, Mister C., il ne me laisse pas le luxe de l'apitoiement et c'est bien à ça qu'on voit que c'est quelqu'un de bien. D'autant que des quelques factures qu'il me reste à régler, l'une vient de chez lui mais que ça ne l'empêche pas de me dire "allez, ne vous en faites pas pour ça, c'est pas urgent..." Pour les autres factures en souffrance, auprès d'un certain M. Ours Saf, c'est nettement moins aimable mais ça ne saurait entamer ma... euh, bonne humeur est un peu excessif. Très, très excessif. Voire carrément faux, certes.
Mais je soupçonne que l'avenir immédiat me donnera du grain à moudre. Le document de radiation est facile à trouver, en plus. Et devinez quoi ? ben oui, forcément. C'est un Cerfa. Un de ces abominables Cerfas même pas des neiges qui m'ont tant accablée au début de l'activité (et même avant), comme un air de petit tour et puis s'en va. On m'y demande avec une certaine insistance si c'est une "cessation consécutive au décès de l'exploitant" et je me tâte pour vérifier. Nan, apparemment ça respire encore tout juste.
Heureusement, dans tout ça il y a la présence d'un certain MiniLoup, comme il y a trois ans lorsque nous lancions des expéditions chez les pompiers pour savoir de quoi retournait cette histoire d'ERP (et les Cerfas y-afférant).
- Maman, comment on fait pour attraper les canards ?
- Euh... c'est une bonne question, mais je ne sais pas du tout. Tu as une idée, toi ?
- Oui, avec un avion attrape-canard !
Ah ben oui bien sûr.

mardi 7 septembre 2010

Une recette à la minute

Et voilà, la voilà la dernière semaine. Je ne serai d'ailleurs plus là qu'en pointillés, la relève étant assurée par des troupes fraîches, si j'ose dire. Merci à Aude d'avoir su reprendre le flambeau de ce blog avec son style fluide et allusif que j'aime beaucoup lire et que je suivrai avec plaisir dans les semaines et les mois à venir. Enfin je me réserve, ma chère, encore un ou deux billets avant le départ, puis je te cèderai volontiers le clavier (et l'encombrante et paradoxale présence de notre fantôme favori). Bravo à Chloé d'avoir su prendre sa place par ici, au pied levé et dans la bonne humeur. Et très bientôt c'est vous, chers lecteurs, qui verrez arriver la nouvelle cafelière en chef - mais nous ménageons le suspense, au grand dam d'Alphonse qui ne supporte pas les secrets et qui trépigne dans son armoire favorite. Ca va venir, mon grand, ça va venir.
D'ici là, quelques loupinesqueries, si vous permettez.

- Maman, maman, je vais t'expliquer une recette ! Alors, tu prends des noisettes, deux, et puis tu mets du chocolat dessus, après tu mets dans le four. Et puis après tu le sors, et tu le mets sur une assiette jaune. Et puis on attend que ça refroidisse et on le mange !
- Oh, ça c'est c'est chouette mon loup, on va essayer. Dis, si tu as une petite minute, tu pourrais éteindre l'aquarium s'il te plaît ?
- Ah nan, j'ai une grosse minute, alors je peux pas.

Impossible de rester de marbre. Le secret des cieux est caché dans ce petit enfant, je vous le dis.

mardi 31 août 2010

In minot spiritas

- Oh, je reconnais ! tu es en train de faire un poulet au curé !
Intense rigolade maternelle.
- Oui, enfin par chez nous on dit plutôt pasteur...

mardi 17 août 2010

Outfoxed ; ou, un beau jour c'est lui qui le dit

- Maman, mes cheveux ils ont froid.
- Ah ? et bien ils sont lavés, ils peuvent sortir de la douche si ils veulent.
- Pfff ! naaaan !
- Ah, pourquoi ?
- Et mes zoeils ils ont froid aussi.
- Ils sont pas sales, ils peuvent sortir aussi.
- Maaaa naaaaan ! Et mes orteils ils ont très froid, aussi.
- Bon, alors tout ce qui a froid et qui est propre peut sortir de la douche, hop.
- Mah c'est pas possib' !
- Et pourquoi pas ?
- Ben paske c'est pas possib' !
- Et pourquoi ?
- Paske c'est comme ça.

mercredi 11 août 2010

Le saviez-vous ?


Au mois d'août, il pousse des jambes aux parapluies.

mercredi 4 août 2010

On sait comment ça commence...

- Maman ?
- Attends mon loup, je fais un gâteau, là.
- Oui mais tu peux me dire quand même ?
- Te dire quoi ?
- Pourquoi tu fais un gâteau, d'abord ?
- Pour les gens qui viennent au Café Clochette, comme ça si ils veulent du dessert, ils peuvent manger du gâteau.
- Ah. Et pourquoi ils viennent au Café Clochette, les gens ?
- Ben parce que c'est un restaurant, tu vois.
- Ah. Et pourquoi c'est un restaurant ?
- Euh... et bien comme ça je peux gagner des sous, et acheter la maison.
- Ah. Et pourquoi tu achètes la maison ?
- Euh... et bien pour pouvoir habiter quelque part avec toi, et avec les chats, tu vois.
- Ah. Et pourquoi on a des chats ?
- Euh... pour avoir chaud aux pieds la nuit en hiver ?
- Ah. Et pourquoi en hiver ?
- Euh... parce qu'en hiver il arrive qu'il fasse froid dans la maison si j'oublie de mettre le chauffage.
- Ah. Alors on pourrait déménager et comme ça on aurait plus froid aux pieds et comme ça les gens ils viendraient plus et comme ça tu ferais pas des gâteaux tout le temps et comme ça tu pourrais répondre à mes questions ?
- Euh...

samedi 31 juillet 2010

Retour d'ivoire

- Maman, j'ai grandi hein ? et j'ai dormi dans l'avion, et dans le train, et dans le taxi, et là je suis en forme, on fait un gâteau ? tiens, un gros poisson...
(Attrape Clochette à pleins bras, elle lui lèche le nez.)
- C'est curieux ça, il est plein de poils ce poisson ?
- Ben oui, c'est un poisson-chat.
- ... Hihi... c'est rigolo ce que tu dis...
- Maman... je peux te faire un bisou ?
(On se fait des bisous. C'est chouette, le retour de vacances.)

samedi 17 juillet 2010

A condition d'en sortir

C'est quoi, le moment décisif dans une vie ? Le moment où on se décide à s'inscrire pour participer à la course, ou celui où on franchit le premier obstacle ? Ou peut-être celui où on reconnaît le terrain et qu'une petite voix s'impose "tu y arriveras jamais, tu y arriveras jamais". Où celui où on serre sa médaille dans la main. Où la nuit qui précède l'épreuve, à tenter de dormir, quand tout est encore possible. Ou le lendemain, quand le monde se réveille avec des couleurs différentes, celles du soulagement, de l'indifférence, de la fierté, de la joie ou de l'épuisement. Celui où quelqu'un qui compte vous sourit ? Qui le sait ?
Ou peut-être qu'il ne s'agit pas du tout d'une compétition. Après tout, à chacun son chemin, si en plus il faut courir plus vite que ses petits camarades... Comme dirait MiniLoup : "moi, je chasse les dragons, c'est pas grave si yen a pas". Si si, ça a à voir, laissez donc parler votre imagination poétique.

mardi 13 juillet 2010

De cris et d'ongles (d'Amérique)

Le moment du coupage d'ongles, ça se prépare. Il faut avoir une stratégie au point et une stratégie de rechange au cas où. Il faut penser à fermer la porte pour ne pas que les chats s'en mêlent et viennent perturber un passage délicat, celui par exemple où le petit garçon en présence hésitera entre index droit et pouce gauche pour la prochaine victime expiatoire du bout d'ongle. Ce matin, j'étais assez fière de moi pour avoir mis au point un exercice que je pensais imparable. Les cris des animaux. On saisit délicatement le petit doigt tendu, on approche le coupe-ongle et on demande :
- C'est quoi le cri de l'éléphant ?
L'enfant barrit avec enthousiasme.
- C'est quoi le cri de l'oiseau ?
- Quel oiseau, un corbeau ou un canari ?
Il est très fort. Je n'y avais pas pensé.
- Un canari.
Il pépie joyeusement puis ajoute le cri du corbeau pour faire bonne mesure. Et ajoute que ça ressemble fort au cri de la grenouille, qu'il module aussitôt pour montrer les différences subtiles.
- C'est quoi le cri du poisson ?
Il fait des bulles avec sa bouche. Vraiment très fort. Voyons s'il saura faire face à la perfidie maternelle.
- C'est quoi le cri de la tortue ?
Et hop, trois doigts pendant qu'il réfléchit, bouche bée.
- Ah ben je sais pas. C'est comment le cri de la tortue, maman ?
Zut, j'avais pas prévu le coup du renversement de question. Trop fort, décidément.
- Ah ben je sais pas, en fait. Et le cri du MiniLoup, c'est comment ?
Hop, dernier ongle coupé. Yipee. Le MiniLoup esquisse un sourire coquin et sussurre :
- Mamaaaaaaaan...

mercredi 7 juillet 2010

Ablutions-dits

- Tiens donc, et pourquoi on ne pourrait pas prendre une petite douche le soir, dites-moi, jeune homme ?
- Euhhhh... et ben parce que j'ai pas pris de dessert.
- Ah ? et alors ?
- Euhhhh... et ben si je prends pas de dessert, l'eau elle rentre dans mes oreilles et après elle ressort jamais ! alors tu vois, je peux pas prendre de douche le soir.

mercredi 16 juin 2010

Chadoption

- Maman, tu les aimes bien, les chats ?
- Ben oui mon loup, je les aime beaucoup. Pourquoi tu demandes ça ?
- Tu voudrais pas qu'on les donne ?
- Euh... pourquoi tu veux donner les chats ?
- Et bin au marché, en revenant, j'ai vu trois tout petits chats tout blancs, ils étaient troooooop mignoooooons ! et puis je voudrais bien les ramener à la maison et puis les prendre dans mes bras et puis leur faire des petites caresses sur la tête et puis leur donner du lait. Alors tu vois. Paske tu as dit que trois chats c'était le massimum, alors tu vois.
(Moi je dis, cet enfant sait compter. Ce qui est une bonne nouvelle. Il a de l'affection pour les félins, c'est une autre bonne nouvelle. Il a du vocabulaire, troisième bonne nouvelle.
Pour le reste, j'hésite à aborder le thème de la responsabilité ou celui de la litière à changer.)
- Oooooh ! c'est vrai, tu as vu trois petits chats ?
- Oui. Ils avaient des toutes petites griffes et des tout petits yeux et des toutes petites queues et un petit nez rose. Chacun. Et des toutes petites moustaches. Et aussi des toutes petites pattes.
- Ah ? ça faisait combien de petites pattes en tout ?
(Réfléchit.)
- Plein. Tu crois que ça fait trop ?
- Ben ça fait beaucoup, non ?
- Hum...

Là, il réfléchit. Tout n'est pas perdu.

samedi 5 juin 2010

La politesse est l'exactitude des affamés ; ou, de l'inflation comme une variable correctrice des velléités éducatives maternelles

- Maman, je peux avoir du dessert ?
- Oui, comment on demande ?
- Maman, je peux avoir du dessert au chocolat ?
- Euh... Oui mais je veux dire, comment on demande poliment ?
- Maman, je peux avoir du dessert au chocolat si il en reste ?
- ...
- S'il-te-plaît, maman, si il en reste, je voudrais bien du dessert au chocolat.
- Ah ! ben voilà, ça c'est drôlement poli !
- Oui, mais ça prend drôlement du temps.
- ...
- Paske maintenant, j'ai tellement faim que maintenant je voudrais bien deux desserts au chocolat.
- Comment on dem... ?
- S'il-te-plaît, maman, je pourrais avoir trois desserts au chocolat ?

mercredi 2 juin 2010

Il joue à être garçon de Café

A la radio : "... ruée vers l'or... ville de pionniers... feu de camp..."
- Maman, c'est quoi des pionniers ?
- C'est des gens qui vont s'installer là où personne n'est encore jamais allé.
- Oh ! on pourrait faire ça ?
- Oui, pourquoi pas. Tu voudrais aller où ?
- A Glasgow !

mardi 27 avril 2010

Currygolard

- Maman, qu'est-ce qu'on mange ?
- Du poulet au curry.
- Ah ? c'est du poulet-cheval ?
- Euh, non, du poulet-poulet. Pourquoi ?
- Ben t'as dit du poulet écurie.
- ...

lundi 26 avril 2010

A la chasse

Derrière un long bout de bambou surmonté d'un caillou, un petit loup se profile, un grand sourire aux babines. Retrouvailles.
- Maman, t'as vu ? j'ai une lance ! on a mis du scoche, c'est super solide ! je peux chasser les animaux !
- Ouhla, oui je vois. Tu chasses les mammouths ?
(Air catastrophé devant l'apparente disparition des neurones maternels pendant ces vacances au soleil) :
- Ben nan. Les mammouths, il y en a plus que pas beaucoup, et puis ils s'approchent pas des villes.
(Réfléchit une minute en tortillant sa lance) :
- Je vais chasser les chats, plutôt.
(Part au galop en direction de la courette d'où il annonce à la cantonade que finalement, il va chasser les pucerons.) (Puis revient au galop pour une question importante).
- Maman, les pucerons ?
- Moui ?
- Je peux les voir avec mes yeux, ou il faut un microstrope ?
- Ah non, tu peux les voir avec tes yeux.
- Ah ? mais eux, ils vont voir la lance, non ? ils vont avoir peur, non ?
- Ah oui très peur, c'est sûr.
- Alors ça va.
(Repart dans sa mission d'éradication de la courette de la peste puceronnesque. Pas d'inquiétude, ils ont demandé l'exil politique dans la courette d'à côté. Sous la protection d'un mammouth en goguette. Les chats, eux, sont sous le lit.)

mercredi 14 avril 2010

Marqueur d'âge

- Tu sais mon loup, il y a Z. qui vient déjeuner aujourd'hui avec ses parents et ses grands frères. Elle est toute petite, c'est un bébé.
- Ah ? elle marche à pied ou assis ?
- ???
- Ben elle marche à pied ou assis ?
- Euh... elle marche dans une écharpe, avec son papa ou sa maman.
- Alors elle marche assis. Elle est toute petite, quoi.
- Ah ben oui.

dimanche 4 avril 2010

Mieux vaut têtard que jamais

- Maman, maman, ya plus de têtards dans mon pistolet !
- Oh zuuuut... ils se sont carapatés en sautant guillerettement ? ou en nageant, plutôt ? mon pauvre loup, ça alors... un pistolet vide, si c'est pas malheureux... pfff...
- Mais naaaan ! Y se sont sont pas sautés, yen a pu, quoi ! enfin yen a jamais eu, en fait. Papa y dit qu'y veut pas, pffff...
- Ah oui, c'est dommage. M'enfin je suis pas fan du pistolet, à la base.
- Mais oui mais tu vois, on peut l'ouvrir, et pis on peut mettre un tétard là, tu vois, et pis ça esplose et pis après ça fait pouf, et ça part par là, tu vois, c'est chouette hein ?
- Mouis. Je vois ce que tu veux dire. Et il sort quoi, une grenouille ?
(Grimace de désappointement devant l'incompréhension maternelle, mais cet enfant a la fibre pédagogique et ne baisse pas les bras.)
- Ben nan. Ca fait du bruit, quoi. Boum. C'est chouette, hein ?
- Boum.
- Oui.
- Ah.
- Bon.
- Ben oui.
Fin de la conversation. Mais je ne donne pas cher du prochain têtard qui passe.
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