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samedi 23 avril 2011

Des tristesses

Comment on écrit quand on ne sait plus comment écrire ? Comment on écrit quand on a des choses tristes à dire à des gens qui n'ont pas mérité de les entendre ?
Ce soir, mes amis, c'est la cafelière historique qui vous écrit et elle a des tristesses dans les yeux parce que c'est triste ce qui se passe, à la fois triste et joyeux, mais triste surtout.
A toutes les mamans, il y en eut beaucoup, qui nous écrivaient pour avoir des renseignements sur l'entreprise, sa structure et ses réalités, nous n'avons jamais répondu que très honnêtement : envisager d'ouvrir une telle structure, c'est dur, et il faut le faire les yeux ouverts. Aujourd'hui, je n'enlèverais pas un mot à ce que nous avons pu leur écrire, et il me faut leur raconter la suite de l'aventure. La suite de l'aventure, c'est qu'un petit commerce de ce genre, mené comme j'ai voulu le mener, n'est viable que si on y met tout son coeur, toute son âme et toute son énergie. Et au bout de deux ans et quelque d'ouverture, je dois me rendre à l'évidence : mettre tout son coeur, toute son âme et toute son énergie dans quelque chose, c'est possible seulement si c'est votre vie tout entière qui y est engagée et que vous renoncez à toute autre vie. Je n'ai pas fait ce choix-là : j'ai choisi une vie incertaine mais vivante à une vie connue mais enfermée au quotidien. Les deux magnifiques personnes qui m'ont succédé ici, Aude et Solo, que beaucoup d'entre vous connaissent et apprécient, ont vécu leur passage ici à la manière d'un sacerdoce et ce qu'elles ont réussi à faire, personne d'autre qu'elles n'aurait pu réussir à le faire.
Mais voilà, on ne vit pas que pour ça. On a une vie à côté, on aime, on espére, on croit qu'il existe quelque chose en dehors. Et parfois on se dit que le sacerdoce a, peut-être, ses limites existentielles. Et que ces mots affreux, "cessation définitive d'activité", sont une réalité qui pourrait bien un jour s'appliquer à votre rêve, votre bébé, votre fierté.
Le Café Clochette est en vente et la maison qui le contient aussi. Je ne sais pas, aujourd'hui, qui viendra y vivre après moi. Ce n'est pas un lieu ordinaire, cette maison. Il y est né plein de rêves et un bébé. D'ailleurs le destin qui a toujours un tour de plus dans sa poche a poussé aujourd'hui sur le pas de ma porte le photographe qui habitait ici avant moi. C'était sa première visite depuis sept ans qu'il nous avait vendu la maison... il a pu y faire un petit tour pour voir à quoi ça ressemblait maintenant, avant de repartir. Je souhaite profondément que le Café Clochette continue, qu'il poursuive son bonhomme de chemin sans moi, qu'il continue à accueillir des parents, des enfants, des grands-parents, des gens seuls et des gens accompagnés, des petits et des grands... Mais je n'en sais rien. Peut-être bien que l'aventure s'arrête.
Quand on a fini par entendre ces mots-là, on repense à tout ce qui a précédé. Je pense, mes amis, à votre fidélité. Je pense à ceux qui ont monté cette étagère, fixé ce meuble au mur, peint ce bout de plafond. Je pense aux larmes épanchées sur une épaule amie quand je croyais que jamais le Café Clochette ne verrait le jour. Je pense aux éclats de rires partagés pendant nos dîners de filles. Je pense aux petits que j'ai connus quand ils ne savaient pas encore marcher et qui ont maintenant petits frères et petites soeurs et font les quatre cent coups avec leurs jeunes copains d'école. Je pense à tous ces gens extraordinaires que je n'aurais jamais connu autrement. Je pense à Isabelle et Christine. Je pense à Karine des Libellules qui a vécu ça avant moi. Je pense à mes voisins, mes voisines, qui continuent leur rêve et font vivre ce quartier. Je pense à ceux qui s'exclameront "oh non !". Je pense à tous ces visages connus qui sont devenus des visages amis. Je pense à des sourires, des hésitations, des fatigues immenses et des plaisirs furtifs. Je pense à ce petit vin que je servais aux débuts du restaurant. Je pense à toutes ces recettes que je ne testerai jamais. Je pense à vous, et à moi aussi. Et j'ai plein de tristesses dans les yeux.
Mais je sais aussi que ces deux ans passés dans ce rêve-là n'auront pas été vains. Que toute rencontre humaine est la seule qui vaille et qu'ici, il s'est passé plein de moments qui n'auraient pas pu être vécus ailleurs. Je sais aussi que ça n'aura pas changé la face du monde et que la vie continue. Alors tout simplement, je vous dis que j'ai aimé vivre cette aventure, que j'ai aimé vous connaître, de près ou de loin, et que je vous souhaite de repenser parfois au Café Clochette avec le petit pincement de coeur qui dit "ah oui, je me souviens...". Et qu'il y a encore un bout de route à faire avec ceux, nombreux, qui sont devenus des amis et à qui je tiens.
A vous tous, un grand merci pour tout.

samedi 19 mars 2011

Havre de poissons mobiles


Le fameux artiste-peintre fétiche du Café Clochette, le créateur des Griboos, celui qui a su rendre le gris beau - si si je vous assure, il y a bien du gris chez Clochette, tout au moins celui de ces petits personnages qui peuplent discrètement ce royaume des enfants pour mieux en réhausser ses joyeuses couleurs - Claude Barbarin donc, fera escale en terre rennaise pour proposer aux enfants (dès 5 ans) un atelier très "gribooesque" : peinture de mobiles-poissons en bois et d'une fresque collective selon quelques-unes de ces mystérieuses techniques...


Un atelier à destination des enfants au Café Clochette et qui plus est, pour de "grands" enfants, ça pourrait ressembler à un gros poisson d'avril. Mais non non non, c'est véridique ! Alors bon, un dimanche où un malouin nous fait le plaisir d'apporter un grand bol de légèreté colorée avec un atelier inédit, il serait dommage de le chercher vainement à Saint-Malo et de faire ainsi dos aux poissons !


Cet atelier aura lieu le dimanche 3 avril de 15h à 16h30 au Café Clochette.


Sur inscription par mail au cafeclochette@yahoo.fr (en indiquant nom, prénom, âge et coordonnées). Tarif : 4€ par enfant (frais de matériel). Attention: nombre de places limité!


N.B.: les enfants resteront sous la responsabilité de leurs accompagnateurs pendant l'atelier

lundi 22 novembre 2010

Café Bilingue en famille - English please !

Décidément les échanges langagiers vont se bousculer au Café cette semaine !
En effet, la toute première rencontre du "Café bilingue en famille" a lieu samedi prochain avec des familles anglophones. Le but, rencontrer d'autres familles, favoriser les échanges en anglais pour que les enfants puissent s'imprégner davantage de leur autre langue maternelle et enfin donner l'opportunité à des enfants non bilingues, en cours d'apprentissage, de pratiquer l'anglais dans un contexte différent.

Ce genre de rencontre demande une organisation spécifique pour qu'il y ait au moins 2 familles présentes et des places disponibles. Il suffit pour cela que les familles intéressées contactent le Café Clochette pour signaler leur venue.
La première rencontre a donc lieu samedi prochain, le 27 novembre à partir de 15h.
Enfin, j'invite les familles bilingues pratiquant d'autres langues maternelles "étrangères" à se faire aussi connaître pour pouvoir organiser de telles rencontres dans d'autres langues.

mardi 16 novembre 2010

Délice de langues déliées - Deutscher Abend

De passés pourtant disjoints, un point commun relie celui de Pascale au mien.
Délier une langue, la nourrir et pour le reste, la donner parfois aux chats...
D'où germa l'idée de soirées dont l'objectif serait de parler une langue étrangère de façon pratique, ludique et conviviale autour d'un bon repas, que ce soit une langue maternelle ou une langue étudiée sur le tard.
Pour la grande première, c'est l'allemand qui sera à l'honneur. Pourquoi l'allemand? D'un point de vue pratique personnel d'abord, mais aussi pour dire "Tschüss" aux complexes de certains qui le parlent, ainsi qu'aux clichés enchaînés à un passé révolu, masquant souvent les propres failles de notre histoire nationale...
Ce qui m'a frappée en voyageant chez nos "cousins germains", c'est notamment le peu de chanteurs chantant en allemand. Toutefois honte et tabou se lèvent de plus en plus avec les chanteurs des nouvelle vagues...
Pour en revenir à la soirée, celle-ci aura lieu le jeudi 25 novembre à partir de 19 h au Café Clochette.
Règle d'or : parler en allemand selon ses moyens et accueillir avec bienveillance les compétences linguistiques de chacun.
Au programme :
repas avec spécialités, cette fois-ci le "Brotzeit" en toute simplicité est à la carte (petits pains variés, charcuterie, fromages, salades, bière allemande, variantes végétariennes et Delikatessen...);
jeux pour favoriser les échanges et le reste selon l'humeur du chef et des participants !
Uniquement sur inscription. Variantes sans gluten sur demande. Tarif spécial étudiant.
Contact: cafeclochette@yahoo.fr ou 02 99 35 80 89

dimanche 14 novembre 2010

La girafe prend ses quartiers d'hiver

Depuis la furtivité de la girafe entablée, décrite par Pascale en visite éclair, Claude Barbarin nous a fait l'agréable surprise d'inviter chez Clochette une nouvelle girafe, version boisée.
Quant au tableau fantôme de la girafe, son espace est de nouveau occupé par une nouvelle oeuvre. Ce n'est pas une girafe, ni une "planète Griboos". C'est encore une très belle nouveauté, qui devrait bientôt faire ses adeptes.
Alors, comment va t-on nommer cette table pour le service maintenant? Pourquoi pas Griboos surprise? Au moins, le terme resterait d'actualité plus longtemps !
D'ailleurs, le créateur des Griboos concocte une autre surprise pour les enfants en décembre. Voici quelques indices pour éviter des confusions fâcheuses : un atelier sans barbe blanche, ni bonnet rouge...Pour le reste, l'information sera affichée prochainement sur blog, site et mur du Café.

mardi 7 septembre 2010

Une recette à la minute

Et voilà, la voilà la dernière semaine. Je ne serai d'ailleurs plus là qu'en pointillés, la relève étant assurée par des troupes fraîches, si j'ose dire. Merci à Aude d'avoir su reprendre le flambeau de ce blog avec son style fluide et allusif que j'aime beaucoup lire et que je suivrai avec plaisir dans les semaines et les mois à venir. Enfin je me réserve, ma chère, encore un ou deux billets avant le départ, puis je te cèderai volontiers le clavier (et l'encombrante et paradoxale présence de notre fantôme favori). Bravo à Chloé d'avoir su prendre sa place par ici, au pied levé et dans la bonne humeur. Et très bientôt c'est vous, chers lecteurs, qui verrez arriver la nouvelle cafelière en chef - mais nous ménageons le suspense, au grand dam d'Alphonse qui ne supporte pas les secrets et qui trépigne dans son armoire favorite. Ca va venir, mon grand, ça va venir.
D'ici là, quelques loupinesqueries, si vous permettez.

- Maman, maman, je vais t'expliquer une recette ! Alors, tu prends des noisettes, deux, et puis tu mets du chocolat dessus, après tu mets dans le four. Et puis après tu le sors, et tu le mets sur une assiette jaune. Et puis on attend que ça refroidisse et on le mange !
- Oh, ça c'est c'est chouette mon loup, on va essayer. Dis, si tu as une petite minute, tu pourrais éteindre l'aquarium s'il te plaît ?
- Ah nan, j'ai une grosse minute, alors je peux pas.

Impossible de rester de marbre. Le secret des cieux est caché dans ce petit enfant, je vous le dis.

lundi 6 septembre 2010

Formule "Goûter d'anniversaire":

- 1 gâteau d'anniversaire au chocolat décoré, bougies comprises
- sirops bio (menthe, fraise, grenadine au choix) à volonté
- friandises
- coin jeux à disposition

Tarif : 6€ /personne

Conditions :

Cette formule est possible les mercredis après-midi ou en dehors des jours d'ouverture habituels (lundi, mardi, samedi matin et dimanche matin ou après-midi).

L'encadrement des enfants et une animation éventuelle restent à la charge des accompagnateurs.

Aux horaires d'ouverture habituels, le salon de thé reste ouvert à d'autres personnes tant qu'il n'est pas complet.

Les jeux du café étant en grande partie à destination des jeunes enfants, nous acceptons de préférence les enfants de moins de 7 ans pour ces goûters.

Réservation obligatoire au moins une semaine à l'avance.
Réservation un mois à l'avance fortement conseillée !

Pour plus d'information ou pour réserver, nous contacter par mail : cafeclochette@yahoo.fr

dimanche 28 février 2010

Il était une ou trois fois

Aujourd'hui, nous arrivons ensemble, cher lecteur, au cinq centième billet de ce blog.
Ces derniers temps, je me suis souvent demandée si je tenais un blog pour parler du restaurant ou si j'avais un restaurant pour justifier mon blog. Pour être totalement honnête avec vous, je n'ai pas réussi à trancher cette question hautement existentielle et passablement pourvoyeuse d'insomnies. Enfin non : les insomnies ont disparu (je suis sûre que cette nouvelle va vous faire déborder d'une joie sans mélange ; du moins si vous êtes des habitués, sans doute serez-vous rassurés d'apprendre que le risque de mordre dans un sablé auquel manque le beurre, par la faute d'une fatigue telle que je n'arrive plus à me souvenir des bases de l'artisanat pâtissier, a pratiquement disparu - à moins qu'une préoccupation d'un autre ordre ne prenne bientôt le relais, mais c'est de ça que je venais vous causer, justement), mais je continue à m'interroger sur l'avenir. Restaurant... blog... vie associative diverse et variée... vie privée diverse et variée aussi... apprentissage des langues défuntes (ou des feintes, allez savoir)... activité de maman de petit bonhomme devenu tout à fait grand en l'espace d'un instant dirait-on... tout ça commence à faire beaucoup.
Je sais que pour tous ceux qui rêvent de créer leur entreprise, l'idée que je veuille quitter la mienne alors qu'elle est en train de fonctionner comme je l'espérais risque de sembler soit outrecuidant, soit simplement idiot. Mais c'est comme ça. Pour ne pas me sentir immobile, j'ai besoin de bouger, une histoire de savoir que je suis toujours bien en vie, peut-être. Déserter lâchement Tancrède, Prosper (revenu à la vie récemment, je vous raconterai ça), Charmaine et les autres, ce n'est pas comme une désertion que je le vois, c'est plutôt comme le retour en la confiance dans le vent qui me poussera un peu plus loin sur le chemin. Précisons immédiatement et à toutes fins utiles que c'est un projet à long terme, que vous me verrez encore pendant tout un tas de mois avant que je ne parte voir ailleurs, que j'ai encore un classeur gros comme ça de recettes à tester, des tas de billets de blog encore à écrire et un livre de recettes à livrer à ceux qui l'attendent depuis un moment, et qu'enfin, selon toute probabilité, le Café Clochette survivra au départ de son initiatrice (moi), parce que j'y mettrai tout mon zèle et toutes mes énergies.
Il y a toute une partie de ma vie qui n'apparaît pas ici, simplement parce que parler de cette vie-là n'aurait pas sa place ici. Pourtant ça oriente toute mon activité, y compris au Café Clochette et dans l'avenir. En un mot comme en cinq cent, mon école buissonnière à moi me pousse du côté de la fac de théologie.
En restant au Café Clochette, l'écueil, somme toute, ce serait de se laisser aller à la facilité. Entendez-moi bien ! je ne dis pas que c'est facile de tenir le Café Clochette, loin de là, d'ailleurs c'est la principale des choses que j'ai à dire à toutes ces créatrices d'entreprise en puissance qui viennent me voir pour me demander comment on s'y prend pour ouvrir un petit salon de thé tranquille : la tranquillité, c'est fini... c'est ce que vous aurez de plus dur à faire, à l'exception sans doute d'élever un enfant. Donc ce n'est pas facile. Pourtant il y a quand même une part de facilité dans l'enchaînement du quotidien. De minute en minute, on fait face à ce qui arrive, on évolue en terrain à peu près connu, on s'appuie sur des gens souvent rencontrés et vraiment appréciés. C'est difficile à expliquer, somme toute. L'impression quand même que le quotidien, aussi palpitant soit-il, risque de nous submerger et qu'on s'y sente tellement habitué qu'on ne prenne plus de risques. Voilà, c'est peut-être ça : il faut pouvoir continuer à prendre des risques.
Certes, le risque de la rencontre, ici, c'est en permanence. Toutes les mamans qui viennent ici au détour d'un congé de maternité le savent : on n'est jamais aussi isolée que jeune maman centrée sur son bébé, que le monde extérieur ne voit plus guère que comme une maman qui n'a pas grand-chose à partager. Retrouver les rencontres, d'abord fortuites, à la boulangerie ou au détour d'une rue pour saluer les voisins, c'est important. Pouvoir trouver un lieu qui s'y prête, c'est important aussi. Ici, c'est un peu ça. Comme dirait quelqu'un que j'aime bien, ici c'est un peu le Papier Timbré version féminine - et ça me va très bien !
Le risque de la petite entreprise, si vous lisez ce blog depuis un moment, vous savez qu'on le vit ici et vous voyez à quoi ça peut correspondre. C'est étrangement grisant, terriblement frustrant, cause d'orgueil et de joie mais aussi de trouille.
Mais il y a d'autres risques. Réfléchir, par exemple. Mine de rien, ça me manque de réfléchir comme je le faisais avant. Apprendre. Des choses apparemment inutiles, par exemple. Le risque du vide, de l'inactivité, de la passivité où il peut arriver des choses inattendues. Le risque de goûter le temps qui passe. Le risque de voir grandir ses enfants pour de vrai. Le risque de risquer des mots sur du papier juste pour voir ce qui se passe. Le risque de risquer une parole différente. Le risque du service, buissonnier et poétique s'il le faut. Le risque d'aller voir ailleurs si j'y suis.
Voilà, un de ces jours j'y serai, ailleurs. Quelle trouille - et quel émerveillement. Un peu comme avoir écrit 500 billets de blog depuis le tout premier...

mardi 29 septembre 2009

Brunch at Cafe Clochette's

Il se trouve que Christine a vécu dans la capitale. Alors de temps en temps, pendant le moment calme qui suit le coup de feu de midi, au moment où nous partageons un repas bien mérité, il arrive que nous devisions gaiement de ce temps béni où nous n'avions pas à attendre les illustrés pour connaître la dernière mode de Paris. Où le cinéma n'était qu'à une heure de métro. Où on pouvait, le dimanche, se faire à moitié écraser quand on allait tranquillement en vélo faire du vélo au bois de Vincennes. Ah, le bon temps !
Toujours est-il que Christine, notre chère Christine, s'est souvenue d'un salon de thé où le dimanche, une fois par mois, il y avait un brunch, où on pouvait aller avec les journaux de la semaine (ceux qu'on n'a jamais le temps de lire le matin, sans parler des mots croisés) et s'installer tranquille pour bruncher, donc, en paix. On s'est regardées et on s'est dit : pourquoi pas au Café Clochette ? Je vous soumets l'idée, que voici que voilà : un dimanche par mois, du côté de midi trente (12h30), sur réservation uniquement, un brunch à partager en famille (ou déguster tranquille en solitaire si vous préférez) au Café Clochette, avec du jus de fruits frais pressés sur place, des toasts en veux-tu en voilà, des oeufs bien sûr sous toutes leurs formes possibles et imaginables, des salades de fruit, des cakes, du beurre et de la confiture, du thé et du café à volonté, des quiches pour les appétits solides (ou les amateurs de footing qui reviennent de leur tour au bord du canal), des trucs sucrés à grignoter, enfin un brunch, quoi.
On n'a rien inventé, d'ailleurs Karine aux Libellules fait un excellent brunch le samedi midi. Mais moi qui n'ait jamais le temps d'aller bruncher, ça me tente bien. On essaie ?
Maintenant qu'on commence à se caler dans les rythmes de la rentrée (d'ailleurs les prochaines vacances ne sont plus très loin, vous aviez vu ça, vous ?), ça carbure sec au Café Clochette. On va voir ce qu'on va voir.
Tiens d'ailleurs, n'oubliez pas que des petits vêtements cousus avec amour par des mamans sont en vente au Café Clochette, tous les bénéfices leur reviennent pour alimenter cette jolie passion de la couture. Et Leïla de Coco et Cinel me charge de vous apprendre qu'elle vient de lancer "Lilou PIC" (clic, c'est ici), où des créations de créateurs pour les petits sont proposées sous forme "à faire soi-même" : un tutoriel, des photos et le patron (robe, tunique, sarouel, turbulette...) à un prix unique de 9€50. A l'heure actuelle, 6 modèles sont déjà proposés. C'est quelque chose qui m'aurait bien plu, ça, à l'époque bénie où j'avais le temps de coudre... Bonne chance Leïla avec cette belle idée.
Une autre nouvelle nouveauté, c'est l'arrivée d'un magnifique bac à plantes sur le bout de façade entre le Café Clochette et le Papier Timbré juste à côté. Bravo à Jean-Marie pour l'expédition qui fut couronnée de succès ; quel talent. Très bientôt donc, une vigne vierge va se lancer à l'assaut du mur et on se tâte pour savoir ce qu'on va mettre au pied : du thym ? de la menthe ? bouquet garni, ciboulette et carottes râpées ? euh... non. Enfin on y réfléchit. Quand je vous disais que ça carbure, dans le coin.

jeudi 2 juillet 2009

Alors ? alors ? alors ?


Sous la dernière couche de peinture que Florette et Romain ont poncée, il y avait la première inscription sur cette devanture, "Maison du livre d'occasion". Ensuite, ce fut "Photographe". Et maintenant, enfin très très bientôt, demain peut-être, "Café Clochette".


Alors, dites, vous en pensez quoi ?

vendredi 24 avril 2009

Questions

J'ai tout un tas de questions à vous poser. Ca m'arrangerait bien si vous profitiez des commentaires, juste là en bas, pour me dire ce que vous pensez de deux-trois trucs. Genre, je me sentirais moins seule avec mes interrogations existentielles. Genre. Surtout quand ces questions me réveillent à quatre heures du matin, juste au moment où j'ai réussi à me rendormir après une attaque pédestre féline ; je veux dire, après qu'une troupe de félins animés d'intentions peu pacifiques envers mes petons se soit manifestée, agacée sans doute de ne pouvoir profiter d'un couvre-lit immobile pour son repos et tout à fait décidée à troubler le mien, de repos.
Alors dans le plus grand désordre (mais numéroté quand même, pour que vous puissiez répondre et que je comprenne à quelle question s'adresse quelle réponse), nous y voici nous y voilà.
1) Si j'aménage la petite courette où je peux installer deux-trois tables, viendriez-vous y prendre vos repas et/ou goûters ? Et si vous habitez trop loin pour être directement concerné par la question, avez-vous un avis sur la question quand même ? L'alternative, c'est d'installer une piscine olympique. Format raton laveur. Ce qui me rappelle que MiniLoup a une nouvelle lubie : il trempe ses frites dans son verre d'eau avant de les manger. Ne me demandez pas de quoi il retourne, je n'en ai pas la moindre idée.
2) Pensez-vous qu'il soit judicieux d'ouvrir les jours fériés, en tout cas ceux du mois de mai ? là, je sèche. C'est-à-dire que si je n'ouvre pas, je pourrai aller me tremper les petons dans la mer, auquel cas je devrai les sécher subséquemment ; et si j'ouvre, je ferai à un moment ou à un autre de la vaisselle, donc rebelotte, je sècherai aussi.
3) Que pensez-vous d'une carte de fidélité et si oui laquelle ? Pouf, pouf. Je veux dire, que pensez-vous de l'idée d'une carte de fidélité et à votre avis, que pourrait-elle bien vous apporter que vous n'ayez déjà ? une assiette de dégustation pour dix assiettes dégustées ? une tasse avec le logo du Café Clochette ? un voyage aux Bermudes pour deux adultes et trois enfants ? (et laquelle de ces propositions n'a-t-elle aucune chance de voir le jour à votre avis ?)
Enfin,
4) Avez-vous quelque chose à ajouter ?

mercredi 25 mars 2009

Nouvelles et autres nouveautés

Christine reste ! yipi youpla. Vous la verrez donc les jours où vous viendrez déjeuner au Café Clochette.
Attention, vendredi soir, il n'y aura pas de restaurant au Café Clochette, la cafelière étant appelée à d'autres missions. C'est Christine qui fermera sur le coup de 18h30.
Il y a désormais un goûter prévu rien que pour les petits : soit des tartines à la tartinade chocolat-noisettes maison (2€), soit de bonnes crêpes toutes fraîches fabriquées par Palachinka (et que vous pouvez également lui commander directement, elle fait aussi d'excellentes galettes), des crêpes donc au sucre ou à la confiture bio (1,50€). Les adultes y ont droit aussi bien sûr, mais en général ils préfèrent les assiettes de dégustation. Cette semaine, sur ces fameuses assiettes, il y aura sûrement des mantecaos, des sablés caramel-beurre salé, des sablés à la pistache et aux éclats de Daim, des sablés à la pistache et au chocolat noir, des tartelettes au confit de pomme à l'orange, des sablés au citron, des carrés au caramel et à la noix de coco et des tas d'autres choses vu que j'ai encore des milliers de recettes sous le coude. Et peut-être du peanut brittle. Un de ces jours, il faudra que je vous cause du peanut brittle.
Qu'est-ce que j'oublie ? ah oui, mes démêlés... mais ça c'est pour demain. Suspense.

mercredi 4 mars 2009

Cerfastoche ou cerfastidieux ?

Vous vous languissez de textes réglementaires ? vous vous demandez quelle tête aura le Café Clochette bientôt ? vous n'avez rien à faire là tout de suite ? Alors je vous cause de mon dernier Cerfa en date, allez zoup.
Il s'agit de celui qui a été envoyé le 25 février 2009, soit il y a pas très longtemps, et qui a été enregistré sous le numéro DP 35238 09 00145. Où il restera jusqu'à la fin des temps administratifs, ce qui est sûrement très long. Il m'a été non-renvoyé. C'est-à-dire qu'on m'a envoyé un courrier pour me dire qu'il avait été bien reçu, qu'il avait été enregistré, qu'il était suivi par deux personnes différentes et qu'il s'agit d'un projet de "Peinture devanture", ce que je savais vu que c'est moi qui l'ai rédigé, mais comme ça je suis sûre que c'est bien ce que j'ai demandé. Je n'arriverai jamais à la cheville d'un si beau texte même en escaladant la chaussette, alors je vais me contenter, une nouvelle fois n'est pas vraiment coutume, de le recopier. Et de vous prier d'en tirer toute la substantifique moelle épineuse.

Vous avez déposé une demande de Déclaration Préalable. Le délai d'instruction de votre dossier est de UN MOIS et, si vous ne recevez pas de courrier de l'administration dans ce délai, vous bénéficierez d'une décision de non-opposition à ces travaux ou aménagements. Toutefois, dans le mois qui suit le dépôt de votre dossier, l'administration peut vous écrire : soit pour vous avertir qu'un autre délai est applicable, lorsque le code de l'urbanisme l'a prévu pour permettre les consultations nécessaires (si votre projet nécessite la consultation d'autres services...) ; soit pour vous indiquer qu'il manque une ou plusieurs pièces à votre dossier.
Si vous recevez une telle lettre avant la fin du mois qui suit le dépôt de votre déclaration, celle-ci remplacera le présent récépissé.
Si vous n'avez rien reçu à la fin du mois suivant le dépôt de votre déclaration, vous pourrez commencer les travaux après avoir :
affiché sur le terrain ce récépissé sur lequel la mairie a mis son cachet pour attester la date de dépôt ; installé sur le terrain, pendant toute la durée du chantier, un panneau visible de la voie publique décrivant le projet. Vous trouverez le modèle de panneau à la mairie, sur le site Internet urbanisme du gouvernement, ainsi que dans la plupart des magasins de matériaux.
Attention : la décision de non-opposition n'est définitive qu'en l'absence de recours.* En effet dans le délai de deux mois à compter de son affichage sur le terrain, sa légalité peut être contestée par un tiers devant le tribunal administratif. Dans ce cas, l'auteur du recours est tenu de vous en informer au plus tard quinze jours après le dépôt du recours.


* J'aime cette phrase de tout mon coeur.

Ah oui c'est très long, je ne vous le fais pas dire ; et encore, je vous en passe des bouts. Mais comme on dit dans la belle langue de la maman de Shakespeare, misery loves company et ça me réconforte que vous souffriez avec moi. Oui, c'est très cruel.
D'autant que ce n'est pas fini. Et nooooon. Parce que tadaaaaaam ! ce matin même, revoici un LR avec AR, qui me dit ce qui suit.

Monsieur,
Vous avez déposé le 25/02/2009 à la mairie de RENNES une déclaration préalable.
Lors de ce dépôt, le récépissé de votre dossier indiquait qu'en cas de silence de l'Administration à la fin du délai d'instruction de droit commun, vous bénéficierez un accord tacite.
Le récépissé vous informait de la possibilité de modification de ce délai dans les conditions fixées au Code de l'Urbanisme.
Je vous informe que votre projet entre dans ce cadre et nécessite la (les) consultations suivante(s) :
Architecte des Bâtiments de France
Les pièces suivantes manquent dans le dossier que vous avez déposé :
DP1, DP5, DP6, DP7 et DP8 (voir bordereau joint).
Pour permettre l'instruction, il est nécessaire que vous déposiez ou que vous adressiez par courrier avec accusé réception ces pièces à la mairie. Le délai d'instruction de deux mois commencera à partir de la date de réception en mairie de la totalité des informations et pièces manquantes.
Si à la fin du délai d'instruction, après avoir déposé l'ensemble des pièces et des informations en mairie vous n'avez pas reçu de réponse de l'Administration, vous bénéficierez d'une autorisation tacite et vous pourrez commencer les travaux en affichant la présente lettre sur le terrain, pendant toute la durée du chantier selon les modalités détaillées plus bas.
Vous disposez de 3 mois à compter de la date de réception de cette lettre, pour faire parvenir à la mairie l'intégralité des pièces et informations manquantes. Dans le cas contraire, vous serez réputé avoir renoncé à votre projet et votre demande sera rejetée de plein droit.
Vous pourrez également par une simple demande obtenir de la mairie un certificat attestant l'accord tacite.
Vous en serez alors informé par courrier.

Moi juste vouloir prendre pot de peinture, ouvrir pot de peinture, tremper dedans petit pinceau et repeindre devanture. Moi commencer à fatiguer. Moi préfère faire petits gâteaux plutôt que user mirettes sur papiers obscurs. Clients pas contents si pas petits gâteaux. Clients se fichent papiers obscurs. Ouin.

mercredi 26 novembre 2008

Tadam

C'est le grand jour. Je n'en mène pas large. Heureusement, j'ai reçu des tas de petits mots d'encouragement de ceux qui suivent cette histoire de près depuis longtemps.




J'écrivais ça ce matin, en croyant benoîtement que j'arriverais à caser cinq minutes pour écrire un billet entre faire des lasagnes chèvre-épinards et aller chercher une nappe neuve... Bien évidemment je n'y suis pas arrivée. Par contre les petits mots ont continué à arriver toute la journée. Et quelle journée ! Il y a eu un moment, croyez-le ou non, où les six tables étaient occupées, où des enfants jouaient, concentrés et rigolards, où les grands buvaient leur thé en mangeant des petits gâteaux et en discutant, et où je regardais tout ça en me disant "ça y est ! ça y est ! on y est ! Le Café Clochette vit !". Et ce fut un moment d'intense émotion, de courte durée puisqu'il me fallut revenir fissa sur terre pour amener une tasse à quelqu'un qui envisageait gentiment de boire à même la théière pour ne pas me déranger, mais bon quand même.
Que d'émotions...
A tous et toutes, merci pour cette très belle journée que je ne suis pas près d'oublier.
Demain, je reviens vous raconter la suite des aventures des CERFAs, mais là juste ce soir, et je pense à chacun de vous en le disant, vous redire quand même : merci.
Et à bientôt !

dimanche 9 novembre 2008

Murs, murs

A la fin d'un week-end éprouvant, bilan :

  • MiniLoup ravi du bricolage : 1
  • chats méfiants, mi-fascinés mi-contrariés : 3
  • ménage fait : 0 (sauf par les matous du bout des papattes, mais ça reste tout relatif parce que c'est plutôt de l'étalement que du ramassage de poussière)
  • meuble à tiroirs de cuisine monté : 1, grâce à C. qui y a mis tout son zèle, et au papa de MiniLoup qui a trouvé comment le caler pour ne pas qu'il s'écroule par absence malencontreuse d'un montant pourtant nécessaire
  • tablette en fil installée sous le plan de travail en inox : 1 ; garni de vaisselle : 1
  • plafond des toilettes peint : 1, bravo T.
  • sas enduit et peint : 0,5
  • murs enduits : 3
  • murs peints : 2, merci J.
  • lave-vaisselle mis en place et rebranché : 1 ; à pourvoir d'une porte décorative : 1
  • étagères en inox montées : 4 ; installées : 0 ; dans le passage : 4
  • meubles hauts installés : 0 ; dans le passage : 2
  • torchons égarés : une douzaine
  • provisions rachetées : 0 ; probabilité de manger des chips ce soir : énorme
  • compta en retard : ben... compta en retard, je vois pas comment le dire autrement...
  • CERFAs en souffrance : 2 (ils me sont revenus façon boomerang, ceux-là)
  • sommeil en retard : 79,25 heures
  • sentiment de grande sororité avec Lynette Scavo : grandissant
  • si j'étais un animal de l'arche de Noé : les poissons (dessus ? ou dessous ? comment dirait le Capitaine Haddock, de son petit nom Archibald)

Il ne reste plus qu'un week-end après celui-ci. Et des millions de choses à faire, indispensables, incontournables, inévitables. Ce qui prend le plus de temps, ce sont les murs, enfin toutes les surfaces, qu'elles soient horizontales ou verticales. Entre l'enduit qui met du blanc partout, la peinture qui met du vert partout, les bouts de bois qui mettent de la sciure partout, les tasses de café qui mettent des taches partout, les spatules qui se cachent et qu'on ne retrouve nulle part, les gants en caoutchouc qui sont trop grands et qui font un élégant "plouf" en glissant de la main jusqu'au fond du pot où ils se remplissent à grandes goulées, les adorables petites traces de pattes qu'on suit jusqu'à la cachette d'un petit misérable poilu qui se regarde le bout des griffes d'un air profondément surpris, je trouve tout de même le temps de m'asseoir deux minutes (sur l'outil égaré plus tôt, mais c'est trop tard), pour contempler le chaos ambiant. Il doit bien y avoir un principe de thermodynamique dont les présupposés peuvent s'appliquer ici, mais je préfère le dire comme ça, avec mes mots à moi : qué bazar ! A un moment ou à un autre, les outils vont disparaître, les nappes bien repassées s'étaler sur les tables propres, les chaises servir à s'asseoir et non plus à grimper pour atteindre le plafond, les lampes achetées et installées, et ce fichu torticolis me fichera la paix pour que je puisse aller faire des gâteaux et servir du thé.
Ce qui n'est évidemment pas possible, pas en à peine plus d'une semaine. Je me demande bien si je vais y arriver quand même.

mercredi 5 novembre 2008

Dînapéros

Avez-vous jamais rêvé de rentrer chez vous le soir avec vos enfants, les emmener se coucher tranquillement en sachant qu'ils ont mangé, puis vous mettre à table pour savourer la paix du soir et votre propre dîner ?
Moi, oui. Très souvent.
D'où l'idée que je vous soumets. On dirait que ça s'appellerait les "dînapéros", parce que c'est le moment où les adultes prennent un apéro pendant que les petits dînent, le tout en famille, au Café Clochette. Petits canapés rigolos pour les uns, petites purées rigolotes pour les autres ; un petit verre de vin ou d'apéro sans alcool pour les uns, un jus de fruit pour les autres. Pouvoir bavarder tranquille pour les uns, pendant que les autres vont jouer avant de partir.
Ca peut être l'occasion pour les papas et les mamans et les enfants de se retrouver à la fin de la journée, avant de rentrer tous ensemble.
Peut-être même qu'un jour, je pourrai faire des plats à emporter pour les papas et les mamans qui ont juste envie de mettre les pieds sous la table en arrivant, juste après l'heure des bisous-histoires du soir.
Ca ne sera sans doute pas pour tout de suite ; je commence à me rendre compte qu'il reste beaucoup de choses à mettre en place et tout ça se fera petit à petit. Mais l'idée et là et si elle rencontre un public comme on dit dans l'édition, ma foi... on verra à la faire fonctionner.

mardi 4 novembre 2008

Mamans couseuses

Sur ma nouvelle (future) étagère, il y aura une bibliothèque consacrée à la grossesse, la naissance et la petite enfance. Il y aura aussi mon stock de jouets en bois, les mêmes que ceux de la cabane, proposés à la vente. Il y aura aussi des boîtes de sachets du bon thé que je vais servir : on pourra goûter à la théière dans les tasses dépareillées du Café Clochette, puis emporter le thé pour continuer à se régaler à la maison. Il y aura aussi un petit portant avec des petits cintres, et ça c'est pour un projet qui me tient à coeur, puisqu'il sera réservé aux créations des mamans couseuses. Pour des doudous, des petits vêtements, des petits bonnets... ce que les mamans douées de leurs dix doigts offrent à leur entourage et fabriquent pour leurs propres enfants, elles pourront, si elles le souhaitent, le laisser en dépôt-vente au Café Clochette. Parce que c'est très chouette de se sentir créative, mais c'est encore mieux de le partager...
Je mettrai moi-même un poncho de portage en dépôt, je le verrai partir avec un peu de tristesse parce que MiniLoup y a passé de nombreuses heures bien au chaud contre moi, mais il servira sans doute à un autre loupinet pour l'hiver qui arrive. Pour le reste, je suis ouverte à toute proposition de dépôt : vous pouvez me contacter à l'adresse internet du Café Clochette, ou simplement passer me voir quand ce sera ouvert. Dès le 19 novembre. Ah, je vous avais déjà dit ?!

samedi 1 novembre 2008

Deux ronds de flan

Ca m'a fichu un coup : mon nouveau banquier est plus jeune que moi. Pendant très longtemps, les gens à responsabilité étaient plus âgés que moi, c'était dans l'ordre des choses. Et depuis quelque temps, ce sont des petits jeunes qui prennent des décisions dont j'ai parfois l'impression que si on leur presse le nez, il en sort du lait. Euh... non. Enfin ce que je veux dire, c'est que la création du Café Clochette est pour moi l'occasion de me rendre compte que le temps passe, ma pauvre dame, et que je suis en passe de devenir quelqu'un de tout à fait respectable, ne serait-ce que par le nombre des années ; pour le reste, je ne suis pas trop au courant des critères de la respectabilité.
Ici, les choses prennent une tournure étonnante. J'avais beau avoir joué du mètre, mes calculs se révèlent approximatifs et la réalité s'adapte à mes nouveaux meubles quand même. Ce qui signifie que je suis surprise et enchantée par l'agencement du Café Clochette, avec le sentiment très net et très reposant de ne pas maîtriser grand chose. Tant mieux ; les choses se font, je suis le mouvement, les gens et les choses se mêlent au lieu d'une façon qui leur est propre et je me contente de regarder et de m'ébahir. Ma formule actuelle c'est "ça tombe bien", et c'est vrai, ça tombe bien.
Pour être parfaitement honnête, si moi je ne contrôle pas grand chose, c'est aussi et peut-être surtout parce que les artisans savent, eux, ce qu'ils font. Et qu'ils le font avec délibération, patience et, visiblement, un vrai plaisir à exercer leur métier. Chapeau bas, messieurs. J'aurai bientôt des photos pour vous montrer de quoi il retourne en avant-première.
En attendant, je retourne à la préparation de mes murs pour la peinture du week-end prochain et aux plans pour l'étagère de la bibliothèque, que je vais monter avec l'aide d'une perceuse, d'un MiniLoup et de la certitude de la gravitation universelle.
Le plus beau dans tout ça ? ma belle cuisine toute blanche et brillante d'inox neuf est en état de fonctionner et j'ai des dizaines de recettes en retard, mais j'ai oublié de racheter des oeufs, mes moules à gâteau sont inaccessibles au milieu d'une pile improbable, et Prosper fait grise mine sous une épaisse couche de poussière. Et pourtant, rien de tout ça ne m'inquiète. Etonnant, non ?

jeudi 23 octobre 2008

Meubles et libellules

Je vous en ai parlé il y a quelques jours et voilà, ça y est, Aux Libellules va ouvrir. C'est un "café bucolique et ludique pour les petits et les grands", ça se situe passage des Carmélites à Rennes, juste à côté de la place Hoche. Karine vous y accueillera. A mon avis, ça va être un bel endroit. Entre le Café Clochette et Aux Libellules, vous aurez l'embarras du choix pour sortir vos petits et grands et passer de bons moments en famille. Pour plus d'infos, vous pouvez aller jeter un oeil sur le blog et sur le site. L'inauguration, c'est samedi prochain, de 14h30 à 19h, j'y serai, c'est sûr !
Sinon quoi de neuf par ici ? J'ai fait l'acquisition tout à l'heure d'une banquette, de chaises et de tables. Vous voulez voir ? déjà un mot sur l'endroit. Multistocks se situe du côté du stade de la route de Lorient, au milieu des entrepôts et magasins professionnels. Pour y aller, il faut se faire tout petit sur la route au milieu des camions. Ma tite voiture n'en menait pas large.
A l'intérieur, c'est... un entrepôt.

Des tables, des chaises, des machines en tout genre pour la restauration. Une rôtissoire à poulets. Des percolateurs de 75 tasses. Des lave-verres en 45 de large. Des robots mélangeurs. Des établis en inox. Et des culs-de-poule gigantesques. Et des gamelles dans toutes les dimensions. Et un cuiseur à riz où je pourrais faire cuire mes trois chats (s'ils continuent à me trotter dessus à 4h du matin). Tiens, puisqu'on parle de ça, vous vous souvenez du petit dessin animé que je vous ai mis en ligne l'autre jour ? J'en connais une que ça fascine complètement.



Revenons à nos moutons. Enfin à mes meubles. J'ai trouvé des chaises comme ça :


Elle a été plus rapide que moi, c'est pour ça qu'elle est floue. J'espère que les autres sont plus calmes, sinon ça va être sportif de faire le ménage, au Café Clochette, au milieu d'un rodéo de chaises.
Voici une des tables. Elle n'est pas très belle, hein ? mais j'ai de grands projets pour elle. J'ai aussi trouvé une banquette, mais à la réflexion j'espère qu'elle n'est pas trop grande, il ne faudrait pas qu'elle empiète trop sur mes (enfin vos) 19 mètres carrés. Tiens, 19, je n'avais pas fait le lien. MiniLoup commence à compter et ça donne ça : un... deux... quat'... sept... 19 ! Je savais bien que c'était éducatif, de le traîner partout avec moi.

mardi 21 octobre 2008

19 novembre

Si tout va bien... le Café Clochette ouvrira ses portes le 19 novembre. C'est un mercredi. Le mercredi sera le premier jour de la semaine au Café Clochette, et ça tombe bien, c'est le jour des enfants.
J'en ai des frissons rien que d'écrire ça, et puis je jette un oeil au calendrier et je manque défaillir : moins d'un mois ! Il a fallu un an pour en arriver là, et dans moins d'un mois, si tout va bien, ce rêve sera devenu réalité ! Incroyable.
Quand je pense à tout ce qui reste à faire, j'ai le tournis. Mais quand je pense à tout ce que j'ai déjà fait aussi, alors... l'un dans l'autre, ça s'équilibre.
J'ai fait la peau, non je veux dire anéanti, non je veux dire terminé de remplir la pile de CERFAs qui restaient ; les déblocages de fonds sont en train de se faire ; le nouveau lave-vaisselle et la hotte sont arrivés. Et la cuisine a changé de tête, c'est rigolo, je croyais pourtant bien la connaître pour la fréquenter assidûment depuis 4 ans, j'ai l'impression de débarquer ailleurs tous les soirs quand je viens voir où ça en est. Le magicien des tuyaux est à l'oeuvre. Silence et admiration.
Et tous les jours, j'emmène MiniLoup prendre une douche ailleurs. Parce que prendre une douche avec l'eau qui tousse, c'est pénible à force. Si, l'eau tousse ici. Parce qu'à force d'ouvrir et de fermer l'arrivée d'eau générale de la maison, ça doit faire des bulles sûrement dans les tuyaux. Ca amuse beaucoup les chats. Rectification : ça amuse beaucoup un tiers des chats, Clochette pour ne pas la nommer, qui n'a pas peur de prendre des gouttes sur le museau et vient reluquer ça de plus près qu'il n'est raisonnable pour un félin, mais qui suis-je pour juger ? Un autre tiers, Ninette, s'en fiche royalement. Et le dernier tiers, Timirrou, trouve ça très grossier cette nouvelle façon qu'ont les tuyaux de parler et, digne gentleman qu'il est, préfère ne pas s'exposer à telle vulgarité.
Bref, les choses suivent leur cours. Je suis toujours sur la piste d'une machine à café, le suspense est à son comble. Je suis également à la recherche de banquettes, chaises et tables et je crois avoir trouvé. Les fournisseurs répondent présent, sauf le fournisseur de thés qui ne m'a pas rappelé, le coquin, mais je n'ai pas dit mon dernier mot, j'y tiens à ce thé-là et je ne suis pas près de lâcher l'affaire.
Si tout va bien... si tout va bien, ça va ouvrir. Quelle chose étrange !
Etrange de se dire que si tout va bien, j'ouvrirai le mercredi pour le déjeuner et fermerai sur l'apéro, le jeudi idem ; que le vendredi, j'ouvrirai pour le déjeuner et fermerai après que le dernier dîneur aura eu son café (qu'il pourra savourer en paix, je ne sautillerai pas autour de lui pour lui demander "il est bon ? il est bon mon café ? c'est ma machine à café qui l'a fait vous savez ? alors, il est bon ?", non, promis, je saurai rester stoïque) ; que le samedi, tout pareil que le vendredi, et que le dimanche, j'accueillerai l'après-midi les familles en manque de lieu sympa pour passer un moment en famille même si le soleil n'est pas de la partie pour aller au parc ou à la mer ou ailleurs. Ce qui, en langage plus synthétique - vous noterez que le remplissage de CERFAs a au moins pour vertu de rendre mon style plus synthétique - nous donne ceci :

mercredi : midi-18h30
jeudi : midi-18h30
vendredi : midi-23h
samedi : midi-23h
dimanche : 14h-18h

Si tout va bien, dès le 19 novembre, qu'on se le dise !
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