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lundi 22 novembre 2010

Café Bilingue en famille - English please !

Décidément les échanges langagiers vont se bousculer au Café cette semaine !
En effet, la toute première rencontre du "Café bilingue en famille" a lieu samedi prochain avec des familles anglophones. Le but, rencontrer d'autres familles, favoriser les échanges en anglais pour que les enfants puissent s'imprégner davantage de leur autre langue maternelle et enfin donner l'opportunité à des enfants non bilingues, en cours d'apprentissage, de pratiquer l'anglais dans un contexte différent.

Ce genre de rencontre demande une organisation spécifique pour qu'il y ait au moins 2 familles présentes et des places disponibles. Il suffit pour cela que les familles intéressées contactent le Café Clochette pour signaler leur venue.
La première rencontre a donc lieu samedi prochain, le 27 novembre à partir de 15h.
Enfin, j'invite les familles bilingues pratiquant d'autres langues maternelles "étrangères" à se faire aussi connaître pour pouvoir organiser de telles rencontres dans d'autres langues.

mercredi 8 septembre 2010

Tétées, thé, théo ; ou, comment l'esprit vient aux femmes

Tout a commencé par une naissance. Quand MiniLoup est né, je croyais avoir déjà pas mal roulé ma bosse ; je me suis aperçue qu'en fait, non. Il restait un continent à explorer, celui de la maternité, et il n'est pas sans ses déserts, ses montagnes escarpées, ses bêtes sauvages, ses traces de civilisation et ses mégapoles. Le traverser à toute vitesse est impossible. S'y perdre est fréquent. Mais l'explorer, c'est la plus belle aventure qui soit.
Vibrant aux grandes idées que se font les mamans novices, j'avais des tas d'idées sur la question. Elles se sont très vite envolées. Il en est resté l'essentiel, la certitude que ce petit bonhomme dont la survie au quotidien ne dépendait que de moi avait un monde à m'apprendre (je crois qu'une large proportion des billets de ce blog en fournit la preuve éclatante). Alors quelques années plus tard, je n'allais pas laisser passer l'occasion de laisser entrer chez moi des nuées de petits professeurs en body et culottes courtes. Voilà comment, de maman, je suis devenue cafelière et écolière.
Il se trouve que le chemin ne s'arrêtait pas là, contre toute attente. Il y a deux jours, on m'a confié les clés de ma chambre d'étudiante où j'aurai le plus grand mal à caser ma bibliothèque et à courir un sprint, mais qui a l'immense avantage d'être au calme et à vingt secondes pedibus de la salle de cours la plus lointaine. Lundi prochain, ayez une pensée pour moi, j'aborderai aux rivages de la langue hébraïque et j'espère ne pas y échouer. Pourquoi tout reprendre à zéro, me direz-vous. C'est une bonne question. Mais il se trouve que je ne pourrais y répondre qu'en vous racontant des histoires - vous me direz, vous avez l'habitude, depuis le temps que je vous cause. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il paraîtrait que quand on cherche, on trouve, et que j'ai bien l'intention de chercher. Un paramètre que mon MiniLoup à moi a l'air d'avoir pris en compte, jugez-en plutôt.
- Maman, maman, il est où, Dieu ?
- Euh... pas facile, comme question. Voyons... peut-être qu'on pourrait éventuellement dire qu'il est là où on a confiance ?
- ...
- ...
- Dis, maman, ton école, là ?
- Oui ?
- C'est pour parler de Dieu, non ?
- Oui, en quelque sorte.
- Ah. Et ben je crois il faut que t'y retournes, hein, paske peut-être t'as pas tout bien compris.
Et paf, recalée la maman. Je viens de vivre l'angoisse du premier examen.

jeudi 29 juillet 2010

Chef Maxime

Oyez, oyez !
Ce samedi, le 31 juillet, nous avons la chance d'accueillir le grand chef Maxime en nos cuisines pour un menu concocté tout spécialement pour le Café Clochette. Service du midi dès 12h30 et le soir à partir de 19h. Vous trouverez le menu ici, sur le site du Café Clochette (clic), dès vendredi soir.
La réservation est fortement conseillée (02 99 35 80 89 ou cafeclochette @ yahoo.fr) !

dimanche 18 juillet 2010

Marketing ting ting

Samedi matin, à l'heure où blanchiss... euh non, le soleil était déjà haut quand nous avons mené nos pas vers le marché des Lices en bonnes petites camarades férues de marketing direct (que mes amis à l'âme révolutionnaire considèrent en toute amitié que je leur tire une langue virtuelle et patronale, c'est comme ça, parfois il faut savoir assumer les divergences d'opinion au risque de se faire interdire de petit blanc au comptoir quand on a passé la ligne de l'exploitation des masses - pour les autres, qu'ils me pardonnent ces privautés) avec dans l'idée de "faire de la pub".
Il y a déjà bien longtemps, dans les temps obscurs qui suivirent immédiatement l'ouverture du Café Clochette, une jeune amie de mon MiniLoup qui l'avait connu haut comme ça avait distribué des flyers sur le marché et depuis, ça faisait quand même un an que je me disais qu'il faudrait peut-être remettre ça. Histoire d'aider un peu le bouche à oreille (que d'aucuns appellent, il me semble, marketing viral, beurk). Histoire qu'on nous connaisse, quoi. Histoire que les gens qui passent devant tous les jours finissent par se dire que tiens oui, ils ont entendu parler de cet endroit quelque part, un jour. Enfin bref, on s'est dirigées, on s'est plantées pas du côté de l'escalier des chats, vu que l'escalier pour les poussettes ce n'est pas très indiqué, mais plutôt vers le marchand de ballons, vous voyez, un peu plus bas que le marchand de pommes et en face du marchand de journal. Oui, de journal : le samedi matin, sur le marché des Lices, il ne se vend qu'un journal, LE journal, Ouesteuh-France bien sûr.
Quoique - ce matin, ce n'était pas exact, un grand monsieur à l'air sympathique tenait à bout de bras "La décroissance", le journal de la joie de vivre, vendu 2€ et disponible sur abonnement, ou le samedi matin au bout du bras du monsieur. On a échangé des sourires. Et Aude et moi avons dégainé nos gobelets. Pourquoi des gobelets ? parce que les flyers, ça se jette par terre et que nous avons l'esprit recyclable. Enfin je veux dire, que nous tenons aux petits gestes écolos. Enfin bref. Nos gobelets (ceux-ci, pour vous les remettre en mémoire) sont du même genre que ceux qu'on prête sur les sites de concerts contre une consigne symbolique et qu'on peut soit rapporter, soit garder en souvenir. Nous, on les donnait. Enfin on essayait de les donner.
Vu que c'était du marketing, on ciblait, vous pensez bien. La vue d'une poussette à l'horizon éveillait notre atavisme de... non - notre enthousias... non - notre regard pétilllant... ouais, peut-être. Enfin on se dirigeait, gobelet tendu, vers la petite famille groupée autour et dans la poussette. "Bonjour, est-ce que je peux vous offrir un gobelet du Café Clochette, un restaurant pour les familles un peu plus loin dans la rue de Dinan ?"
Souvent, on n'arrivait même pas au bout de la phrase, un signe poli de la tête ou un "non merci" plus ferme suffisait à nous arrêter avec un "tant pis, bonne journée !". Parfois, quelqu'un nous interpellait pour savoir de quoi ça retournait cette histoire de clochette. Parfois, on passait sans nous regarder. Curieuse sensation, de se voir dans les autres quand on réalise qu'on fait la même chose, pour échapper aux sondeurs par exemple, pour ne pas être embêté dans la rue par des inconnus. C'est pas super confortable, comme position, d'être celui qui donne le truc. Mes amis à l'âme révolutionnaire me voient démasquée : j'ai peu tracté dans ma longue vie. A part mon petit frère sur son tricycle.
Pour finir, on a distribué quelques dizaines de gobelets, taillé une bavette avec des amis qui passaient et puis on est allées déposer les autres chez Gabriel, le marchand de journaux du bas des Lices (oui journaux, lui, il les a tous) et à Saint-Germain des Lys, le caviste qui nous fournit notre cher Pic Saint-Loup. Et on est rentrées pour se retrouver plongées dans le tourbillon d'un service très plein, avec des enfants partout, des adultes très sages et gourmands dont l'oeil s'allume au spectacle du fondant dans leur assiette.
Quand le tourbillon s'est apaisé, qu'on a eu fini de remplir le troisième lave-vaisselle de la journée et qu'on s'est assises avec de quoi manger à notre tour, on s'est demandées si on n'avait pas joué à l'apprenti sorcier, celui qui a multiplié les balais pour remplir sa baignoire et ne sait plus comment s'en sortir... Voilà c'est ça : notre technique, là, c'est du marketing-balai.
Je vais de ce pas déposer le concept.

lundi 21 juin 2010

Excipient à effet notoire

La cafelierre s'apprête à se séparer momentanément de ses racines et à passer deux jours hors les murs du Café Clochette et en ressent comme une exaltation, dites. Comme dirait MiniLoup, "maman, tu vas en voyage pour visiter ton école ?" et oui, je vais en voyage pour visiter ma prochaine école. A la rentrée, je me ferai des couettes et je mettrai mon petit tablier à carreaux, je mettrai mon petit cartable à oreilles sur mon dos et je monterai d'un étage pour allumer mon ordinateur et commencer les cours par correspondance. Plus de chimie amusante version "ça fait quoi du sucre, des oeufs et de la farine" mais grec, hébreu et géographie des Cévennes. Allez hop.
Je vais en profiter pour goûter à la fête de la musique ailleurs qu'à Rennes, mais n'oubliez pas le concert de lundi soir dans le square du Vieux Saint-Etienne, juste en face du Café Clochette !
A mercredi.

samedi 12 juin 2010

Le retour des Griboos




Vous souvenez-vous au mois de mars (clic) ? je vous avais parlé de l'accrochage au Café Clochette d'une exposition par le peintre Claude Barbarin, avec ses petits personnages, les Griboos, parce qu'ils sont gris et beaux. Aujourd'hui, Claude est revenu pour remplacer les tableaux qui avaient été vendus. La girafe rose de la table dite "à la girafe" a pris son envol, si j'ose dire, pour être remplacée par un tableau complètement étonnant avec une petite fée la tête à l'envers et une fusée qui part vers un univers inconnu.
Sur l'autre mur, il y a quelques tableaux "nouvelle manière" qui renouvellent avec bonheur l'inspiration du peintre. C'est impressionnant de voir l'évolution de ces personnages. Chaque petit carré de 20x20 cm (au prix de 25€) raconte une histoire, comme une planche de bande dessinée condensée. On note aussi l'apparition de petits animaux, dont un lézard qui a l'air de se balader de toile en toile sur tout le mur. Bref, ça vaut le détour ! En plus, l'artiste est plein de bonnes idées et le moment passé à discuter était un vrai plaisir. N'hésitez pas à aller jeter un coup d'oeil sur son blog, barbapeinture.over-blog.com, ou à aller tailler une bavette pour de vrai là où il expose cet été : à Auray les 17, 24 et 31 juillet ; et du 2 au 29 août, place Chateaubriand à Saint-Malo, tous les jours de 10h à 23h.

mercredi 28 avril 2010

Le mardi c'est caddie

Le mardi, c'est caddie. Il s'agit de trimballer dans des allées glaciales un chariot énorme et très lourd dont une roue sur quatre est généralement coincée (si c'est par un bout de salade, ça se résoud dans les 10 mn, sinon, non). La Mouette a su, la semaine dernière, vous évoquer un instant d'éternité au milieu de la crèmerie et du coup, hier matin, j'ai regardé d'un autre oeil mon environnement habituel. Il faut dire que d'habitude, je navigue à vue, le nez sur ma liste, sans trop m'émouvoir des autres clients, mais là, pour une fois, j'ai bien observé tout ça.
Sur le parking, il y a toujours un chien qui attend, le museau sur les pattes, que son maître ressorte de la caverne. Il est couché à côté d'un camion de pizzaiolo, mais je n'ai pas eu le courage d'attendre pour voir si c'est celui qui a tenu la patte de la Mouette. Il y a aussi plein de voitures diverses pourvues de macarons variés et un certain nombre de fourgonettes que des hommes en tee-shirt se chargent de charger de caisses de coca et de cagettes de scarole. Ou de laitue, je ne m'aventure pas assez près pour le vérifier. Il faut dire que certains d'entre eux ont un air légèrement patibulaire et qu'on ne ressent pas forcément à leurs côtés l'envie irrépressible de leur voler une feuille de salade, même pas pour des questions de vérification à fins de véracité bloggesque. Parfois aussi, ils chargent des caisses de jus de fruit, les toutes petites bouteilles, là.
A l'intérieur, le froid vous saisit progressivement. Au rayon du café, encore, ça va. Du côté du miel et des confitures, ça va toujours. Quand on arrive à la pâtisserie, on commence à ressentir quelques tiraillements du côté du cuir chevelu, sauf ce monsieur, là devant moi, qui a la gapette vissée sur l'occiput et qui compare trois bouteilles de rhum pâtissier. Il y a déjà sur son chariot quelques paquets d'amandes effilées mais je ne perds pas une seconde à détailler le reste, j'aperçois en effet une nouveauté : des éclats de caramel au beurre salé. Le temps que je m'extasie comme il se doit, le monsieur a filé. Enfin pas très vite, un chariot de trois tonnes cinq ne file pas comme ça, et il a un léger embonpoint qui ne l'aide pas à exercer une vélocité maximum. Enfin il emmène sa gapette du côté des sauces lyophilisées et j'ai quant à moi rendez-vous avec les feuilles de lasagne alors je ne traîne pas.
Il y a un truc qui s'appelle "gastronorme" et qui a rapport aux normes standard de taille des plats de cuisson dans les cuisines professionnelles, ce qui fait que je trouve des feuilles de lasagne adaptées en taille à des lasagnes de trois mètres carrés. Je choisis plus modestement des feuilles de lasagnes ordinaires en paquet destiné aux ménagères et je passe mon chemin, le temps d'attraper un sac de riz de cinq kilos. Destination crèmerie.
Je m'avance prudemment. Pas de pizzaiolo probable à l'horizon, la côte est déserte, à l'exception d'une dame qui fait un réassort du rayon du comté (des blocs de 2 kg, elle est costaud la dame). Nous nous saluons avec urbanité. J'ai le bout des doigts qui commence à figer sur la barre de mon chariot. Le temps d'attraper une quinzaine de plaques de beurre (ça nous fait du bon 7 kg en tout, quand même), ma roquette favorite, de la mozzarella et des petits chèvres frais en promotion et me voilà à la viande. Je ne vous ferai pas de récit traumatisant ; s'il y a parmi vous d'anciens enfants qui ont eu la hantise de se retrouver coincés dans la chambre froide du boucher de campagne chez qui s'approvisionnait leur grand-mère quand ils étaient petits, je préfère prendre l'élémentaires précautions. Sachez juste que le choix est cornélien toutes les semaines et que la vision de cette barbaque m'oblige à garder en tête toutes mes recettes faites et projetées avec la liste complète des ingrédients idoines, afin de profiter au mieux des possibilités offertes en ce lieu. Mon chariot est de plus en plus lourd et je sens pointer la hantise de le croiser enfin, ce pizzaiolo. Mais non, les restaurateurs sont des êtres d'habitudes et ils ne viennent toujours qu'à la même heure dans leur magasin favori (enfin favori... en tout cas ils y viennent, avec une régularité digne de mécaniques helvètes hebdomadaires). Ca signifie que... oui, il est l'heure de foncer à la caisse. Hop, rapido au rayon poissons, crevettes ou saumon cette semaine ? hop, saumon. Zou, les fines herbes à côté. Une seconde d'éternité à contempler un robot professionnel rutilant et... oui. Le voilà.
C'est le jeune restaurateur fringant, à la mine sombre et barbiche et yeux bruns. C'est l'heure où il arrive. Nous nous saluons de la tête, sobrement, comme tous les mardi matins, vers 10h30, depuis que la dame de la compta a échangé nos factures par mégarde. De semaine en semaine, il a l'air plus sombre. J'imagine que c'est la crise. D'ailleurs à y repenser, ça fait bien un an que je n'ai pas vu de joyeux messieurs échanger des plaisanteries par-dessus la tête des employés qui passent les code-barres devant leur énorme caisse à la sortie. C'est devenu très sobre, tout ça. A l'exception du premier jour de beau temps où les bras velus se sont un peu découverts pour le chargement des camionnettes et où un léger sourire semblait presque flotter sur les visages, j'ai l'impression que tout le monde est tendu. Même la dame très maquillée qui trimballe ses caisses de confiserie sur son chariot et qui plaisante avec la dame de la compta m'a l'air plus triste que d'habitude.
Enfin avec tout ça, je suis pas rentrée, moi. Allez, on se relève les manches et on charge tout ça dans la voiturette. C'est le retour à la réalité, et j'ai des tapas à faire.

dimanche 25 avril 2010

Retour de passe-passe

Hola*.
Et voilà, les vacances, c'est fini. Je rentre fourbue et les yeux encore pleins d'autres images et de surprises au détour de la route. Stéphanie-la-mouette, qui a tenu la maison avec brio pendant cette semaine, m'attendait avec une assiette de dégustation de sa composition et j'ai atterri en douceur au milieu de mes trois chats qui faisaient un rien la truffe. Stéphanie, je te dois une belle chandelle et j'espère que l'occasion se réprésentera souvent de se croiser comme ça ! dommage que la semaine ait été aussi calme, enfin je parle de la fréquentation des lieux, parce que même avec le resto à moitié vide tu n'as pas dû arrêter une minute, c'est le métier qui veut ça. J'ai lu sur ton blog tes aventures et bien ri à la rencontre avec Joe Pesci... je serai à l'affût la semaine prochaine, c'est sûr. Et puis un jour de la semaine où je suis tombée sur un poste internet, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller zieuter le menu que tu avais mis en ligne (ici, clic) et si je n'avais été en route pour un bar à tapas j'aurais été très tentée de rentrer goûter à tout ça...
Car les tapas emballent. Si, si, les tapas emballent. Ce fut une vraie révélation gastronomique et culturelle, je n'en suis pas revenue. Enfin si, mais avec quelques kilos d'anchois, d'olives et de jambon, dans l'espoir d'imiter cette formidable expérience gustative. Et le chocolat, vous le saviez vous que Barcelone était réputée pour son chocolat ? ben moi, non. Vous imaginez la surprise.
Re-bonjour à tous, je vous laisse, j'ai de l'huile d'olive à déballer. La semaine prochaine, il n'est en effet pas impossible que l'ardoise du Café Clochette s'ibérise.
Adios**.



*&** : acquérir deux mots de vocabulaire en une semaine ce n'est pas certes pas glorieux, mais c'est un début. Il ne me reste plus qu'à aller lire George Orwell...

samedi 17 avril 2010

La mouette va encore frapper

La semaine prochaine, votre cafelière met le cap au Sud et laisse le Café Clochette entre les mains capables de la mouette (clic). Dimanche, hop, plus personne. Après avoir envisagé très sérieusement de mettre le cap du côté du Costa Rica pour trois ans et finalement renoncé, nous nous trouvons tout abattus et épuisés par ces émotions et avons besoin de quelques vacances, au soleil malgré tout. Donc hop, si vous venez (ce que je vous encourage vivement à faire) faire un tour la semaine prochaine, dites bien à Stéphanie que je la salue et la remercie encore de me permettre de prendre un peu de temps. Vous la connaissez si vous venez souvent : elle était déjà venue pour quelques jours en fin d'année dernière. Vous aviez pu (certains m'en parlent encore) déguster ses fameux cannelés et profiter de sa joie de vivre. Peut-être aussi suivez-vous ses aventures sur son blog. En tout cas, elle va faire des merveilles ici en tant que chef invitée (et d'ailleurs, un de ces jours, un samedi pour être exacte, on accueillera un autre chef invité que vous m'en direz des nouvelles, mais je vous en reparlerai bientôt) à la cafèlerie en chef du Café Clochette.
Je vous en ai déjà touché deux mots : c'est un métier usant, à la longue. Surtout quand on a déjà la tête ailleurs, même si ce n'est pas sous les tropiques. Dans quelques temps, je ne serai plus là ou, en tout cas, moins que maintenant. Ca me manquera beaucoup, c'est sûr, de vous voir, vous qui venez ici en vrai, au Café Clochette, et puis ça me manquera aussi de ne plus faire la cuisine comme ça, au fond de ma cuisine, reine du robot ménager et de la cuisinière à induction. Mais laisser un beau passé pour un bel avenir, c'est quand même le meilleur cas de figure.
Bon, on n'y est pas tout à fait, mettons que je vous prépare psychologiquement. Et en attendant, vous pouvez croire, chers lecteurs, que je vous envoie à tous, virtuellement, une carte postale du grand extérieur, ce monde, là, juste derrière la porte du Café Clochette, où je vais aller me plonger avec délices !
Stéphanie, je te souhaite une belle semaine, amuse-toi et fais de ma part une petite caresse quotidienne à mes chats, si tu veux bien ? A très bientôt.

vendredi 16 avril 2010

Christine

Christine a terminé aujourd'hui son contrat au Café Clochette. Le Café Clochette y perd une jambe et clopinera pendant quelque temps... mais moi j'ai gagné une amie. Je me souviens avec émotion des moments partagés, de la belle énergie qu'elle met à tout et du sourire avec lequel elle affronte toutes les situations. Je me souviens de nos fous rires devant les commandes bizarres, en cuisine. Je me souviens de l'arrivée, via notre fournisseur habituel, d'un paquet de noix invalides (c'est-à-dire un peu amochées, qu'on utilise en pâtisserie notamment) et de son exclamation "oh, les pauvres !". Je me souviens surtout de tous les moments de repas partagés à la fin du service, moments de sérénité (parfois, car il arrive qu'on se relève pour une addition, une carafe ou un bisou), de complicité et de douceur. Il nous est arrivé de partager ces moments avec d'autres, et ils me manqueront vraiment. Christine m'a donné tout à l'heure un texte qu'elle m'autorise à partager avec vous, lecteurs du blog, alors le voici...
Christine, merci pour tout. Je te souhaite bon vent, qu'il te pousse là où t'attendent de belles surprises ! et à très bientôt, autrement.


"Si vous aviez travaillé au Café Clochette, vous sauriez..."

Vous sauriez qu'on y passe des moments inoubliables ; que parfois on prend son temps autour d'un café et d'un petit gâteau...
Que parfois on court partout pour apporter à qui un philtre d'amour, à qui un biryiani, à qui une crêpe au chocolat.
Qu'il y a des commandes toutes "tarabiscotées" avec des trucs qui ne sont même pas sur la carte !
Qu'il y a parfois des plats qu'on met à la carte et dont personne ne veut le premier jour et puis le lendemain, allez savoir pourquoi, tout le monde en veut... comme dirait l'autre, "il faut laisser sa chance au produit" !
Que dans la cuisine souvent on s'affaire mais parfois on papote, on rit, on se fait quelques confidences.
Qu'il existe sur le marché plus de trois épices et trois céréales différentes (c'est dingue non ?!).
Qu'il y a un mini-loup qui grimpe de temps en temps sur le tabouret pour attraper un "gâteau sans gluten".
Que certains ont quelques papattes sur leur carte de fidélité et que d'autres ont quelques assiettes de dégustation en attente...
Qu'il y a des couteaux qui servent à couper les légumes et d'autres la viande (si si c'est vrai je vous assure !).
Qu'on peut changer un ingrédient dans une recette que "non ça gâche pas tout" mais qu'au contraire ça rend le gâteau encore plus "délicieux" comme dit M. à propos de la soupe au potiron de P....
Qu'il y a trois chats parfois coquins.
Qu'on peut faire des expériences culinaires heureuses ou moins heureuses...
Qu'on y rencontre des gens adorables et chaleureux.
Qu'il y a parfois des bambins partout et parfois pas du tout.
Qu'on y parle de bébés, de portage, d'allaitement.
Qu'on y échange des recettes mais pas seulement...
Vous sauriez surtout que la cafelière est une personne pleine de gentillesse et d'attention aux autres, qu'elle a l'oreille attentive et le coeur sur la main et que le travail d'équipe avec elle est une vraie douceur.
Enfin vous sauriez qu'à cause de tout ça, on quitte le Café Clochette le coeur serré, mais le coeur plein de cette belle aventure, de toutes ces petites merveilles et de toutes ces rencontres...
On quitte le Café Clochette plus riche qu'on y est entré.

vendredi 2 avril 2010

Des places à l'arrière (le courage des oiseaux)

Hier soir, grâce à G., concert. Le Grand Logis à Bruz, Dominique A. Comme tout le monde, j'ai connu Dominique A avant tout le monde. C'était le copain du copain d'un copain. C'était il y a longtemps, une autre vie - elle n'avait pas plus de sens que celle-ci, moins sans doute.
Là où les harmoniques de Brassens descendent vers la solidité du sol, celles de Dominique A foncent vers la lumière, avec le courage des oiseaux. Etonnante présence de cet homme-là, planté au milieu, une tension faite homme, droit dans ses gestes qu'il a voulu et qu'il habite pleinement. Ca m'évoque ce spectacle vu récemment, Les justes, au TNB, avec son parti-pris de lenteur et de gestes stéréotypés, raides, étranges : c'était tellement étrange et imposé aux acteurs que la moindre miette d'affect qui dépassait prenait une intensité extraordinaire, et c'est dans les failles de la mise en scène, dans ce qui résistait chez les acteurs, que se dessinait la beauté du texte. Chez Dominique A, c'est le contraire, parce que cette tension, ces gestes - ce recueillement peut-être - sont bien les siens et ces textes viennent du profond de cette imagination. Il les habite donc, comme on dit. Ca ne doit pas être une habitation confortable, mais ça parle ! Et qu'il ait été peu disert entre les chansons, en fait, on s'en fiche, tout est dit quand même. La main qui décrit souplement l'espace, le trépignement bref à la guitare, la voix profonde et soutenue qui ne tremble jamais.
Autour et derrière, David, impassible, sur ses claviers, Sébastien avec un t-shirt noir sous la chemise qu'il a pris la liberté d'ouvrir d'un bouton, du coup, et qui se concentre sur sa batterie, et Thomas, le plus jeune de la bande, qui peut se réfugier dans ses cheveux touffus (car il est aussi chevelu que le chanteur est brillant) ou les envoyer valser pour voir son micro, un briquet à la main pour trouver l'appareil où ficher ses câbles, qui attrape d'une main sa basse en réglant un dernier petit bouton. Une balade figée dans la neige, des bars et des instants manqués mais pas vraiment manqués.
Trois fois ils ont dû revenir, on a retrouvé des morceaux connus, réentendu autrement ceux pas encore trop écoutés. Il ne connaîtra pas le silence, rien que le bonheur pris sur le fait, sans être sûr qu'on en reviendra. Ni remord ni regret. Que c'est beau quand une parole passe et s'incarne.
Chapeau Monsieur A. Quand vous repasserez par Rennes, je vous offrirai le dessert, quelque chose me dit qu'avec votre belle énergie ça ne peut pas vous faire peur. Et merci pour cette belle soirée.
(Au fait, 110°F, ça fait 43°C).

jeudi 25 mars 2010

Aqua Sasserre, la boisson de l'été

Une entreprise n'est pas une fin en soi. Le Café Clochette n'existe que parce qu'il remplit des fonctions précises, et d'autres moins précises mais tout aussi essentielles, pas parce qu'il existe un numéro de Siret quelque part ou quelques arbres en moins à cause des Cerfas remplis pour garantir son existence première.
Il existe parce que c'était un rêve et que les rêves, ça fait vivre.
Il existe parce qu'une entreprise est censée créer de la valeur ajoutée et que dans l'idée de départ, ladite valeur aurait dû me permettre de conserver un toit à peu près étanche au-dessus de ma tête. Les finesses de la gestion d'entreprise sont supposées garantir cet état de fait (ou de faîte, en l'occurence).
Il existe parce que c'est le lieu où il se passe des choses concrètes : des gens viennent, mangent, rigolent, allaitent des bébés, lisent des histoires à des plus grands, se consultent, se disputent le dernier gâteau de l'assiette ou se font des amabilités pour le céder à leur voisin, viennent chercher le dernier gratuit à destination des jeunes parents ou bouquiner un des livres de la bibliothèque, enfin ils viennent vivre des choses normales dans un lieu qu'ils ont l'air de trouver sympa. Donc, ça vit.
Il existe parce que mes chats s'ennuieraient sinon.
Il existe pour que j'aie des choses à raconter ici.
Il existe pour les gens qui le font vivre. Une entreprise emploie des gens, c'est comme ça. Moi je mange à l'oeil, déjà, je vous ferais dire, et MiniLoup aussi. Et il est en pleine croissance, en plus. Et Isabelle, Christine, Aude depuis la semaine dernière (bienvenue, Aude, c'est un plaisir de t'avoir ici !), quelqu'un d'autre très bientôt, en ont tiré ou en tirent ou en tireront un (petit) salaire. Et une occupation, un emploi du temps, une visibilité sociale qu'on n'a pas quand on n'a pas un emploi, aussi modeste soit-il. Ca ne change pas la face du monde, mais j'en suis un petit peu fière quand même.
Il existe pour la part qu'il prend au contrat social. Tous les Cerfas que je remplis, ça permet à des tas de gens d'avoir une occupation, qui leur garantit un salaire, qui fait vivre d'autres gens et leur permet d'aller au cinéma. Donc Georges Clooney, c'est un peu grâce à moi qu'il... euh, non peut-être pas. M'enfin bon. C'est pas faute d'essayer. Et puis les sous que je reverse à la collectivité servent à créer des places de parking et vous avouerez qu'il n'y a rien de plus grand sous ce soleil qu'une place de parking pile devant la gare quand on cherche à se garer devant la gare. Non ?
Il existe parce que sinon il faudrait l'inventer et je vous jure que rien que d'y repenser, ça me fatigue. Ce qui est paradoxal, c'est que je suis en train de trépigner à attendre le moment où je pourrai inventer autre chose.
Il existe pour les surprises et même pour les grincements, de dents ou autres, pour les choses arrivées et les choses rêvées, les choses réussies et les choses ratées. Et puis il existe pour ne pas que je m'ennuie, parce qu'une cafelière qui s'ennuie, c'est terrible. Genre dragon, je crois me souvenir, mais ça n'est pas arrivé depuis un moment, somme toute.
Enfin, il existe parce qu'un jour où je conduisais tranquille sur une petite route de Bretagne, un MiniLoup tout mini dans sa coque à l'arrière et un soleil d'hiver rasant la campagne, je me suis dit, "tiens, ce serait bien si on pouvait faire un truc pour les enfants". Et qu'au lieu de rentrer direct, j'ai laissé MiniLoup finir sa sieste voiturée et que j'ai imaginé comment ça serait, ce lieu hypothétique. Donc si le Café Clochette existe, c'est parce que MiniLoup n'acceptait de faire la sieste qu'en voiture, ce qui tend à démontrer que les enfants n'ont jamais de problèmes de sommeil, juste des parents qui ne savent pas tirer profit des accidents du destin.
Ceci dit, les enfants, si vous laissez vos parents dormir de temps en temps, ils n'oublient pas les céréales dans le lait du matin et d'après MiniLoup, c'est un prérequis pour une bonne entente familiale, je vous livre cette petite sagesse enfantine pour ce qu'elle vaut.

(Mes titres n'existent que pour me faire rigoler. Je réalise pleinement que je suis sans doute la seule à m'en amuser et je prie mon aimable lectorat de bien vouloir me passer cette innocente et somme toute bien aimable manie. Ca pourrait être pire. Croyez-moi, ça pourrait.)

lundi 22 mars 2010

Les 10 de Nantes

Nantes est une grande ville pourvue d'un éléphant (clic, la preuve) et d'une population enfantine conséquente. J'en veux pour preuve une activité notable du côté des projets et réalisations à eux destinés. Déjà, il y a un magasin Ti Moune, comme celui de Rennes, tenu par le grand Mario à qui vous pouvez poser toutes les questions possibles sur les couches lavables et les écharpes de portage, il est imbattable.
Et puis j'ai ouï dire que des projets ressemblant au Café Clochette et aux Libellules (et au Poussette Café et à plein d'autres en France, maintenant) étaient en train de voir le jour. J'ouïs souvent dire ce genre de chose, rapport au fait que beaucoup de créateurs en puissance de ce genre d'endroits me contactent à un moment où à un autre. Parfois, c'est dans l'espoir que quelqu'un leur donne enfin l'argument qui convaincra leur douce moitié que ce rêve n'est pas une lubie et qu'on peut vraiment en vivre, parfois c'est dans les derniers moments du montage du projet, pour discuter des derniers détails. Parfois aussi, c'est dans l'espoir de se faire envoyer tout cru un dossier qu'il suffirait à présenter à une banque, avec étude de marché et tout et tout. Ceux-là reçoivent en général un mot assez bref.
A Nantes en tout cas, plusieurs personnes sont sur le point de se lancer. Je ne peux évidemment pas donner de détails, mais je repense à un petit bonhomme sympa comme tout avec des allergies alimentaires tellement compliquées que même dans mes boîtes, on n'avait réussi à trouver de quoi lui faire un goûter, c'est dire. Heureusement que sa maman était prévoyante et je suis sûre que ça lui sera utile dans pas longtemps. L'autre jour, ce sont deux jeunes femmes qui sont venues me voir pour discuter de l'opportunité d'ouvrir un lieu comme le mien. Il y a aussi le café associatif A l'abordage (clic), où MiniLoup et moi-mêmes fîmes une virée il y a deux ans environ et où l'accueil fut charmant.
Du coup, je me pose la question : si l'essort des cafés à destination des familles se confirme partout en France, à quel moment précis va-t-on voir la fin des aventures individuelles et, pour l'instant, très globalement féminines pour voir débarquer les "vrais pros", ceux qui savent et qui, globalement, sont des mecs ? J'ai comme dans l'idée, mais peut-être n'ai-je qu'une vision légèrement distordue de la réalité, que ces dames essuyent les plâtres avec toute la générosité de coeur dont elles sont capables, en témoignent les beaux projets que l'on m'expose (du bio partout, des prix bas, des animations gratuites, des heures d'ouverture extensives, la préoccupation centrale pour la création de liens dans le tissu social, etc.) mais qu'à un moment, si ces affaires s'avèrent un minimum rentables, ce sont d'autres préoccupations qui vont prendre le dessus. Tout à coup, je me prendrais presque à espérer qu'elles ne soient pas trop rentables.
Vous comprenez bien que cette dernière phrase est ironique, cependant. Parce que le découragement vient très vite, quand le poids de l'entreprise se fait vraiment sentir du côté des vraies lourdeurs administratives et financières. Il faut que ça décolle vite, sinon le risque est très, très présent, de devoir renoncer. On n'a pas tellement de marge de manoeuvre, somme toute, le plus souvent on n'a même pas les fameux trois ans pendant lesquels, nous dit-on, une entreprise doit faire ses preuves. Parfois, je ris jaune quand quelqu'un me dit "mais tu vois bien que ça marche, c'était plein à midi !" Bien sûr que ça marche, mais si je regarde mes chouettes tableaux qui fonctionnent tout seuls, ils me disent quand même que même avec le restaurant plein, je n'ai pas de quoi me payer ce mois-ci. Je ris jaune pâle (ou, dans le cas d'un vrai coup de fatigue qui m'ôte ma placidité habituelle, je me fâche tout rouge) quand des fâcheux me démontrent avec aplomb que je ne gère pas mon temps/mon entreprise/mes investissements correctement. Ca peut être dur, très très dur. De faire des semaines de plus de 60 heures, de ne plus voir sa progéniture qu'entre deux portes, de mettre toutes les autres considérations en sourdine, de ne plus prendre le temps pour des conversations pourtant nécessaires ou juste agréables.
Alors pour quoi continuer ? pour ne pas perdre ses billes ? pour prouver qu'on avait raison ? pour la joie de ce qui est ? pour l'énergie qu'on tire de ce qu'on a créé ? pour les sourires qui disent qu'on avait bien raison ? pour l'espoir de continuer encore ? pour la gratuité de l'effort qu'on a mis dans cette belle aventure ?
Enfin la question que je me posais ces jours-ci, c'est si une femme n'avait pas, plus qu'un homme, tendance à mettre en avant des considérations pas très commerciales même quand elle crée un commerce, précisément ? J'ai l'impression que oui. Je peux me tromper. M'enfin ça m'interroge, quoi. Du coup, je vais garder un oeil sur ce qui se passe à Nantes, histoire de voir comment elles s'en sortent et ce qui en ressort... et parce que MiniLoup et moi aurons bien besoin d'un point de chute pour notre prochaine visite à l'éléphant. La dernière fois, on n'a même pas pu le voir, l'éléphant, une histoire de patte blessée apparemment. Autant vous dire que la prochaine expédition se peaufine.
Allez, courage mesdames. Accrochez-vous. Vous 10 (ou presque) et toutes les autres. On vous dira que vous n'êtes pas réalistes, et sans doute l'êtes-vous moins que ces messieurs s'ils faisaient ce que vous tentez de faire, mais ça n'est pas une raison pour ne pas aller au bout de ce qui vous tient à coeur. Foi de visiteuse d'éléphant.

samedi 20 mars 2010

Journée des Femmes 2010

Il y a quelques semaines, quelqu'un a appelé le Café Clochette en demandant la cafelière, avec cette question pour le moins surprenante : "est-ce que je peux venir vous prendre en photo ?". Quelqu'un, c'était Marianne, qui est venue quelques jours plus tard et a immortalisé ma bobine et celle de Clochette pour une exposition où nous serons en excellente compagnie, qui s'intitule "La Femme dans tous ses états" et qui se tient du 22 au 31 mars 2010 à la Maison Internationale, 7 quai Chateaubriand à Rennes, du lundi au jeudi de 14h à 18h30 et de 14h à 18h le vendredi. Ce fut une bien jolie rencontre, ma foi. A bientôt, Marianne !
Vendredi à partir de 18h30, il y aura un apéro rencontre autour de l'expo puis à 19h30, une rencontre-débat sur le thème "Les femmes et l'emploi : le plafond de verre", enfin à 20h30, une performance chorégraphique conclura les festivités.
La réalité de la vie des femmes dans leur vie professionnelle, sociale et personnelle, ce n'est pas forcément un sujet dont on débat très souvent sur la place publique. Bravo pour cette initiative, j'espère vraiment qu'elle aura un vrai écho.

mardi 9 février 2010

Temps plus vieux à partir de demain

Vous avez remarqué ce léger frémissement de l'air ? la transparence, la fraîcheur plutôt que le froid intense, les oiseaux qui ont comme un frétillement dans la démarche, une légèreté dans l'aile et un piccolo dans le gosier. On est encore tout empêtré de sommeil le matin quand il fait encore nuit et que le réveil sonne, et pourtant... le printemps approche...
Pour fêter ça, votre cafelière en titre se propose de fermer samedi soir, pour aller au cinéma. Oui je sais, on ne voit pas beaucoup les prémisses des bourgeons au cinéma, mais au moins je sors de chez moi, pour l'instant il ne m'en faut pas beaucoup plus pour être heureuse. Donc samedi, hop, on ferme à 18h30, qu'on se le dise. D'ici là, jeudi matin, il y aura la réunion mensuelle du groupe "bambins" de La Leche League.
Le temps file... tout hérissé de moments volés au quotidien, il file à toute allure. Et dans le tourbillon, je m'étonne que le quotidien du Café Clochette change aussi peu. Les plats se succèdent, les meubles bougent pour faire de la place aux bruncheurs du dimanche, les factures s'empilent, mais dans ce mouvement perpétuel, il y a la permanence de ce qui existe pour de bon. Il y a un an, je n'étais pas sûre de pouvoir garder cet endroit et aujourd'hui c'est comme un point d'appui pour aller de l'avant. Voilà qui est épatant. Ca me touche d'autant plus de voir que ce lieu prend l'allure d'un point de référence pour d'autres que moi : ceux qui se retrouvent ici pour discuter, les familles qui s'installent à la même table et commandent toujours la même chose parce que ça leur plaît comme ça, les petits qui foncent vers le même canard en bois à chaque fois. Quand on est parent, des moments d'éternité comme ça, on les chérit d'autant plus qu'ils filent vite.
Pourvu qu'ça dure !

lundi 14 décembre 2009

L'association La Brise

Saviez-vous qu'il y avait en Bretagne un réseau de soins palliatifs destiné aux enfants ? Depuis 2006, 111 enfants ont été suivis par le Réseau Régional de Soins Palliatifs Pédiatriques. L'association La Brise, qui a son siège à l'Hôtel-Dieu à Rennes, à trois pas du Café Clochette, contribue à soutenir ce réseau.
C'est vrai que la fin de vie de l'enfant c'est un sujet difficile, auquel on n'aime pas penser quand on a des enfants en bonne santé, et puis c'est vrai qu'avec ou sans ce réseau les enfants continueront de mourir... mais c'est un travail important. Les familles sont accompagnées, elles peuvent choisir le lieu de décès de leur enfant et elles demandent que d'autres familles puissent bénéficier de cet accompagnement. Or avec la crise, le gouvernement, les finances publiques qui s'effilochent malgré des exigences qui vont croissant... les temps sont durs aussi pour les enfants en fin de vie.
Si vous voulez donner un coup de pouce, faire un petit geste pour Noël, vous pouvez le faire via l'association*.

Association la Brise
CHU de Rennes
2, rue de l'Hôtel-Dieu
CS 26410
35064 Rennes cedex
http://www.labrise.fr/

* Chèque à l'ordre de l'association La Brise, reçu fiscal avec déduction d'impôts.

vendredi 9 octobre 2009

A l'est du nord et autres divagations

Expliquez-moi un peu. Hier, j'ai croisé la route d'un archevêque à l'air un peu ronchon, d'universitaires enthousiastes et d'autres personnes de bonne compagnie, dont quelques brochettes d'étudiantes ravissantes (le droit, ça rend beau sûrement) et d'une secrétaire chargée du café et de soucis, à voir ses yeux cernés. Il faut dire que le colloque avait 10 minutes de retard et dans ce genre d'exercice, il faut se plier à la règle du rattrapage de retard, même si tout le monde sait très bien que c'est la tradition, d'être en retard. On aurait peut-être dû en parler franchement. Epistémologie, défense et illustration du retard en colloque, un truc comme ça. Tiens je devrais proposer ça. Enfin non, je revois d'ici les cernes de la pauvre secrétaire. Du retard dans un colloque sur le retard, ça fait un peu beaucoup d'abyme, même pour des universitaires que ça ferait sourire. Petit sourire entendu de ceux qui ont compris la blague. Ahlala, ça me manquait quand même, tout ça.
Bref, hier c'était les vacances. J'avais l'impression que tout le monde à Rennes se sentait aussi en vacances. J'ai même cru apercevoir quelques sandales. Et puis dans le restaurant où j'ai dégusté des sushis ma foi tout à fait bons en devisant gaiement avec les propriétaires de la conjoncture et de ces petites choses du commerce, il faisait bon. Les vacances. J'ai failli, distraitement, descendre à la gare pour aller prendre un train vers le sud.
Mais non, j'ai continué à observer ce petit monde-là. Ceux qui grattent en forcenés. Ceux qui luttent contre la somnolence en faisant des petits dessins. Ceux qui se concentrent, sourcils froncés, pour comprendre les finesses du discours qui leur est offert sur grand écran. Ahlala.
Je suis rentrée tranquilou pour retrouver mes équipières de choc en train de discuter avec une jeune maman et... je suis repartie aussi sec pour aller féliciter le voisin qui vient de recevoir les tout premiers livres de sa toute jeune maison d'édition, les Editions Goater. Ahlala.
Alors expliquez-moi comment ça se fait que je suis ravie de ne plus être en vacances demain ? Comment ça se fait que j'ai foncé en cuisine pour refaire un moelleux aux céréales et que j'ai refait des centaines de sablés ? Comment ça se fait que je vois ma pile de factures sans en avoir un coup de blues tout bleu tout bleu ?
Sûrement que j'aime bien ma vie, en fait. Si c'est pas magnifique, ça. Non ?
Merci à Christine et Isa pour m'avoir permis de prendre l'air du côté d'ailleurs...

lundi 5 octobre 2009

Atelier "communiquer avec bienveillance"

Mercredi matin, de 10h à 11h15, l'association Communiquer avec bienveillance vous propose un atelier de découverte de ses sentiments, atelier entre parents et enfants (à partir de 5 ans). Sous forme de mime et de jeux, vous découvrirez les émotions de base, d'où viennent les émotions, ce qu'elles enseignent, et comment accueillir les émotions telles que la colère, la peur, la tristesse et la joie. Sur inscription (5 euros par famille), auprès de Bérangère de l'association Communiquer avec bienveillance (06 80 81 58 97), voir également le site (clic) de l'association.
L'association Parents Confiance vous propose également des temps de rencontre et de formation sur le thème de la communication bienveillante dans la famille, vous pouvez consulter le site de Parents Confiance, ici (clic).
J'ai eu la chance d'explorer un peu ce thème l'an dernier et je vous encourage à aller y voir de plus près, c'est vraiment utile au quotidien...

mardi 15 septembre 2009

Cour de récré, flaques et petits cailloux


Christèle, de l'ex-boutique Endo, vous invite dans l'ex-boutique Endo, avec des accolytes de l'ex-boutique Endo et des nouveaux (parce qu'on ne peut pas s'empêcher d'en rencontrer). Ce sera mercredi 16, jeudi 17 et vendredi 18 septembre, de 12 heures à 19 heures, 9 rue Poullain Duparc, à Rennes.
Il y aura du beau monde : Coco et Cinel, Velvet etc., la Guapa Factory, les Chiffons d'Alice, Bobo Choses pour les vêtements et pour les objets et accessoires : les Petites Choses d'Eve, Elisa Granowska, les Idées de Berthe, Katell Nicol et Mélaminebonnemine.
J'adorais aller dans cette boutique avec MiniLoup, on y trouvait des trésors, et je ne me console pas de sa fermeture. Allez y jeter un oeil, vous ne serez pas déçus.
Et saluez Christèle de ma part, c'est quelqu'un de bien, en plus.

mardi 1 septembre 2009

Petite terre de campagne

De temps en temps, des gens viennent au Café Clochette pour déposer des flyers, des plaquettes, des cartes, pour faire part de la création de leur activité en lien avec la petite enfance, l'écologie ou tout autre chose. C'est avec plaisir que je leur propose un petit coin d'étagère pour y laisser ces traces à destinations d'autres gens qui pourraient s'y intéresser.
Il y a quelques jours, j'ai été particulièrement touchée par la visite d'une famille dont le beau projet arrive à son terme, avec la création d'un magasin de produits bio et équitables à Montauban de Bretagne. Il a sans doute fallu des mois de travail pour arriver à créer ce lieu et embarqer dans cette aventure. En plus, c'était l'anniversaire de la jeune fille de la famille... Un clin d'oeil aujourd'hui à la boutique "Petite terre de campagne" qui ouvre aujourd'hui, donc, à Montauban de Bretagne. C'est au 9 rue du Général de Gaulle, c'est ouvert tous les jours, il y a des produits bio, des paniers bio, des corbeilles cadeaux et des ateliers de bricolage en matériaux de récupération. Ce sont des gens charmants. Dites-leur bonjour de la part de la cafelière quand vous leur rendrez visite.
May the road be smooth for you in this new adventure...
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