mercredi 6 mai 2009

Ah ouais quand même

Ce matin, je n'étais pas dans mon assiette. Un sort peu enviable dans un lieu destiné à la restauration, de toute façon. J'avais pas envie. J'ai vaguement mis les lasagnes au four, mis le poulet à mijoter et lancé le cuiseur à riz, mais sans enthousiasme excessif. J'aurais bien rejoint MiniLoup qui se regardait les Aristochats tranquille. J'en ai même laissé tombé l'idée de refaire des mantecaos, tiens. Et puis il faisait tout gris. Influencée par cette humeur sans doute, je me suis dit "oh, y'aura personne t'façon". Christine est arrivée toute guillerette à midi et je lui ai dit, "oh tu crois que ça vaut la peine de mettre la table ? yaura personne t'façon" mais elle est pleine d'énergie et elle a attrapé la pile d'assiettes et ni une ni deux, elle a mis les tables. Sauf la petite bleue qui est à peine assez grande pour deux.
Midi vingt. "Allo ? on peut réserver pour quatre ?" "Ah ben oui. Vous êtes combien ?"
Je n'y étais plus du tout. Mais j'ai réservé pour quatre.
Midi trente. Un monsieur entre et demande si une table a été réservée pour cinq. Ah ben non. C'est possible ? ah ben oui. Heureusement que Christine était là, je vous le dis. Elle a poussé les tables ensemble, hop, hop, changé les couverts pour deux enfants, et installé tout le monde.
Midi trente-cinq. Je trifouille en cuisine pour essayer de regagner le temps perdu à me morfondre en activant la sauce au raifort pour le saumon. Et bing, quatre saumons qui partent. C'est un anniversaire dites donc ! une jolie petite fille dans une très belle robe rouge qui fête ses six ans ! ah ben ça me requinque.
Et une lasagne, et un poulet. On peut changer la formule pour mettre de la salade à la place de la crème de carottes ? oui on peut. Hop.
Midi quarante. Et trois assiettes pour les petits qui partent. Christine penche légèrement dans les virages. Elle ouvre la bouteille de vin blanc plus vite que son ombre. Une maman et ses deux grandes filles viennent d'arriver. Il ne reste plus qu'une table de libre.
Midi quarante et trente secondes. La dernière table, la petite bleue, est occupée.
Midi quarante-et-une. "Les pousses d'épinard, j'aime pas trop. On peut mettre de la roquette ?" Ah oui on peut. Hop.
(Ici, l'ombre de la panique rôde en cuisine. C'est le syndrome Sally, de Quand Harry rencontre Sally, ça vous dit quelque chose ? J'en vois sourire au fond, du côté du radiateur. Non, pas ce moment-là. L'autre. Quand elle rend dingue un serveur en lui passant une commande totalement alambiquée. Voilà, ce moment-là.)
Ce service, je vous le dis, fut un moment mémorable avec des tas de gens des plus aimables. Le reste de la journée fut à l'avenant. Me voici toute guillerette et prête à rempiler demain. Alors c'est pas ce soir que je vais aller voir ce qui fâche, ça c'est sûr. D'ailleurs ce soir c'est pas possible t'façon. On regarde les Aristochats.

7 commentaires:

juliette a dit…

oh non ne regarde pas ce qui fache et sois en forme pour demain, je viens avec élia
heureuse de voir que les gens se bousculent pour venir déjeuner au cc

Cémoi a dit…

Toujours le même plaisir à te lire, et au moins ça, ça ne fâche pas! :) Voir ça défâche

Emilie a dit…

Pour te faire sourire, Pascale ;)

Ce soir je chantonne un petit air dans ma barbe (oui j'en ai une, ça casse le mythe !) quand Samuel (le mien!) me fait sursauter en hurlant avec un grand sourire : COCHEEEEEETTE !!!!!!

Je me demande ce qui a bien pu provoquer un tel enthousiasme et puis je comprends: j'étais en train de chanter "couleur café".....
Donc Samuel a rebaptisé cette chanson: Couleur Café Clochette (euh non, Cochette!). C'est tout mimi, non?

fredo a dit…

Trop mimi ce Samuel ! (enfin les deux SamSam !)

Moi aussi j'aime toujours autant te lire, et puis je sais que tu les aimes, ces services qui ne finissent pas comme ils avaient commencé !

J'ai un message à te transmettre de la part de mes soeurs (oui, je crois bien que les deux m'ont dit la même chose) : elles adorent ta plume, elles ont beaucoup aimé le Café Clochette, et elles consultent de temps en temps la base de recettes avec plaisir !

Nathalie a dit…

Oh ben dis donc, moi je n'ai pas trop remarqué que tu faisais grise mine!! La salle était pleine et c'est pas mal le coup de feu, non? Bises de nous 5
P.S. : de la part d'une maman avec ses 2 grandes filles!!

Nad a dit…

Moi non plus je n'étais pas trop dans mon assiette. Une pause au Café Clochette, ça fait du bien. Merci...

Thomas a dit…

hè bèh oui, tu vois...quand le temps est gris, et que c'est mercredi, t'as des chances de voir débarquer du monde! ( j'ai vu que la petite fille qui fêtait ses 6 ans a beaucoup joué, à l'étonnement général de ses parents qui pensait que ça serait surtout adapté pour son petit frère...( et qui ont dit : on r'viendra).
bises d'une mangeuse de formule crème de carotte, salade...


Par contre...

houuuou, heureusement que mon fils ne sait pas lire...il aurait pu voir que ton manque d'entrain du matin lui a fait loupé les mantecaos au dessert!!

On r'viendra pour qu'il se venge sur les prochains( semaine prochaine ou sinon, en juin...)

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