lundi 23 août 2010

Rien ne va plus

Les cartes sont sur la table, la roulette est lancée et les dés sont jetés. Et maintenant, qu'est-ce qui se passe ?
Quand un prêtre corpulent fait l'éloge de ceux qui passent par la porte étroite, qui croire ? Cette question fait partie de celles que je rapporte de ce voyage estival en compagnie d'un petit bonhomme amateur de jardinage et de châteaux de sable et fasciné par le dragon de Saint-Georges. Nous avons visité un certain nombre d'édifices religieux et, coïncidence sans doute, à chaque fois nous y avons rencontré ce pauvre dragon en train d'être occis à dextre et à senestre par ce monsieur. Je me suis toujours demandé sur quel genre d'animal il avait dû s'entraîner avant - un genre de tortue, à mon avis. Dans le Berry, Mini-Loup a appris à tenir un chien fou-fou en laisse et à reconnaître un cep de vigne et une chèvre et à arroser les fleurs. Dans la Loire, il a posé des tas de questions sur les chevaliers et pourquoi ils construisaient leur château dans l'eau ("tu crois que c'est pour attraper des poissons dans la cave, dis, maman ?"). Sur la côte, il a voulu savoir si les mouettes du Gois se réunissaient pour discuter de l'heure de la marée. De retour à Rennes, il a combiné gratouillis à Clochette et réinvestissement de son épée intergalactique. A l'heure où je vous écris, il est quelque part dans la maison en train de parler aux chats de son voyage, lesquels chats s'efforcent de préserver, sans grand espoir, leur tranquillité relative gagnée en dix jours de vacances. A moins qu'ils ne contemplent ébahis le loupinet en plein démontage de fer à repasser en panne. Et moi, je m'interroge. Et maintenant, qu'est-ce qui se passe ?
Cette semaine, dernière semaine de vacances pour la plupart de nos enfants, va être agitée au Café Clochette, entre le retour au boulot de l'équipe habituelle et l'organisation de la période à venir. Car en septembre, c'est décidé, je mets les voiles. Ce qui ne va pas sans poser un certain nombre de problèmes logistiques, ne serait-ce que régler le délicat problème de l'ouverture du Café Clochette lorsque sa cafelière en titre est à quelque sept cent kilomètres et des poussières. Il y a aussi le problème récurrent de la compta qui s'entasse et des coups de fil urgents à passer à la banque, aux fournisseurs et à ces messieurs-dames du RSI qui n'ont pas l'air d'être en vacances, eux. Et qui me rajoutent par leur dernier courrier du pain sur la planche (à repasser).
Comme, n'en doutons pas, les prochains jours vont être riches en événements, on va voir, mes amis, ce qu'on va voir. Et après ça, il n'y aura plus qu'à y aller.

4 commentaires:

le hérisson bleu a dit…

700 km...
je venais juste d'être contente d'être heureuse de cette rencontre avec un ptit coin de ciel breton.
Je savais bien que j'aimais pas les rentrées ;)
J'espère que la vôtre, à mini loup, vous et les matous et matoutes sera une superbe, une belle rentrée pleine de belles surprises, de joie et tout et tout...

Cath a dit…

quand pourrais-je avoir la chance de te revoir? plein de belles choses pour miniloup et toi :-) bisous

Neurone perdu a dit…

Tu sembles voguer vers d'autres cieux? Le café Clochette va continuer l'aventure sans toi alors?
Plein de pensées.

Anonyme a dit…

"Sur la côte, il a voulu savoir si les mouettes du Gois se réunissaient pour discuter de l'heure de la marée."
quoi si ça s'trouve on s'est croisé!!nous étions pas loin ( mais dansun bateau).
bisous
pit-être qu'on passe demain midi? ou dans la semaine en tout cas pour fêter l'anniv en trompette ( ou sans si c'est trop bruyant!) de la miss O.
bises encore et à tout bientôt.

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